Des centaines de poules destinées à l’abattoir sont adoptées par des particuliers grâce à l’association « Les ch’tites Cocottes »

15 février 2022 Mis à jour: 15 février 2022
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Permettre à des poules de réforme (poules pondeuses industrielles), destinées à l’abattoir, de connaître une vie heureuse et une retraite bien méritée, c’est la mission de l’association Les ch’tites Cocottes. La fin de semaine du 12 et 13 février, c’est dans l’Avesnois dans le département du Nord que l’opération de sauvetage a permis à plus de 800 poules d’être adoptées par des particuliers.

« C’est la troisième année que je leur en prends. C’est un bonheur de les voir se remplumer petit à petit », confie à La Voix du Nord une Aulnésienne enthousiaste, rencontrée sur le parking de la gare d’Avesnes‑sur‑Helpe, où elle vient adopter des poules.

L’association Les Ch’tites Cocottes, qui agit dans le Nord, le Pas‑de‑Calais et la Belgique, récupère régulièrement des poules pondeuses par centaines, afin de leur éviter l’abattoir. En effet, à l’âge de 18 mois, elles ne sont plus assez rentables pour l’industrie, qui les remplace par des plus jeunes. À l’âge de la réforme, elles ont encore pourtant plusieurs belles années à vivre si on leur en laisse l’opportunité.

« Leur offrir la vie qu’elles méritent vraiment »

« Notre but ? Sortir un maximum de poules pondeuses lors des vides sanitaires des élevages professionnels pour leur offrir la vie qu’elles méritent vraiment », indiquent Nadège Pauwels, présidente de l’association, et son mari Paul, selon France 3.

Chaque poule est revendue 3 euros. Quand on veut en adopter, il faut en prendre deux minimum, avec un maximum de 10 individus. « Ces poules sont destinées à vivre une vie paisible chez vous. Elles ne sont pas destinées à la casserole, ni à être revendues. Si telles sont vos intentions, abstenez‑vous ! », prévient l’association.

Un engagement de la part des adoptants

Les adoptants doivent s’engager, au moyen d’une signature, à ne pas manger ni revendre les poules, mais aussi à leur fournir un environnement adapté : un poulailler en bonne et due forme, ainsi qu’un espace extérieur d’au moins 20 m2 par animal afin de leur offrir une retraite bien méritée.

Pascal, un passionné de poules de Sars‑Poteries qui s’est déplacé ce dimanche 13 février jusqu’à la gare d’Avesnes‑sur‑Helpe pour adopter une dizaine de poules rescapées, conseille : « Au début, il faut leur donner encore du grain, car elles ont été habituées à cette nourriture, mais petit à petit, il faut diminuer le grain pour l’herbe verte. Le saviez‑vous, c’est la chlorophylle de l’herbe qui fait l’orange de l’œuf ! »

Les actions des Ch’tites Cocottes continuent à s’enchaîner tous les week‑ends. Rendez‑vous sur leur page Facebook pour savoir où et quand auront lieu les prochaines.

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