Gironde : des habitants de Blaye se mobilisent pour éviter l’expulsion d’un jeune boulanger malien dans son pays d’origine

8 décembre 2020 Mis à jour: 8 décembre 2020
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Un jeune Malien du nom de Silima Diagouraga, employé en CDI en tant que boulanger, a reçu une obligation de quitter le territoire français. Autour de lui, de nombreuses personnes, y compris sa famille d’accueil et des élus, se mobilisent pour qu’il puisse rester en France malgré tout. Ils ont lancé une pétition.

Arrivé en France en 2017, ce jeune Malien, déclaré comme mineur non accompagné, a obtenu une aide départementale, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine. Accueilli chez une famille d’Anglade (Gironde), il a été scolarisé, ce qui lui a permis de décrocher un CAP en boulangerie. Ketty Bayle, proviseure adjointe à la retraite et conseillère municipale, l’a ensuite pris sous son aile et l’a hébergé en 2018, alors qu’il faisait son apprentissage au Leclerc de Blaye (Gironde), situé à 5 minutes de chez elle. « Nous l’avons aidé pour apprendre à écrire le français, en mathématiques… Il assistait au cours du Secours populaire aussi. Il n’a été que très peu scolarisé dans son enfance », explique-t-elle.

Même si la tâche a été ardue, l’apprentissage de Silima Diagouraga s’est déroulé pour le mieux et a même débouché sur un CDI. Réputé comme respectueux, solidaire et travailleur, Silima est « le seul apprenti de Leclerc à n’avoir jamais été absent ni en retard ».

Pour autant, le jeune Malien reçoit quelques mois plus tard une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Silima Diagouraga est accusé par les services de l’État de ne pas s’être intégré, d’avoir maintenu des liens importants avec sa famille, d’avoir menti sur son âge, et de ce fait, d’avoir bénéficié de l’aide du Conseil départemental. Le Malien serait en effet âgé de 27 ans, précise France 3 Nouvelle-Aquitaine.

Si Ketty Bayle et son mari contestent les deux premières accusations, ils reconnaissent cependant que sans cette fraude sur son âge, « il n’aurait jamais pu apprendre à lire et écrire, obtenir un CAP et trouver un emploi. Il a fait tout ça en deux ans, il a travaillé très dur tout en suivant un apprentissage ».

De son côté, Silima Diagouraga se sent terriblement coupable. Ketty Bayle, elle, est inquiète, car depuis ces aveux, le jeune homme « ne dort plus, mange très peu ». « Il nous dit préférer mourir plutôt que de rentrer au Mali », confie Ketty Bayle.

Tous désireux d’aider Silima, ses deux familles d’accueil successives, ses employeurs, des élus locaux dont le maire de Blaye Denis Baldès ainsi que la député LREM Véronique Hammerer, se sont mobilisés. Une page Facebook a été créée, et une pétition lancée en ligne a déjà recueilli plus de 20 000 signatures à ce jour. Samedi, un rassemblement avait également été organisé en guise de soutien.

Une avocate bordelaise a par ailleurs été contactée, afin de déposer un recours contre l’OQTF et prouver la parfaite intégration du jeune homme. Une fois que le recours sera déposé, Silima est autorisé à rester sur le territoire français tant que le juge administratif n’aura pas tranché.

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