Une femme enceinte plastinée met en évidence la controverse sanglante des expositions de corps — qui était-elle ?

Pendant des années, l’exposition anatomique controversée Body Worlds, mettant en vedette des cadavres humains préservés grâce à un processus connu sous le nom de plastination, a fait le tour de nombreux pays du monde entier. Le spécimen le plus alarmant de l’exposition est une femme enceinte couchée avec le fœtus de 8 mois dans son ventre. Qui était-elle ?

Le cadavre de cette femme enceinte et des autres cadavres figurant dans l’exposition Body Worlds (signifiant à peu près : « Le Monde à l’intérieur de notre corps ») ont-ils été légitimement acquis ?

Qui était cette femme enceinte ? (© Getty Images | David McNew / Staff)

Ethan Gutmann, écrivain et chercheur d’investigation britannique renommé et nominé pour le prix Nobel de la paix en 2017, a écrit ses observations dans le Weekly Standard : « Ce qui me tracasse, c’est que certains des corps, les femmes en particulier, ont des jambes très courtes. Et quelque chose avec ces jambes, combiné avec les petits crânes raffinés et les petites ossatures, fait penser à des corps de chinois. »

© Capture d’écran Facebook | Arrêtez la récolte d’organes en Chine

Le créateur de la technique de plastination et de l’exposition Body Worlds — l’anatomiste allemand Gunther von Hagens — a affirmé que les spécimens humains provenaient de donneurs « volontaires ».

Cependant, selon NPR, Hans Martin Sass, un professeur de philosophie spécialisé en éthique, n’a trouvé aucuns documents qui s’associeraient avec les corps de Body Worlds, même après avoir apparié plus de 200 formulaires de don à des certificats de décès.

De plus, l’identité de chaque cadavre plastiné est cachée pour protéger sa vie privée. Par conséquent, personne ne saura exactement d’où viennent ces corps. « Dans le pire des cas, les corps étaient des dissidents tués dans une prison chinoise » a déclaré l’article NPR.

© Getty Images | Christopher Furlong (sur l’image : Gunther von Hagens)

Une autre exposition similaire, connue sous le nom de BODIES (« Des corps », en français) a publié un avis reniant sa responsabilité qui se lit comme suit : « Cette exposition montre des restes humains de citoyens ou de résidents chinois qui ont été initialement reçus par le Bureau chinois de la police. Le Bureau de police chinois peut recevoir des corps venant de prisons chinoises. »

© The Epoch Times

Les cadavres dans BODIES : The Exhibition (« Des corps : l’exposition ») ont été fournis par l’étudiant de von Hagens, Sui Hongjin — le fondateur de Dalian Hoffen Bio Technique Company. « Ils (les corps) n’ont pas été réclamés » a déclaré Roy Glover, porte-parole de BODIES.

En raison de la culture traditionnelle chinoise, les Chinois sont peu disposés, pour ne pas dire réticents, à donner leurs organes, et encore moins à les exposer.

L’auteure Chen Lan a écrit dans son blog Weibo : « La Chine a un taux de dons corporels extrêmement bas, si bas que toutes les écoles de médecine ont un besoin urgent de cadavres. »

© Fin des abus de transplantation

Et d’après le Règlement sur la dissection des cadavres publié par le Ministère chinois de la Santé en février 1979, seuls les cadavres non réclamés depuis au moins un mois sont qualifiés de « non réclamés ». Mais ces corps ne sont pas adaptés à la plastination, qui exige des cadavres frais et sans conservateur.

Alors, d’où viennent ces corps non réclamés ?

© Getty Images | Feng Li (sur l’image : Bo Xilai)

En août 1999, Gunther von Hagens avait investi 15 millions de dollars pour établir Von Hagens Plastination Ltd. dans la zone de haute technologie de Dalian après avoir reçu l’approbation du gouvernement municipal de Dalian — mais à cette époque, le maire de Dalian était Bo Xilai, le fonctionnaire du Parti communiste chinois aujoud’hui disgracié et déshonoré.

© Getty Images | STR / Stringer

Von Hagens a déclaré au  New York Times en 2006 qu’il avait installé son usine à Dalian en raison de l’abondance des corps, de la main-d’œuvre bon marché et du peu de restrictions imposées par le gouvernement.

« Quand je suis venu ici, Sui Hongjin a dit que nous n’aurions aucun problème avec les corps chinois… Il a dit que nous pouvions utiliser des corps non réclamés. Maintenant, c’est difficile, mais à ce moment-là ce n’était pas du tout un problème » a dit von Hagens.

© Getty Images | JOHN MACDOUGALL / Personnel (sur l’image : Gunther von Hagens)

Par coïncidence, le Parti communiste chinois a lancé une campagne de persécution brutale contre le Falun Gong le 20 juillet 1999, un mois seulement avant la création de Von Hagens Plastination Ltd.

Le Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa, est une ancienne pratique de qigong pour cultiver et raffiner le corps et l’esprit, basée sur les principes altruistes d’« Authenticité, Compassion et Tolérance ». Avec environ 70 à 100 millions d’adhérents en Chine en 1999, le régime chinois sous les ordres de Jiang Zemin a perçu la popularité du Falun Gong comme une menace à son régime autoritaire et a décidé de l’éradiquer.

Bo Xilai, qui a depuis été condamné à la prison à vie, était activement impliqué dans la persécution du Falun Gong.

© The Epoch Times | Benjamin Chasteen

L’usine de plastination de von Hagens était située à proximité des trois camps de prisonniers — Masanjia, Longshan et Shenxin — qui abritent des détenus politiques et des adeptes du Falun Gong.

« Autour de l’usine de cadavres de von Hagens à Dalian, il y avait déjà trois camps de travail et des prisons », lit-on dans un reportage publié en 2001 dans le journal allemand Der Spiegel. « Dans le célèbre ‘centre de détention de Yaojia (de Dalian)’, des prisonniers politiques sont détenus, parmi lesquels des adhérents au mouvement spirituel Falun Gong. »

Selon le rapport sur les droits de l’homme de 2009 du Département d’État américain, certains observateurs estiment que la moitié des détenus dans les camps de travaux forcés en Chine étaient des pratiquants de Falun Gong, qui ont été torturés et maltraités.

© Minghui

À la lumière des informations susmentionnées, on peut facilement déduire que les cadavres fournis à l’usine de plastination ont été obtenus par l’intermédiaire des trois camps de travail et qu’ils étaient pour la plupart des pratiquants de Falun Gong.

De plus, ces pratiquants de Falun Gong étaient des cibles faciles parce qu’ils refusaient de divulguer leur nom lorsqu’ils étaient détenus illégalement par la police, afin de protéger leurs familles et leurs collègues qui pouvaient également être la cible de persécutions.

En outre, l’ancien dictateur chinois Jiang Zemin a publié une directive en 1999 selon laquelle « si un pratiquant de Falun Gong est battu à mort, cela est considéré comme un suicide ». Cela signifie également que les autorités communistes chinoises peuvent faire tout ce qu’elles veulent avec les corps, comme les vendre à des sociétés de plastination pour faire du profit après le prélèvement d’organes.

© Ethan Gutmann

« À Vienne, je remarque que le foie et les reins semblent manquer dans certains des corps plastinés exposés. Est-il concevable qu’il y ait eu des corps à double usage, les organes prélevés avant la plastination ? », a écrit M. Gutmann.

Les allégations selon lesquelles le Parti communiste chinois aurait prélevé de force les organes des adhérents du Falun Gong sont apparues pour la première fois en 2006. M. Gutmann a déclaré qu’environ 65 000 pratiquants de Falun Gong à cette période ont été secrètement tués pour approvisionner l’industrie lucrative de la transplantation d’organes en Chine. Mais ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé.

M. Gutmann a fait allusion à un courriel intercepté, envoyé par Sui Hongjin à von Hagens en 2001, pour étayer les allégations : « Ce matin, deux cadavres frais et de première qualité sont arrivés à l’usine. Les foies ont été enlevés il y a seulement quelques heures » a rapporté le journal Der Spiegel.

« Faire respecter la justice — L’organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong » © Minghui

En fait, les enquêtes du WOIPFG (l’Organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong) ont confirmé que bon nombre de ces « cadavres non réclamés » provenaient de pratiquants du Falun Gong.

Le 18 septembre 2012, un enquêteur du WOIPFG, déguisé en secrétaire de Xia Deren (secrétaire adjoint du Comité du Parti provincial de Liaoning), a téléphoné à Sun Guangtian (ancien chef du Bureau de la sécurité publique de Dalian) pour recueillir des preuves de la participation de Bo Xilai et de son épouse Gu Kailai dans la vente des cadavres de pratiquants de Falun Gong. (Voici l’enregistrement : MP3).

« Beaucoup de choses se sont passées, et quoi qu’il arrive, vous ne pouvez pas révéler que la femme de Bo Xilai, Gu Kailai, est impliquée dans la vente des cadavres de pratiquants de Falun Gong… », a déclaré l’enquêteur sous couverture à Sun Guangtian. « Le Secrétare Xia voudrait que vous transmettiez le message aux initiés concernés qui ont travaillé au Service de la sécurité publique de Dalian qu’ils doivent faire attention à ne pas divulguer cette information. »

Sun répondit : « S’il vous plaît, dites au Secrétariat Xia qu’il peut me faire confiance pour le faire. »

© Getty Images | WANG ZHAO / Stringer

Comme l’a rapporté Radio Free Asia, un seul corps plastiné peut rapporter 1 million US$ (plus de 805 000 €). Compte tenu des profits astronomiques issus des ventes de cadavres, il est concevable que le Parti communiste chinois (PCC) — connu pour sa cruauté oppressive depuis longtemps — assassine des innocents pour vendre leurs organes, et même leurs corps.

Des prélèvements d’organes à la plastination des corps humains, les crimes du PCC sont une nouvelle forme de mal jamais vue auparavant. Quand le monde apprendra enfin la vérité, les auteurs de ces atrocités seront traduits en justice.

Voir la vidéo :

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