Joe Biden fera l’objet d’une enquête, annoncent les nouveaux élus républicains

18 novembre 2022 Mis à jour: 18 novembre 2022
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La Commission de surveillance de la Chambre des représentants des États‑Unis enquêtera sur le président Joe Biden et son implication présumée dans les affaires de son fils Hunter à l’étranger. Cela a été annoncé le 17 novembre par les représentants républicains James Comer et Jim Jordan anticipant la reprise de la Chambre par une majorité d’élus républicains en janvier.

Contrairement à ce que prétend le président américain, il a directement été impliqué dans les transactions commerciales internationales de son fils Hunter, a expliqué James Comer lors d’une conférence de presse, précisant qu’il détenait des preuves grâce à des lanceurs d’alerte.

« Il s’agit d’une enquête sur Joe Biden, le président des États‑Unis, et sur les raisons pour lesquelles il a menti au peuple américain sur ce qu’il savait des affaires internationales de sa famille et la façon dont il y a participé », a‑t‑il poursuivi.

James Comer, qui est le nouveau président de l’Oversight Committee Republicans [Commission de surveillance des républicains], a expliqué que les proches du président « se sont développés et sont devenus millionnaires simplement en offrant accès à leur famille ».

« La commission examinera les relations de Joe Biden avec les partenaires étrangers de sa famille, [elle examinera] si c’est un président compromis ou affecté par des dollars étrangers et des influences », a‑t‑il précisé.

Preuves présumées de crimes

Le 17 novembre, l’Oversight Committee Republicans a publié un rapport exposant ses découvertes, et faisant savoir qu’il existe des preuves des crimes commis par ou pour la famille Biden.

« Les relations d’affaires de la famille Biden impliquent des activités criminelles très variées allant de la traite des êtres humains à des violations potentielles de la Constitution », a déclaré James Comer.

Ces activités criminelles, selon lui, comprennent la conspiration pour frauder l’État américain, la fraude informatique, la violation du Foreign Agents Registration Act [loi sur l’enregistrement des agents étrangers], la violation du Foreign Corrupt Practices Act [loi sur les pratiques de corruption à l’étranger], l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et la violation de la Trafficking Victims Protection Act [loi sur la protection des victimes de la traite d’êtres humains].

Citant certains médias, James Comer a laissé entendre que plus de 150 transactions liées aux affaires des Biden ont été signalées par des banques américaines dans des Suspicious Activity Reports (SAR, rapports d’activités suspectes). Les banques américaines sont tenues par la loi de signaler les transactions en espèces dépassant 10.000 dollars par jour et de déposer automatiquement des SAR auprès du département du Trésor, et ce, afin de prévenir les activités illégales, telles que le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale.

« Une SAR émise par une banque américaine au département du Trésor relie Hunter Biden et ses associés à un trafic international d’êtres humains, entre autres activités illégales », a indiqué James Comer.

Il a également noté que l’Oversight Committee Republicans a fait pression sur le département du Trésor pour qu’il publie les SAR, mais le département a refusé. Les élus républicains continueront à chercher ces dossiers. Ayant récupéré la Chambre des représentants, ils seront en mesure d’émettre des assignations à comparaitre.

« Dans le cadre de notre enquête, nous avons la preuve que les finances, les cartes de crédit et les comptes bancaires de Hunter et Joe Biden ont été associés, voire partagés », a ajouté James Comer.

Des affaires avec la Chine

Selon James Comer, l’enquête menée par les républicains a permis de comprendre que les affaires commerciales de la famille Biden (souvent dirigées par Hunter Biden) touchaient plus de 50 pays, notamment la Russie et la Chine.

« L’enquête révèle une famille qui s’est engagée avec certains des adversaires les plus redoutables de l’Amérique, prévoyant, par exemple, de vendre aux Chinois une des plus grandes sources de cobalt au monde pour les véhicules électriques », a‑t‑il déclaré.

Une autre affaire concernait la vente de gaz naturel à la Chine depuis au moins 2017.

James Comer a souligné que des preuves montraient que Joe Biden avait une participation de 10% dans cette affaire par l’intermédiaire de Hunter.

Selon des courriels divulgués par les républicains, Hunter facilitait la vente du gaz naturel avec des cadres supérieurs de la CEFC China Energy, qui à l’époque était une des plus grandes sociétés énergétiques de Chine.

Dans un autre courriel datant de septembre 2017, Hunter a écrit au propriétaire d’un immeuble administratif en lui demandant de « mettre les clés à la disposition de nouveaux collègues ». Le propriétaire a ensuite constaté qu’il s’agissait de Joe Biden, sa femme Jill et son frère Jim. Hunter lui a donné les numéros de téléphone personnels de son père et de son oncle au cas où il aurait besoin de les appeler pour une confirmation.

« Au moment où les Américains souffrent des prix élevés de l’énergie à cause de la terrible politique énergétique de cette administration, nous trouvons des preuves que Hunter Biden et Joe Biden ont été impliqués dans un stratagème en essayant d’amener la Chine à acheter du gaz naturel liquéfié », a précisé James Comer.

Joe Biden nie régulièrement avoir eu connaissance des affaires commerciales de son fils ou d’y avoir participé. Lors d’une interview accordée en septembre durant l’émission 60 Minutes, le président a été interrogé sur les affaires de son fils, sur d’éventuels conflits entre eux sur le sujet, sur d’éventuels contentieux entre ces activités à l’étranger et les intérêts du pays. Joe Biden a répondu : « Je n’ai jamais rien vu concernant mon fils Hunter qui pourrait m’affecter ou affecter les États‑Unis. »

De leur côté, les enquêteurs fédéraux surveillent depuis deux ans au moins les affaires fiscales de Hunter Biden. Jusqu’à présent, aucune accusation n’a été portée dans le cadre de cette enquête.

James Comer a insisté sur le fait que leur enquête se concentrera désormais sur Joe Biden lui-même.

« Le schéma à l’échelle nationale et internationale qui promettait de faire fortune sous la future administration Biden constituait une fraude. La participation du président dans l’enrichissement de sa famille est en un mot un abus du plus haut niveau », a‑t‑il poursuivi.

« Nettoyer les pertes, la fraude et les abus sera l’objectif principal de la Commission de surveillance républicaine de la Chambre des représentants. »

Dans un courriel adressé à Epoch Times, Ian Sams, porte‑parole du White House Counsel Office (cabinet juridique de la Maison Blanche), a qualifié l’annonce des républicains « d’attaques à motivation politique remplies de théories du complot démenties depuis longtemps ».

Et d’ajouter : « Le président Biden ne va pas laisser ces attaques politiques le distraire et l’empêcher de se concentrer sur les priorités des Américains, et nous espérons que les républicains de la Chambre s’y attèleront également à nos côtés au lieu de perdre du temps et des ressources dans une revanche politique. »

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