Interpellation du Parlement par Michel-Édouard Leclerc sur certaines hausses de prix jugées « suspectes »: le Sénat promet un bilan le 20 juillet

2 juillet 2022 Mis à jour: 2 juillet 2022
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Après l’interpellation du Parlement par Michel-Édouard Leclerc sur certaines hausses de prix jugées « suspectes », le Sénat a promis vendredi 1er juillet, « un premier bilan » pour le 20 juillet sur les causes de cette inflation, en vue notamment de l’examen du projet de loi « pouvoir d’achat ».

Le groupe LFI de l’Assemblée nationale a de son côté demandé une commission d’enquête parlementaire, alors que l’inflation a atteint 5,8% en juin sur un an, contre 5,2% le mois précédent selon l’Insee.

Commission d’enquête réclamée par l’ensemble des formations politiques

Le médiatique président du comité stratégique des centres E. Leclerc a estimé jeudi que « la moitié des hausses de prix » demandées par les industriels de l’agroalimentaire n’étaient « pas transparentes et suspectes », appelant le Parlement à se saisir du sujet.

« Chiche », ont alors réagi les sénateurs du groupe CRCE à majorité communiste. Leur présidente Éliane Assassi a adressé jeudi un courrier à la présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat Sophie Primas (LR) pour proposer la création « d’une mission d’information flash (…) en urgence ».

Pour répondre à cette demande, la commission des Affaires économiques a annoncé vendredi 1er juillet qu’elle allait « accélérer les travaux de son groupe de suivi de la loi Egalim, et établir un premier bilan des causes de cette inflation le 20 juillet ».

Le groupe sénatorial de suivi de la loi Egalim, constitué depuis 2018, analyse l’impact de cette loi, puis de la loi Egalim 2 d’octobre 2021, sur la formation des prix des produits de consommation courante.

Présidé par Daniel Gremillet (LR), ce groupe a déjà alerté à plusieurs reprises sur « les manques et effets de bord de ces deux lois ».

Pour Sophie Primas, ces deux lois adoptées lors du précédent quinquennat « ne sont pas du tout adaptées à une période de forte inflation, qui plus est appelée à durer ».

« Nous nous attacherons à y voir plus clair, car il en va de la transparence des prix, du pouvoir d’achat des ménages, et de la loyauté des relations commerciales », a affirmé Anne-Catherine Loisier, rapporteure centriste des deux lois.

Les multinationales dans le viseur 

Les députés de la France insoumise demandent de leur côté une commission d’enquête parlementaire sur les causes de l’inflation, en particulier le rôle des « grandes entreprises multinationales » et celui de la « spéculation ».

« L’inflation a atteint son plus haut niveau depuis 35 ans. Les prix des produits alimentaires, des loyers, du logement, de l’énergie, du carburant, des transports et du fret maritime ne cessent de s’envoler », affirme le groupe dans un communiqué, en qualifiant la situation d’ « urgence vitale pour les classes populaires ».

LFI ne précise pas à ce stade les modalités de création de cette commission, qui peut être décidée sur une demande de députés avec vote d’une résolution en séance publique, ou s’inscrire dans le droit de chaque groupe à créer une commission d’enquête par session ordinaire.

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