« J’en chiale encore » : un propriétaire de centre équestre en Côte-d’Or doit vendre ses poneys à cause de la crise

17 janvier 2021 Mis à jour: 17 janvier 2021
FONT BFONT SText size

Les équidés le passionnent depuis l’enfance. Flavien Ralle réussissait à vivre – ou à survivre – de sa passion grâce au centre équestre qu’il a créé à Civry-en-Montagne (Côte-d’Or) il y a 8 ans. Les impacts de la crise sanitaire sur son activité professionnelle sont tels qu’il a dû se résoudre à vendre ses poneys et à aller travailler en usine pour s’en sortir.

« J’en ai chialé et j’en chiale encore », raconte au micro de France Bleu celui qui a fait le choix difficile de fermer son école d’équitation afin d’essayer de garder ses activités d’écurie de propriétaire et d’élevage. « C’est vraiment dur d’arrêter l’école. »

Les coups durs se sont accumulés au fil des années pour les centres équestres, mais c’est à cause des confinements et du couvre-feu à 18 h – « Quand on a des cours qui commencent à 18 h 30 ça veut dire 20 à 30 % de cours en moins » – que Flavien Ralle a pris cette décision.

« Regarder mes 70 élèves dans les yeux la semaine dernière et leur dire que je ferme, les voir pleurer, vendre mes poneys ont été des choses très dures à encaisser, mais je ne pouvais pas faire autrement », raconte l’homme de 47 ans qui a exercé divers métiers (agent d’assurance, banquier, employé dans la restauration) avant de pouvoir enfin vivre de sa passion pour les chevaux.

Les deux mois de fermeture à cause du virus de Wuhan alors que les charges fixes étaient toujours là l’obligent à rembourser 3 000 euros par mois. « Moi je suis 365 jours sur 365 sur mon exploitation, tous les jours je nourris mes bêtes, tous les jours je les dresse, en plus j’ai partagé ma passion en tant qu’enseignant avec les élèves… » explique Flavien Ralle avec une certaine émotion.

Pour toutes ces raisons, il a dû se résoudre à vendre ses six poneys. Trois ont déjà trouvé preneur, d’autres personnes se sont montrées intéressées par les autres équidés, dont le prix se situe entre 1 200 et 3 000 euros.

En attendant de reprendre pied financièrement, le passionné des chevaux a signé un contrat en intérim pour travailler dans une usine. Parallèlement à cela, il va essayer de poursuivre l’élevage et la pension pour chevaux.

Nouvel Horizon – Pourquoi les géants de la Tech censurent l’information


Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé