Femmes: l’ONU encourage les talibans à s’inspirer d’autres pays musulmans

1 juillet 2022 Mis à jour: 1 juillet 2022
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L’ONU, dénonçant à nouveau « l’oppression systémique » exercée par le régime taliban sur les femmes et les filles afghanes, les a encouragés vendredi à s’inspirer de certains pays musulmans qui promeuvent leurs droits.

S’exprimant à l’occasion d’un débat urgent au Conseil des droits de l’homme à Genève sur la situation des femmes et des filles en Afghanistan, la Haute- Commissaire chargée des droits humains Michelle Bachelet a dénoncé la rapide érosion des droits des femmes dans le pays ces derniers mois.

Les femmes et les filles connaissent le recul le plus important

« Depuis la prise du pouvoir par les talibans, les femmes et les filles connaissent le recul le plus important et le plus rapide de la jouissance de leurs droits (…) depuis des décennies », a déclaré l’ancienne présidente chilienne, à l’ouverture de ce débat qui avait été demandé par des pays de l’Union européenne, dont la France.

« Leur futur sera encore plus sombre, si rien ne change, rapidement », a-t-elle averti.

Mme Bachelet, qui s’est brièvement rendue en Afghanistan en mars, a en particulier « encouragé vivement » les talibans à « nouer le dialogue avec les pays à prédominance musulmane ayant une expérience en matière de promotion des droits des femmes et des filles – tels qu’ils sont garantis par le droit international ».

-La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet prononce un discours sur l’Afghanistan à Genève le 24 août 2021. Photo de Fabrice COFFRINI / AFP via Getty Images.

Les talibans ont rapidement renié leurs promesses

Elle n’a toutefois pas cité d’exemple particulier.

Après leur retour au pouvoir, à l’issue de 20 années de guérilla contre le gouvernement élu et les forces étrangères, les fondamentalistes avaient promis de se montrer cette fois-ci plus souples. Mais ils ont rapidement renié leurs promesses.

Des dizaines de milliers d’écolières ont ainsi été exclues des écoles secondaires afghanes, et beaucoup de femmes occupant des postes de fonctionnaires n’ont pas été autorisées à reprendre le travail.

Des écolières afghanes marchent le long d’un chemin en rentrant de l’école le 30 octobre 2021. Photo de WAKIL KOHSAR/AFP via Getty Images.

Les femmes se sont également vu interdire de voyager seules, et elle ne peuvent se rendre dans les parcs et jardins publics de Kaboul que certains jours, les autres étant dévolus aux hommes.

Fixer une date claire pour l’ouverture des écoles secondaires pour les filles

Début mai, le chef suprême des talibans a émis un décret selon lequel les femmes doivent se couvrir entièrement en public, y compris le visage, idéalement avec la burqa, un voile intégral avec une grille en tissu au niveau des yeux. Il a également déclaré qu’en règle générale, les femmes devaient rester à la maison.

Mme Bachelet, qui avait fait de la question du traitement des femmes par les talibans une « ligne rouge », leur a notamment demandé vendredi de fixer une date claire pour l’ouverture des écoles secondaires pour les filles et de supprimer les restrictions à la liberté de mouvement et l’obligation de se couvrir le visage.

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