Le G7 demande une enquête sur les origines du Covid-19 au régime chinois et soulève la question des droits de l’homme

15 juin 2021 Mis à jour: 15 juin 2021
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Le 13 juin, les dirigeants du G7 ont réprimandé le régime chinois pour ses violations des droits de l’homme au Xinjiang et à Hong Kong et se sont engagés à contrer les pratiques commerciales déloyales de Pékin. D’autre part, ils ont exigé qu’une enquête sérieuse sur les origines de la pandémie de Covid-19 soit menée en Chine.

Après avoir discuté sur la façon d’adopter une position unifiée face à la Chine, les dirigeants des démocraties les plus riches du monde ont publié un communiqué extrêmement critique. On y aborde tout un ensemble d’inquiétudes au vu du comportement du régime communiste à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

« Nous mettrons nos valeurs en avant, notamment en demandant à la Chine de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, en particulier en ce qui concerne le Xinjiang, mais aussi les droits, les libertés et le haut degré d’autonomie de Hong Kong inscrits dans la déclaration conjointe sino-britannique », a déclaré le G7.

La réaction mondiale contre l’agressivité de Pékin s’est accrue récemment, et le président Joe Biden s’est engagé à réunir des alliés pour faire face aux abus économiques du régime et pour lutter contre les violations des droits de l’homme.

S’exprimant à l’issue du sommet au Royaume-Uni, Joe Biden a déclaré que les dirigeants avaient accepté une proposition visant à financer des projets d’infrastructure dans les pays en voie de développement afin de contrer l’initiative de « la Ceinture et la Route » de Pékin. Le projet de « la Ceinture et la Route » est jugé comme une stratégie diplomatique qui repose sur le « piège de la dette ». La Chine impose aux pays en voie de développement des niveaux d’endettement excessifs et consolide l’emprise politique et économique de Pékin dans ces pays.

« Nous pensons qu’il existe une voie plus équitable pour répondre aux besoins des pays du monde entier », a déclaré le président.

Il a également appelé le régime à se conformer aux règlementations mondiales.

« La Chine doit commencer à agir de manière plus responsable en termes de normes internationales, de droits de l’homme et de transparence », a-t-il ajouté.

Il a exhorté Pékin de donner libre accès à ses laboratoires afin que le monde puisse enquêter sur les origines de la pandémie, notamment la possibilité qu’elle soit le résultat d’une « expérience ayant mal tourné ».

« Le monde doit y avoir accès », a déclaré Joe Biden.

Le G7 a demandé « une étude de phase 2 sur les origines du Covid-19, organisée par l’OMS en temps opportun, transparente, dirigée par des experts et fondée sur des données scientifiques, y compris, comme le recommande le rapport des spécialistes, en Chine ».

Avant même d’avoir été critiquée, la Chine avait mis en garde les dirigeants du G7 en leur rappelant que l’époque où de « petits » groupes de pays décidaient du sort du monde entier était révolue depuis longtemps.

Le G7 a également déclaré tenir compte de « l’importance de la paix et de la stabilité de part et d’autre du détroit de Taïwan, et encourage une résolution pacifique des conflits entre les deux rives ».

« Nous restons très préoccupés par la situation dans les mers de Chine orientale et méridionale, et nous nous opposons fermement à toute tentative unilatérale visant à modifier le statu quo et à accroître les tensions », a-t-on précisé.

Le communiqué souligne également l’inquiétude suscitée par le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie solaire et de l’habillement. Ces industries sont les « principales chaînes d’approvisionnement préoccupantes » dans la région du Xinjiang, à l’extrême ouest de la Chine, selon un bulletin de la Maison-Blanche.

Le régime chinois a mis en détention plus d’un million d’Ouïghours et d’autres minorités musulmanes en établissant un vaste réseau de camps dans la région. Dans le cadre de la vaste répression menée par Pékin, les habitants et les prisonniers ont été soumis à la torture, à l’endoctrinement politique, à la stérilisation forcée, au travail forcé et à une surveillance de masse.

De nombreuses marques occidentales de vêtements, d’entreprises technologiques et autres se sentent de plus en plus sous pression car elles doivent réussir à prouver que leurs chaînes d’approvisionnement ne sont pas entachées par le travail forcé au Xinjiang.

« Les dirigeants ont convenu de l’importance de faire respecter les droits de l’homme et les normes internationales du travail, et se sont engagés à protéger les personnes contre le travail forcé », a déclaré la Maison-Blanche dans un bulletin.

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