Haute-Savoie : un pygargue à queue blanche réintroduit 130 ans après son extinction en France

28 juin 2022 Mis à jour: 28 juin 2022
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Mardi 21 juin, après 15 ans de travail, le parc animalier Les Aigles du Léman à Sciez en Haute-Savoie a réintroduit le premier pygargue à queue blanche en France. Il s’agit d’un des plus grands rapaces d’Europe, qui avait totalement disparu de France depuis 130 ans.

À exactement 7h55 mardi dernier, le 21 juin, le premier pygargue à queue blanche s’est envolé sur les rives du Leman, signant sa réintroduction en France après 130 ans de disparition dans l’hexagone.

Le projet a demandé des années de travail au parc animalier Les Aigles du Léman, qui espère désormais que tout se passera bien pour le rapace. « Je suis ravi mais stressé. C’est comme si vous aviez votre fille qui partait pour la première fois en boîte de nuit et que vous attendez son retour. Et bien là, c’est la même chose, j’attends son retour avec impatience car ça fait déjà trois jours qu’il est parti », a déclaré vendredi dernier le fauconnier Jacques-Olivier Travers, à l’origine du projet de réintroduction.

Ce pygargue à queue blanche est le premier d’une portée de quatre aiglons (deux mâles et deux femelles), qui a passé 81 jours dans son nid auprès de ses parents, a rapporté France 3 Régions. Cette semaine, les autres doivent également prendre leur envol.

Cette méthode de réintroduction, nommée « réintroduction parentale » est une première mondiale et a nécessité 15 ans de travail. Elle est également plus douce que celle qui consiste à capturer un aigle dans la nature et à le relâcher dans la zone à repeupler, a rapporté Le Parisien. En effet, là, c’est grâce à un double nid que ces jeunes pygargues vont explorer leur environnement.

« Pour prendre leur envol, des volières appelées double nid ont été spécialement conçues. Elles permettent aux petits de se retrouver presque à l’air libre. Au bout de 60 jours, de légers barreaux en bois les sépare de leurs parents, avec d’un côté une ouverture pour qu’ils puissent s’envoler quand ils seront prêts, tout en restant au contact de leurs géniteurs qui pourront continuer à les nourrir », a expliqué Jacques-Olivier.

Après leur envol, les pygargues à queue blanche doivent apprendre à revenir vers leurs parents pour manger, car ils sont incapables de se nourrir sans l’aide de leurs parents pendant un mois après leur sortie.

Désormais, l’évolution de ces jeunes pygargues à queue blanche va être étudiée par les spécialistes. En effet, leur comportement va être observé grâce à une balise GPS. Une webcam a également été installée. Par ailleurs, le public peut également participer au programme en parrainant un des aiglons, donnant ainsi accès à la webcam pour suivre leur évolution.

Par la suite, après une première année d’observation, 80 autres pygargues seront à leur tour réintroduits dans la nature. Un projet qui s’étendra sur 8 ans. Les Français qui auront l’œil pourront alors peut-être les voir. « Ce sont des rapaces majestueux, plus grand que l’aigle royal avec 2 mètres d’envergure. Ce sera magnifique à observer », a conclu Jacques-Olivier.

Quant au parc animalier Les Aigles du Léman à Sciez, qui ouvre ses portes au public jusqu’au 28 août, ce dernier a mis en place un espace dédié aux pygargues à queue blanche, afin que le public puisse comprendre plus en détails ce projet de réintroduction unique.

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