« J’ai déposé 15 plaintes en 18 mois ». Agressée par son ex-compagnon, une femme interpelle les autorités

27 août 2020 Mis à jour: 29 août 2020
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Entamée en octobre 2018, leur relation n’a duré que « trois mois ». Depuis Claire est harcelée et agressée par son ex-compagnon et craint pour sa vie.

« J’ai déposé 15 plaintes en 18 mois. Samedi, il a mis le feu à ma porte d’entrée ! » Harcelée et menacée par son ex depuis leur séparation au printemps 2019, Claire âgée de 35 ans, craint désormais pour sa vie et appelle les autorités à « agir vite, avant qu’il ne soit trop tard ».

« Toutes les deux ou trois nuits ces dernières semaines, il vient devant chez moi, casse des choses, m’insulte, hurle qu’il va me tuer… Et fuit avant l’arrivée de la police. Chaque fois, il faut redonner son nom, son signalement. ‘La police attend-elle que je meure ?' », lance cette commerciale de Tourcoing dans le Nord, « épuisée d’appeler le 17 et de ne plus dormir ».

Leur relation, entamée en octobre 2018, ne dure « que trois mois ». Sur une vieille photo de passeport, son ancien compagnon H.O., 1m80, les yeux noirs, esquisse un sourire. « C’est vraiment allé crescendo », raconte Claire, décrivant un homme « très gentil au départ mais qui s’est rapidement révélé agressif, manipulateur, instable » et « amateur » de drogues. Lorsque Claire prend l’initiative de rompre, le trentenaire  « devient fou », la bombarde de messages, se déplace sur son lieu de travail pour l’insulter et s’en prendre à ses clients.

« Il m’a envoyé la photo d’une arme de poing, me conseille de déménager car je n’aurai jamais la paix, veut brûler ma maison », détaille-t-elle déjà dans l’une de ses premières plaintes, déposée au printemps 2019.

Plaintes pour « menaces de mort » et « destruction de biens »

La voix ferme, Claire évoque les « poubelles balancées dans le jardin », les nombreux rétroviseurs et voitures de fonction dégradés et, à certaines périodes, la « soixantaine de messages quotidiens ». Elle déménage, change de numéro, multiplie les plaintes pour « menaces de mort », « destruction de biens » ou « appels malveillants », mais le harcèlement continue, avec « parfois quelques pauses » lorsque son ex quitte temporairement la région.

Puis excédée,  en ce mois d’août elle diffuse la photo de son pare-brise défoncé puis celle de son agresseur, dans deux publications Facebook repérées par la Voix du Nord.

Ce jour-là, l’individu est allé plus loin. « Il a jeté de l’essence sur la porte, qui a coulé jusque dans le couloir. J’ai cru qu’il voulait juste m’intimider… Mais, samedi, à 07H00, il est repassé à l’acte et, cette fois, il a mis le feu », en frémit-elle.

Des voisins ont « réussi à éteindre les flammes depuis l’extérieur », mais la jeune femme, choquée, est « certaine qu’il recommencera ». « C’est un malade, en rupture familiale, qui n’a rien à perdre », explique-t-elle. « Sa propre mère m’a dit ‘Sauve-toi ou tue-le !' »

Des courriers au procureur de la République et au préfet

« Une enquête est en cours en lien avec ce harcèlement et ces menaces », a indiqué le 26 août le parquet de Lille. « Il y a une forte mobilisation et les dispositifs techniques et humains de la police et de la justice sont mis en œuvre pour aboutir à la résolution » de cette affaire, ajoute une source policière. « Pourtant les autorités n’ont toujours pas exploité la vidéosurveillance de la rue », soupire Claire.

Alors la jeune femme se bat, « mène sa propre enquête », relevant les plaques d’immatriculation des voitures « qui le déposent » devant chez elle, récoltant via les réseaux sociaux des numéros ou adresses de connaissances. Elle assure avoir récemment adressé des courriers au procureur de la République et au préfet. « Je veux vivre en paix et qu’il paie pour tout ça », résume Claire, souhaitant aussi « raconter, pour que ces violences soient mieux prises en compte et éviter des drames ».

En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex, 25 de plus que l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur.

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