Une hyène brutalement battue tombe dans le coma et se réveille 8 mois plus tard pour découvrir que sa vie a changé

Cela nous fait chaud au cœur chaque fois que nous entendons une histoire d’humains bienveillants qui s’efforcent de sauver des animaux en péril. Voici une histoire réconfortante de sauvetage d’animaux.

Un vétérinaire indien dévoué et son équipe ont fait tout leur possible pour sauver une hyène rayée, un mâle, au seuil de la mort. Enfin, leurs efforts ont porté leurs fruits lorsque l’animal sauvage s’est réveillé d’un coma de huit mois en juin 2018.

Fin octobre 2017, la hyène rayée s’est retrouvée dans une situation tragique après avoir erré dans le village de Bijil Kuttai, au Tamil Nadu, en Inde, a rapporté The Times of India.

La légende dit que les hyènes mangent les enfants.

Cependant, selon le site Web du zoo de San Diego, les hyènes rayées, ayant des yeux foncés, un museau noir épais et de grandes oreilles pointues, sont surtout des charognards. Ils ne sont pas « très agressifs et évitent généralement le contact avec d’autres animaux ».

Selon le zoo de San Diego : « Cet animal, mal compris et considéré comme dangereux ou destructeur, est empoisonné, piégé ou abattu pour avoir soi-disant attaqué le bétail ou fait des razzias dans des fermes. »

Il semble donc que les habitants du village ont brutalement battu la hyène à mort, craignant que l’animal sauvage « dangereux » ne fasse du mal.

Les villageois pensaient que la hyène rayée était morte. Cependant, l’animal a survécu, bien qu’il soit au seuil de la mort.

En patrouillant le 4 novembre 2017, les gardes forestiers de la Réserve de tigres de Sathyamangalam (STR) ont découvert le pauvre mammifère africain près d’une colonie humaine près de Bijil Kuttai.

La hyène a été trouvée inconsciente, a rapporté The Better India. De plus, l’animal avait des blessures sur tout le corps.

Voyant l’état misérable de la hyène, les gardes forestiers n’avaient pas grand espoir pour sa survie. Néanmoins, ils ont quand même alerté le Dr Krish Asokan, un vétérinaire forestier de la STR.

Le Dr Asokan est intervenu pour sauver la hyène. Après avoir transporté l’animal à l’Unité vétérinaire forestière (FVU) de la STR à Karachikorai ce soir-là, le vétérinaire et son équipe, constituée de l’infirmière Balamani, l’inspecteur du bétail Senthil Kumar et son assistant Marimuthu ainsi que du biologiste Ganesh et son assistant Kesavan, ont fait de leur mieux pour le sauver.

M. Naganathan, le conservateur forestier en chef du district d’Erode, pense que la hyène rayée s’est peut-être perdue en entrant dans l’habitat humain à la recherche de nourriture et d’eau.

L’attaque sauvage a laissé la hyène, un mâle, dans un état critique, souffrant de complications mettant sa vie en danger.

La hyène avait subi de graves blessures à la tête, avait le front et le cou enflés, une articulation de l’épaule disloquée, des canines manquantes, une altération de la cornée, des ulcères cornéens, une oreille et un sourcil droits blessés. De plus, son oreille droite était infestée de vers.

Une radiographie et une IRM ont également détecté de multiples fractures sur tout le corps : sur les côtes, la onzième vertèbre thoracique (T11), le corps interne et l’épaule gauche, pour n’en nommer que quelques-unes.

En plus de tout cela, la hyène souffrait d’une maladie vestibulaire, un état qui affecte les systèmes d’équilibre du corps, ce qui fait que la tête de l’animal s’incline et tourne dans une seule direction.

Malgré les faibles chances de survie de la hyène rayée, ils ne voulaient pas le laisser mourir, car il s’agit d’une espèce « presque menacée », selon la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

En fait, la hyène en voie de disparition est extrêmement rare dans la forêt du sud de l’Inde.

« Le nombre d’hyènes dans les forêts du sud de l’Inde est en déclin, l’espèce a déjà été inscrite à l’annexe 1 de la Wildlife Protection Act », a souligné V. Naganathan à The Times of India.

Heureusement, il y avait une lueur d’espoir pour cette hyène rayée. S’assurant que la luxation de l’articulation de l’épaule pouvait être traitée, le chirurgien orthopédiste a pratiqué une chirurgie reconstructive sur l’animal.

Cependant, la hyène n’a jamais repris conscience et est restée dans le coma pendant plusieurs mois.

Le Dr Asokan et son équipe se sont occupés avec diligence du mammifère malade pendant tout ce temps.

Le dévouement du Dr Asokan et de son équipe n’a pas été vain. Un beau jour de juin 2018, la hyène s’est finalement réveillée après huit mois de coma.

« Si j’ai raison, c’est la première fois dans le pays qu’un animal se remet d’un coma », a dit V. Naganathan.

Depuis son sauvetage, le Dr Asokan et son équipe ont nourri la hyène de « trois litres de lait, 3 kg de bœuf, 3 kg de poulet, 10 œufs, du pain et des toniques multivitaminés » dans l’espoir de soigner l’animal gravement blessé.

La hyène, qui ne pesait auparavant qu’environ 18 kg, pesait 42,7 kg en janvier 2019. Il s’est rétabli jusqu’à 60 %, selon Deccan Chronicle.

Bien que la santé de la hyène se soit beaucoup améliorée, ses chances de survie à l’état sauvage sont plutôt minces. Les autorités n’ont donc pas d’autre choix que de l’héberger à l’Unité Vétérinaire Forestière (UEV) pour le restant de sa vie.

Le Dr Asokan est prêt à faire de son mieux pour aider cette hyène rayée de 8 ans à survivre, car elle appartient à une espèce « presque menacée » et la moins étudiée.

« Le nombre de hyènes dans le pays serait inférieur à 5 000. Si je sauve cette hyène mâle, elle pourrait produire au moins cinq autres hyènes au cours de sa vie », a dit le Dr Asokan.

L’espérance de vie de la hyène rayée est de 10 à 12 ans à l’état sauvage et d’environ 20 ans dans les zoos.

Le Dr Asokan est déterminé à sauver la hyène rayée, même si cela signifie qu’il doit dépenser chaque mois près de 612 euros (48 000 roupies) de sa poche pour sa nourriture et ses médicaments, en raison d’un financement insuffisant du département forestier.

« Bien que nous recevions des fonds du ministère des Forêts pour son entretien, nous dépensons aussi beaucoup de notre propre poche », a confié un haut fonctionnaire de la STR.

Ce que le Dr Asokan et son équipe ont fait pour donner une seconde chance à la hyène et pour protéger les animaux sauvages est vraiment digne d’éloges.

Bravo à ces humains au grand cœur pour leurs remarquables efforts de conservation de la faune !

 
 
 
 

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