Comment les fonctionnaires d’Obama ont espionné Trump

Le 10 avril, le procureur général américain William Barr a déclaré aux législateurs du Congrès qu’il enquêtait à la fois sur la « genèse » et sur les « activités de renseignement visant l’équipe de la campagne de Trump » lors des élections présidentielles de 2016.

M. Barr a déclaré qu’il prévoyait de « rassembler toutes les informations issues des diverses enquêtes en cours », telles que celles menées par le Congrès américain et par l’inspecteur général du département de la Justice, Michael Horowitz.

Les critiques de longue date de Donald Trump n’ont pas tardé à rejeter les commentaires de Barr. Chuck Schumer, le leader des démocrates au Sénat américain, est allé jusqu’à déclarer que Barr « perpétuait des théories de conspiration », tandis que les journalistes de CNN ont essayé d’invalider les déclarations de Barr en disant qu’il n’avait pas « fourni de preuves ».

Ce sont les mêmes personnes qui ont menti au public pendant plus de deux ans en affirmant que Trump était de connivence avec la Russie pour gagner les élections présidentielles de 2016.

Même dans le domaine public, il y a une grande quantité d’information – documents judiciaires, reportages dans les médias, SMS, courriels et témoignages au Congrès – qui fournit des preuves que l’équipe de Trump a été espionnée.

À l’heure actuelle, au moins six méthodes différentes, utilisées par l’administration Obama pour espionner l’équipe de Trump, ont été rendues publiques :

1. Mandats de la FISA émis par Foreign Intelligence Surveillance Court. En octobre 2016, Carter Page, l’ancien conseiller de l’équipe de Trump, a été surveillé par le FBI dans le cadre d’un mandat de la FISA. Par la suite, ce mandat a été renouvelé à trois reprises pour des périodes de 90 jours. D’autres membres de l’équipe de Trump auraient pu également être surveillés dans le cadre des mandats de la FISA.

2. Démasquage. Des centaines de soi-disant « demandes de démasquage » ont été faites afin de révéler l’identité des membres de l’équipe de Trump dans les rapports confidentiels de renseignement. Jusqu’à présent, la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a identifié Susan Rice, conseillère du président Obama pour la sécurité nationale, Samantha Power, ambassadrice auprès de l’ONU et John Brennan, ancien directeur de la CIA, comme ceux qui avaient déposé de telles demandes.

3. Informateur infiltré. Le FBI a utilisé l’agent Stefan Halper pour infiltrer l’équipe de campagne de Trump. Il a contacté Carter Page et George Papadopoulos, associés de cette campagne. Halper a des liens avec la CIA et le MI6 britannique.

4. Lettres de sécurité nationale. L’utilisation de « lettres de sécurité nationale » pour surveiller l’équipe de Trump a été révélée pour la première fois par le New York Times dans son article du 16 mai 2018. Ces lettres permettent au FBI d’accéder secrètement aux dossiers de clients des banques, des compagnies téléphoniques, des fournisseurs de services Internet et autres.

5. Renseignements étrangers. En avril 2017, The Guardian a rapporté que, dès la fin 2015, l’agence de renseignement britannique GCHQ a fourni aux responsables de la CIA des informations sur l’équipe de la campagne de Trump. En été 2016, Robert Hannigan, alors à la tête du GCHQ, a également fourni au « niveau du directeur » à John Brennan, alors patron de la CIA, des informations sensibles sur l’équipe de Trump.

6. Ciblage inversé – pratique interdite aux États-Unis qui consiste en ciblage d’un étranger dans le but de saisir des données sur un citoyen américain. Dans une interview accordée le 17 août 2018 à Rachel Maddow, journaliste de MSNBC, John Brennan a admis que la CIA avait obtenu les communications des Américains associées à l’équipe de Trump par le biais de ce qui serait un ciblage inverse. « Nous appelons cela la collecte fortuite dans le cadre des pouvoirs de collecte de renseignements étrangers de la CIA », a-t-il confié.

On a appris de l’enquête exhaustive menée pendant près de deux ans par l’avocat spécial Robert Mueller qu’il n’y a jamais eu de preuves de collusion entre l’équipe de Trump et la Russie.

« L’enquête n’a pas établi que les membres de l’équipe de la campagne de Trump avaient conspiré ou coordonné avec le gouvernement russe dans ses activités d’ingérence électorale », peut-on lire dans le rapport de Mueller, cité dans la lettre sommaire que William Barr a adressée au Congrès américain.

Cela soulève la question suivante : pourquoi la CIA, le FBI et les gouvernements étrangers se sont-ils engagés à espionner l’équipe de la campagne d’un candidat à la présidence américaine s’il n’y a jamais eu aucune preuve de telle collusion ?

De plus, pourquoi l’équipe de la campagne d’Hillary Clinton ainsi que le Comité national démocrate ont-ils financé la création et la diffusion au FBI, au département de la Justice, au département d’État, au Congrès américains et dans les médias du soi-disant « dossier de Steele » – un dossier qui contient de fausses allégations selon lesquelles Trump était de connivence avec la Russie ?

William Barr avait bien raison en disant : « Je pense que l’espionnage d’une campagne politique est un grave problème. »

Cela menace l’intégrité même de notre système électoral et de nos libertés. Ce scandale mérite d’être soumis à une enquête approfondie pour s’assurer que cela ne se reproduira plus jamais.

Jasper Fakkert

Jasper Fakkert est le rédacteur en chef de l’édition américaine d’Epoch Times.

Version originale

 
 
 
 

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