INNOVATION – Un robot méduse pour nettoyer le port de Marseille

Lancé par la startup aubagnaise IADYS (Interactive Autonomus Dynamic Systems), le JellyFishBot est un nouveau robot nettoyeur d’océans. Ce bijou électronique télécommandé a pour destinée le nettoyage perpétuel des espaces portuaires. Déchets plastiques, hydrocarbures, tout y passe pour un environnement plus propre.

Il faut dire que ce genre d’engin devient une réelle nécessité. Des rapports alarmants font état régulièrement, d’une pollution de plus en plus préoccupante dans l’ensemble des mers et cours d’eau de la planète. Plusieurs solutions existent ou sont en cours d’élaborations, autour de cette problématique : comment nettoyer la pollution des mers ?

Ce robot-méduse, qui est une traduction de JellyFishBot, est bien équipé pour sa mission. Discret et automatisé, il peut se faufiler entre les bateaux amarrés et collecter toute la pollution qui les accompagne. Selon ses créateurs, l’engin peut aspirer jusqu’à 80 litres de déchets par passage et ses lingettes spéciales absorbent les composés gras, comme par exemple une nappe d’hydrocarbures, si fréquemment présente autour des bateaux.

Le robot-méduse répond à une problématique récurrente de la pollution brassée par les courants marins qui apparaît soudainement, mais est insaisissable avec les outils conventionnels. Selon Armand Di Tucchi, président de la Société Nautique des Pêcheurs et Plaisanciers (SNPPP) l’apparition de la pollution est imprévisible et les outils pour lutter contre sont dérisoires. « On ne sait pas vraiment d’où ça vient, mais des fois, ça arrive d’un coup et l’eau est envahie de déchets flottants. C’est un vrai problème. »

Le JellyFishBoat est sûrement mieux adaptés que les salabres, sorte de filets attachés à une perche télescopique, utilisés actuellement par les salariés du port. D’après Nicolas Cerlsey, l’un de ses concepteurs : « le filet [tiré par le robot] a une capacité de 80 litres que l’on peut facilement vider. Le Jellyfishbot peut traiter une surface de 1 000 m² en l’espace d’une heure, en se faufilant dans tous les recoins. »

Pour l’instant les tests effectués dans le Vieux-Port de Marseille ont été concluants. Dès avril 2018, le JellyFishBot devrait être commercialisé pour une somme de 8000 euros environ. Mais ses créateurs prévoient de l’améliorer encore. Pour l’instant l’engin est téléguidé, ce qui nécessite une constante surveillance d’un opérateur. Mais les ingénieurs d’IADYS prévoient déjà d’équiper la prochaine génération de robots-méduses de capteurs, ce qui les rendra quasi-autonomes, un grand plus quand on sait que la tâche de nettoyage est constante et que la pollution apparaît de manière aléatoire.

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