Incendies: le gérant d’un parc animalier à Landiras a choisi de rester avec ses animaux et de ne pas les évacuer

27 juillet 2022 Mis à jour: 27 juillet 2022
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Après avoir bien soupesé les risques de sa décision pour ses quelque 200 animaux, Patrick Meng, gérant du Parc animalier sud‑Gironde, a finalement décidé de rester sur place avec eux lorsque les incendies se sont approchés de la commune de Landiras (Gironde) plutôt que de les évacuer. Après avoir vécu des heures stressantes, il peut maintenant affirmer avoir pris la bonne décision puisque tous les animaux vont bien, alors que certains seraient certainement morts à cause de l’évacuation.

« Je suis resté avec eux », résume simplement Patrick Meng au journal local Le Républicain quelques jours après les événements. Ce qui semble si simple aujourd’hui ne l’a pourtant pas été au moment de prendre cette décision difficile, lorsque le gérant du Parc animalier sud‑Gironde a été prévenu par les autorités que Landiras et les autres communes des alentours seraient évacuées quelques heures plus tard, ce lundi 18 juillet 2022.

Avant de décider quoi que ce soit, il a commencé par se renseigner, discuter avec son équipe et évaluer les risques de chaque scénario pour les animaux. Puis, après avoir bien pesé le pour et le contre, il a choisi de rester avec plus de 200 animaux. « J’estime que le risque est plus important de déplacer nos animaux qu’à les laisser sur place », explique‑t‑il sur la page Facebook du parc animalier.

Prêt à faire face à la critique

À ce moment‑là, il était prêt à assumer la responsabilité de sa décision, espérant sincèrement ne pas se tromper. « Une décision quelle qu’elle soit implique de toute façon des reproches (animaux morts en les laissant sur place, animaux morts en les évacuant…) », remarque Patrick Meng.

Les raisons qui l’ont amené à choisir de garder les animaux sur place sont multiples. D’une part, il y avait « la température caniculaire, qui est une problématique supplémentaire pour leur évacuation » ainsi que le stress d’une évacuation pour les bêtes. Il y avait aussi « beaucoup d’animaux sauvages que nous ne pouvons pas déplacer sans anesthésie, laquelle n’est pas sans conséquences. La capture et le transport d’animaux blessés ou en mauvaise santé ne feraient qu’aggraver leur état. »

Après l’évacuation de la commune de 2200 habitants à 16 h le 18 juillet, seule une bénévole, Laureline, est restée avec le gérant et plus de 200 animaux, pour la plupart recueillis de zoos, de cirques, de la LPO ou encore de saisies de justice. Avant de partir, l’équipe avait bien rempli les gamelles d’eau et de nourriture.

Les animaux sont restés calmes

Les premières fumées sont arrivées à 1 h 30 du matin le 19 juillet, et se sont dissipées vers 16 h le lendemain après que le vent a changé de direction. Le feu, quant à lui, est parti du côté opposé du village et s’est éloigné du parc. « Au plus près, nous étions à 4 km des flammes », raconte Patrick Meng. « Si les flammes étaient arrivées au bout du parc, on aurait dû évacuer comme le zoo de La Teste. »

« Plusieurs rondes ont été effectuées pendant la nuit pour contrôler l’état des animaux. Ils sont restés calmes, et aucun n’était en détresse respiratoire », détaille le gérant. La nuit suivante aussi, des rondes ont permis de s’assurer que tout allait bien pour les bêtes.

Deux jours après l’évacuation de Landiras, alors que le feu continuait de s’éloigner de la commune, Patrick Meng a tenu à rassurer les internautes : « Tous les animaux vont bien. »

Malgré ces bonnes nouvelles, certains internautes se sont permis de critiquer la décision du gérant. Heureusement, un nombre encore plus grand d’entre eux a envoyé des messages de soutien ou proposé de venir aider, ce qui n’était pas possible à cause de l’avis d’évacuation. Une partie de l’équipe est par contre déjà revenue sur place dès le mercredi 20 juillet.

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