Julian Assange à nouveau menacé d’extradition vers les Etats-Unis

11 décembre 2021 Mis à jour: 12 décembre 2021
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Vendredi 10 décembre, la Haute-Cour de Londres a annulé en appel le jugement refusant l’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. 

Les hauts magistrats britanniques sont revenus sur la décision initiale de la juge Vanessa Baraitser, qui il y a près d’un an s’était opposée à la remise aux autorités américaines de l’Australien âgé de 50 ans, invoquant le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks, s’il était incarcéré aux États-Unis. La Cour a estimé que les Etats-Unis avaient fourni des assurances répondant aux inquiétudes de la juge.

Un recours à la Cour suprême sera exercé

Julian Assange entend toutefois former un recours auprès de la Cour suprême après la décision de vendredi, a annoncé sa compagne Stella Moris. Il a 14 jours pour le faire. La Cour suprême peut refuser de s’en saisir.

Face à la presse devant la Haute Cour à Londres, elle a dénoncé le « cynisme » de la décision de la Haute Cour, durant la journée internationale des droits humains.

« Julian a révélé les crimes de la CIA, les tortures de la CIA », a-t-elle déclaré, « comment peuvent-ils accepter une extradition vers le pays qui a comploté pour tuer Julian (…) à cause de ce qu’il a publié ? », a-t-elle poursuivi, décrivant son compagnon comme un représentant de « toutes nos libertés et tous nos droits ».

Plusieurs pays condamnent cette décision

Moscou, qui prend régulièrement la défense de Julian Assange, a jugé « honteuse » la décision rendue à Londres, y voyant « une nouvelle illustration de la vision du monde cannibale du tandem anglo-saxon ».

De son côté, Reporters sans frontières a « condamné » la décision de justice britannique, appelant une nouvelle fois à la libération d’Assange.

Les États-Unis reprochent à Julian Assange d’avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Poursuivi notamment pour espionnage, il risque jusqu’à 175 ans de prison dans une affaire qui représente, selon ses soutiens, une attaque gravissime contre la liberté de la presse.

Le mois dernier, Stella Moris, avec laquelle Julian Assange a eu deux enfants lorsqu’il était reclus à l’ambassade d’Équateur, a annoncé que le couple avait reçu l’autorisation de se marier à la prison de Belmarsh où l’Australien est détenu.

Il a également reçu le soutien d’une quarantaine de députés français de tous bords qui ont plaidé pour que Julian Assange puisse bénéficier de l’asile politique en France.

 


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