Le Forum économique mondial veut votre visage

29 mai 2022 Mis à jour: 29 mai 2022
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La réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, vient de se terminer. Le thème vague et troublant de cet événement de cinq jours : « Travailler ensemble, restaurer la confiance ».

N’oublions pas qu’il s’agit du FEM, une organisation internationale qui promeut activement la « Grand Reset ». Le thème aurait pu tout aussi bien se lire : « Souffrir ensemble, rétablir le conformisme ».

Parmi les nombreux sujets abordés, les membres se sont focalisés sur la propagation de la désinformation (fausse information diffusée dans une intention malveillante) et de la mésinformation (fausse information diffusée par ignorance).

Comment lutter contre la prolifération de ces contenus nuisibles ? Voilà une des problématiques importantes soulevée lors du forum. Réponse : Facile ! Introduire les identifiants numériques.

Le FEM a récemment lancé la Coalition mondiale pour la sécurité numérique, une initiative visant à « accélérer la coopération entre les secteurs public et privé pour lutter contre les contenus préjudiciables en ligne ». Dans le but de remédier au fléau des contenus malveillants, le FEM a réuni un « groupe diversifié de dirigeants aux premières loges pour échanger des meilleures moyens pour mettre en place une nouvelle réglementation sur la sécurité en ligne et aider des millions de citoyens connectés à améliorer leur éducation aux médias numériques ».

Parmi ce « groupe diversifié de dirigeants » figurent les patrons de sociétés comme Google, Microsoft et Interpol, ainsi qu’un certain nombre de ministres. Un autre membre de la coalition est Yoti, une société qui s’efforce de rendre Internet plus sûr. Comment ? Grâce à l’utilisation d’identifiants numériques.

On ne soulignera jamais assez les dangers que représentent les identifiants numériques. Comme le chercheur Brett Solomon – un homme « qui suit les avantages et les dangers de la technologie pour les droits de l’homme » depuis plus de dix ans – l’a déjà noté, le déploiement massif de l’identification numérique « pose un des risques les plus graves pour les droits de l’homme parmi toutes les technologies que nous avons rencontrées ».

Alors que nous nous précipitons « tête baissée dans un avenir où les nouvelles technologies convergeront pour rendre ce risque beaucoup plus important », nous devons nous préparer à l’aube d’une « technologie de reconnaissance faciale quasi parfaite et d’autres processus pour nous identifier, [pouvant nous cibler] de notre démarche à l’haleine en passant par l’iris », selon M. Solomon.

Le chancelier allemand Olaf Scholz (à g.) au côté du fondateur et président exécutif du Forum économique mondial Klaus Schwab lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, le 26 mai 2022. (FABRICE COFFRINI/AFP via Getty Images)

Les bases de données biométriques d’un futur tout proche seront centralisées, précise le chercheur. Dans un système opaque à l’extrême, nos données seront récoltées par les personnes occupant les plus hautes fonctions imaginables – les quelques élus inaccessibles qui se rendent à Davos et s’accordent en tout.

De plus, poursuit M. Solomon, la géolocalisation ajoutée aux identifiants permettra un mélange détonnant qui nous mènera droit au chaos le plus absolu. Identifiés, nous serons suivis en temps réel (plus précisément notre « nous numérique » en ligne). Nous pourrons surfer à volonté, mais nous ne pourrons pas nous cacher.

Le panopticon à l’heure du numérique

Le Canada, un pays qui entretient des liens étroits avec le FEM, envisage activement l’utilisation d’identifiants numériques. Selon la Gazette du Canada, Justin Trudeau, a discuté avec des compagnies aériennes pour introduire des « documents d’identité numériques » et de « de voyage biométriques ».

Catherine Luelo, dirigeante principale de l’information du Canada (DPI), a également évoqué la nécessité de mettre au point l’identité numérique. Elle est actuellement à la tête de la stratégie d’innovation numérique du Canada, qui vise à introduire l’identité numérique dans l’ensemble du secteur public.

Le programme canadien s’inscrit dans un plan plus large, initié par le Forum économique mondial. Dans un livre blanc publié l’année dernière, les auteurs du FEM ont examiné les nombreuses façons pour que les programmes d’identification numérique intègrent définitivement le secteur des services financiers.

La résistance est futile. Les cartes d’identité numériques pourraient bientôt devenir la norme. Aux États‑Unis, comme l’ont récemment rapporté les analystes de Reclaim The Net, le service postal américain fait pression pour l’introduction des cartes d’identité numériques. L’USPS veut « jouer un rôle plus important dans la collecte de données biométriques et les services d’identification numérique ».

Plus inquiétant encore, l’USPS a déjà établi un partenariat avec la General Services Administration (GSA) et le FBI, deux importants « pilotes de collecte de données biométriques ».

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là, l’Internal Revenue Service (IRS) veut aussi votre visage.

Cette photo d’archive montre un programme de reconnaissance faciale lors d’une conférence sur la biométrie à Londres. (Ian Waldie/Getty Images)

L’identité numérique incompatible avec la démocratie

Freedom House, un groupe international créé pour promouvoir la démocratie, a récemment lancé un avertissement : en termes de normes démocratiques, comme le droit à la vie privée, le monde est en train de reculer.

« Les institutions démocratiques sont en train de s’éroder, comme en témoignent les pressions partisanes sur le processus électoral américain, le biais et le dysfonctionnement du système de justice pénale, les politiques néfastes en matière d’immigration et de demandeurs d’asile, et les disparités croissantes en matière de richesse, d’opportunités économiques et d’influence politique », a affirmé Freedom House.

Oui, mais qu’en est‑il de la surveillance numérique ? Qu’en est‑il du désir des gouvernements (et des entités qui les cautionnent) d’espionner les populations ? Qu’en est‑il de la tendance à extraire des données sur les gens et à utiliser les informations recueillies pour manipuler et contrôler ?

Pour ceux qui doutent que l’Occident régresse, il n’y a qu’à noter que l’Argentine et la Mongolie se classent désormais plus haut sur l’échelle de la démocratie que les États‑Unis selon un rapport de Freedom House 2021.

De nombreux pays occidentaux sont en train de chuter au rang de pays du second monde, avec des protections dignes du tiers monde pour leurs habitants. Personne ne peut s’en réjouir. Enfin, presque personne… Les élites de Davos, si, peut‑être.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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