Que la force soit avec eux: les scientifiques contrent l’attaque

Par Joe Wang & Jennifer Margulis
5 juin 2022 Mis à jour: 7 juin 2022
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Le SRAS‑CoV‑2 a vu le jour à Wuhan à la fin de l’année 2019. Après que plusieurs vagues ont balayé le monde et fait des millions de morts, nous sommes maintenant entrés dans une phase endémique. Les cicatrices que le Covid‑19 a laissées sont cependant très fraîches et profondes. Les représentants gouvernementaux, les scientifiques et les médecins, de pair avec la population, doivent collaborer au processus de guérison, et s’assurer que ces cicatrices ne se transforment pas en un cancer qui finira par tuer l’humanité.

Les forces obscures

Le Parti communiste chinois (PCC) gouverne la Chine en contrôlant la population dans tous les aspects de la vie. Au moment où le SRAS‑CoV‑2 est apparu à Wuhan en décembre 2019, le PCC était d’humeur festive. De fait, il envisageait de promouvoir ses réalisations économiques et célébrer le Nouvel An chinois avec d’énormes banquets. Aucun virus n’aurait dû oser gâter les réjouissances. Pour y remédier, le PCC a fait taire les lanceurs d’alerte.

Puis, lorsque la propagation du virus et les morts laissés dans son sillage sont devenus difficiles à dissimuler, le PCC a mis en place un confinement draconien, dans le but d’exposer à la face du monde sa puissance et ses compétences en matière de contrôle épidémique.

À cette époque, le régime a intentionnellement laissé le virus se propager sur l’ensemble du globe. Il a maintenu les vols internationaux au départ de Wuhan tout en annulant les vols intérieurs, de sorte qu’il s’est protégé tout en infectant les autres.

En conséquence, l’ensemble du monde a subi d’énormes pertes alors que la Chine a eu peu de cas [rapportés, ndlr] pendant la majeure partie de 2020 et 2021. Au nom de « la communauté de destin de l’humanité », le PCC n’a alors manqué aucune occasion d’« éduquer » le monde en faisant valoir que ses méthodes étaient supérieures à celles des démocraties occidentales impuissantes. D’ailleurs, la Constitution du PCC (telle que révisée en octobre 2017) stipule qu’il est de son devoir de faire avancer « le destin partagé de l’humanité » grâce à son système de gouvernance supérieur.

Lors de la célébration de clôture des Jeux olympiques, Xi Jinping a suggéré de remettre une médaille d’or au PCC en hommage aux mesures de prévention contre le Covid‑19 déployées par la Chine.

Malheureusement, nombreux sont ceux qui en Occident ont encensés le PCC et suivi ces instructions.

The Lancet, Nature et de nombreuses autres revues scientifiques ont loué la gestion chinoise de la pandémie. Par exemple, The Lancet a publié un article le 18 avril 2020 affirmant : « L’endiguement rapide du Covid‑19 en Chine est impressionnant et constitue un exemple encourageant pour les autres pays. »

Les confinements, les obligations vaccinales, le maintien de la panique grâce aux médias, la censure du débat médical, tout a globalement été approuvé par la communauté scientifique mondiale.

Mais à force d’informations de santé publique contradictoires, il est vite apparu que des forces obscures étaient aux commandes.

Le silence et la censure mènent à une science dangereuse

Certains d’entre nous savaient depuis le début que la démarche de santé publique consistant à promouvoir les intérêts des laboratoires pharmaceutiques, à générer la peur et à mettre en avant un vaccin à but lucratif et commercialisé à la hâte ne pourrait arrêter le Covid‑19.

D’autres y viennent maintenant seulement. La pandémie, comprennent‑ils, a peut‑être été mal gérée, notre obéissance et confiance aveugle sont probablement malavisées.

Quelles que soient nos opinions au sujet du Covid‑19, des vaccins, des confinements, de la distanciation sociale, du port du masque et de la fermeture des écoles, il est important de comprendre que la seule façon de sortir de ce chaos mondial est d’accepter la différence des points de vue, de s’exprimer honnêtement et de soutenir la recherche scientifique.

Pourtant, depuis le début de la crise du Covid‑19, lorsque des scientifiques, des professeurs et des médecins honnêtes ont commencé à s’exprimer, ils ont été, et continuent d’être, réduits au silence, exclus, diffamés et ont vu leurs comptes de médias sociaux supprimés.

Aujourd’hui encore, la « science » est devenue si politisée que les médecins désireux de faire valoir la vérité auprès de la classe dirigeante en perdent leur travail, leur statut social ou leur autorisation d’exercer.

Contester les mesures sanitaires

Quelques mois seulement après le début de la pandémie, les scientifiques ont commencé à s’interroger sur les mesures sanitaires déployées.

Les professionnels de la santé remarquaient que leurs patients placés sous ventilateur mouraient au lieu de se rétablir.

D’autres voyaient qu’il était possible de traiter le Covid‑19 en utilisant une combinaison de médicaments non homologués tels que l’ivermectine et des anti‑inflammatoires stéroïdiens pour calmer la tempête de cytokines du système immunitaire provoquée par le virus.

Ces observations ont conduit à la Déclaration de Great Barrington, un projet mené le Dr Martin Kulldorff, professeur de médecine à l’université de Harvard, le Dr Sunetra Gupta, épidémiologiste à l’université d’Oxford, et le Dr Jay Bhattacharya, professeur de médecine à Stanford.

Ces derniers se décrivent comme des épidémiologistes des maladies infectieuses et des scientifiques spécialisés en santé publique « inquiets des impacts physiques et mentaux causés par les politiques actuelles contre le Covid‑19 ».

Publiée en octobre 2020, la Déclaration de Great Barrington compte actuellement plus de 930.500 signataires.

« Les politiques actuelles de confinement », explique la Déclaration de Great Barrington, « produisent des effets désastreux sur la santé publique à court et à long terme ». Il s’agit notamment d’une « baisse des taux de vaccination chez les enfants, une aggravation des cas de maladies cardio‑vasculaires, une réduction des examens pour de possibles cancers ou encore une détérioration de la santé mentale en général. Cela va engendrer de grands excès de mortalité dans les années à venir, notamment dans la classe ouvrière et parmi les plus jeunes ».

La Déclaration souligne que les couches sociales les moins favorisées seront « les plus touchées ».

Aussi indispensable que soit la Déclaration, elle a fait l’objet de critiques incessantes et a été largement ignorée. Il semble que tout au long de l’année 2021, de nombreuses personnes aient préféré accorder une confiance aveugle aux gouvernements et à leurs mensonges.

Peu importe les raisons (qu’elles soient politiques, émotionnelles ou attribuables à une éminence grise), les gens du monde libre se sont montrés ouverts, voire enthousiastes, face au narratif intéressé (et très lucratif) des nouveaux milliardaires de l’industrie pharmaceutique. Le monde a été pris en otage.

Mais 2022 ne sera pas comme 2020. Eh non ! Depuis janvier 2022, de grandes revues scientifiques se rebellent contre une approche mondiale, uniforme et sans débat autorisé pour traiter une maladie. Tout commence par le British Medical Journal qui publie un éditorial insistant sur le fait que les chiffres ayant servis à justifier une pression mondiale inédite pour déployer les vaccins Covid soient entièrement et immédiatement rendus disponibles pour un examen public.

Trois mois plus tard, dans son édition d’avril, la Surgical Neurology International publie un éditorial intitulé « COVID UPDATE : What is the truth ? » [Mise à jour sur le Covid : Quelle est la vérité ? ndt.] rédigé par le Dr Russell L. Blaylock, neurochirurgien à la retraite. Le Dr Blaylock se montre franc et direct et condamne les mesures de santé publique déployées pour répondre au Covid‑19.

Il qualifie sans ambages la pandémie de « l’un des événements les plus manipulés de l’histoire en matière de maladies infectieuses, caractérisé par des mensonges officiels dans un flot incessant mené par les bureaucraties gouvernementales, les associations médicales, les commissions médicales, les médias et les organismes internationaux ».

La vraie science n’est pas dogmatique

La fausse science est un dogme qui ne peut être débattu, nuancé, contesté ou modifié. La vraie science n’est pas dogmatique. Elle peut être débattue et remise en question. Toutefois, la liberté scientifique ne peut être défendue que si chacun d’entre nous se lève et la défend.

Heureusement, dans l’ensemble, il semble que le mouvement pro‑science et pro‑liberté s’impose chaque jour davantage.

En mars, Joe Wang assistera à une conférence dans l’État de Washington pour inaugurer l’Académie pour la science et la liberté au Hillsdale College. La mission de cette nouvelle académie est d’éduquer les gens sur « le libre échange des idées scientifiques et la relation appropriée entre la liberté et la science dans la poursuite de la vérité ».

Tous ceux qui assistent à la conférence sont parfaitement conscients de la guerre que mène le gouvernement américain contre la science. Or, ils sont là, à Washington, capables de tenir une assemblée critiquant le milliardaire et l’homme d’État, sans que la police ne vienne frapper à la porte.

Demandons‑nous simplement ce qu’il est advenu du Dr Li Wenliang, le lanceur d’alerte de Wuhan en 2020, prétendument mort du Covid‑19 dans un hôpital chinois. Et qu’est‑il arrivé au principal expert du Covid‑19 à Shanghai, le Dr Wenhong Zhang, après avoir renoncé à sa conviction qu’il était possible de coexister avec le virus et approuvé « de tout cœur » la politique zéro Covid de Xi Jinping ?

Nous devons mettre à profit le peu de liberté dont nous jouissons encore pour que les scientifiques évitent de connaître des destinées funestes comme celles du Dr Zhang et du Dr Li.

En avril, Jennifer Margulis assistera à une conférence sur la liberté médicale destinée aux médecins et autres professionnels de la santé à Conroe, au Texas. Cette conférence est animée par la pédiatre Angelina Farella, un médecin de formation qui témoigne contre les vaccins Covid. Le témoignage du Dr Farella amène des médias biaisés, dont The Independent, à la qualifier de médecin « antivax », alors qu’elle administre tous les jours des vaccins dans son cabinet. Quoi qu’il en soit, c’est tout de même plus de 80 médecins qui participent à l’événement, partageant leurs données cliniques et leurs protocoles de traitement efficaces.

« Les gens sont malades et mourants et les médecins ne veulent pas traiter les patients », s’indigne durant la conférence le Dr Ben Marble, urgentiste. « Est‑ce que nous sommes depuis deux ans dans un épisode de la Quatrième Dimension ? »

Il ajoute que la façon dont les patients sont traités dans les salles d’urgence est un « échec lamentable » et raconte son parcours. Pour pouvoir vraiment soulager les patients, le Dr Marble a quitté son poste d’urgentiste, il a ensuite créé un site Web pour guérir les gens gratuitement, appelé MyFreeDoctor.com. Il conclut devant l’assemblée : « [Nous avons] traité plus de 200.000 personnes pour le Covid et en avons perdu six. »

Que la force soit avec eux

La lutte pour la liberté scientifique est importante pour notre vie et celle des générations à venir. Pour être honnête, les scientifiques et les médecins ne sont pas vraiment formés pour ce type de combat, qui implique non seulement la science, dans laquelle ils sont à l’aise, mais aussi l’interaction avec la sphère politique et médiatique.

Heureusement, les scientifiques et les médecins se mobilisent et il est temps pour nous de les rejoindre. Il est temps de dire que ça suffit, comme l’a fait le Dr Blaylock.

Faire taire la liberté d’expression et détourner la science peut avoir des conséquences dévastatrices. « La première chose que les nazis ont mis en œuvre sont la peur, la propagande et la censure », explique Vera Sharav, survivante de l’Holocauste.

Elle ajoute : « La liberté de la presse a pris fin dès qu’Hitler a pris le pouvoir. L’information, c’est la liberté. Les gens qui sont informés ne marchent pas à l’unisson. Seuls ceux qui sont nourris de mensonges qui les effraient et les maintiennent dans un état d’anxiété totale suivent les ordres sans broncher. Ils sont conditionnés à ne pas faire confiance à leurs propres instincts. »

En tant que fondatrice et présidente de l’Alliance pour la protection de la recherche humaine (Alliance for Human Research Protection), Mme Sharav a ouvertement fait des parallèles troublants entre le contrôle de l’information par l’État allemand dans les années 1930 et la tendance actuelle à faire taire les dissidents. Par exemple, les Allemands ont justifié l’eugénisme, qui était largement accepté par les scientifiques du monde entier, en insistant sur le fait qu’ils « suivaient la science », explique Mme Sharav.

Nous devons tous nous rallier aux scientifiques, chercheurs et médecins qui ripostent. Ce n’est qu’avec notre soutien que la vérité prévaudra et que nous atteindrons une santé forte et durable.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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