Il ne faut pas surinterpréter les données sur le Covid, prévient un expert britannique

29 décembre 2021 Mis à jour: 29 décembre 2021
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Selon un expert médical britannique, les données officielles sont susceptibles d’être surinterprétées. De fait, aucune distinction n’apparaît entre les personnes hospitalisées pour le Covid-19 et les cas de Covid dits « fortuits » – des patients hospitalisés pour d’autres raisons puis accessoirement testés positif au virus du PCC.

Chris Hopson, PDG de NHS Providers, l’organisme d’adhésion des NHS Trust (Service national de santé) en Angleterre, affirme qu’il y a eu une augmentation du nombre de patients hospitalisés pour le Covid-19, mais qu’il faut prendre garde à ne pas surinterpréter les données.

Il explique : « Lors des pics précédents, nous avons eu des personnes âgées très gravement malades qui avaient des problèmes respiratoires très importants et … elles ont dû être placées en soins intensifs.

« La différence cette fois-ci, c’est que nous avons un certain nombre de patients qui arrivent – ils peuvent être tombés de leur vélo, s’être cogné à la tête ou cassé la jambe – et ce qui se passe, c’est qu’ils n’ont aucun symptôme, mais à leur arrivée, ils sont finalement testés positifs au Covid.

« Il est intéressant de noter que les statistiques que nous utilisons ne font pas vraiment la distinction entre les deux. Nous devons donc simplement faire attention à ne pas surinterpréter les données. »

Malgré le nombre croissant de personnes hospitalisées qui ont été testées positives au virus du PCC (Parti communiste chinois), M. Hopson constate que les hôpitaux britanniques « attendent toujours de voir – si nous allons avoir une augmentation significative du nombre de patients entrant à l’hôpital avec une maladie grave liée à l’Omicron ».

La pénurie de personnel, ajoute-t-il, constituera probablement un défi plus important pour les services de santé que le déploiement des soins liés à Omicron.

D’autres experts britanniques ont également mis en doute la fiabilité des données officielles sur le Covid-19.

Le professeur Sir Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group, a déclaré en octobre que les données brutes sur les cas et les décès liés au Covid-19 étaient « assez trompeuses« .

Il a fait remarquer à la Chambre des communes qu’il n’était pas approprié de comparer les nombres de cas positifs entre le Royaume-Uni et d’autres pays, car le taux de cas élevé en Angleterre était « en partie lié à des tests extrêmement nombreux ».

Il a également fait valoir qu’il était plus pertinent d’examiner les admissions à l’hôpital ou les décès et non le nombre de cas.

Pour les décès tout autant, M. Pollard estimait que les données brutes étaient « assez trompeuses ». En effet, un décès est enregistré comme lié au Covid-19 s’il se produit dans les 28 jours suivant un test positif. Selon lui, en période de transmission est élevée, de nombreuses personnes testées positives au Covid-19 meurent en réalité d’autres causes.

Il a ajouté que les admissions à l’hôpital étaient « très différentes de celles de l’année dernière ». La grande majorité des personnes sont admises pour un séjour hospitalier plus court et une maladie beaucoup moins grave.


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