Étudiante poignardée à 9 reprises à travers la fenêtre de sa voiture : un migrant libyen interpellé

9 juillet 2020 Mis à jour: 9 juillet 2020
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L’agresseur présumé d’une jeune étudiante a été appréhendé par les forces de l’ordre bordelaises à la fin du mois de juin. En situation irrégulière sur le territoire français, il est soupçonné d’avoir sauvagement agressé deux autres femmes au cours de la même nuit.

Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin, Caroline A., une étudiante de 24 ans, a été sauvagement agressée tandis qu’elle s’apprêtait à quitter une place de stationnement sur le Cours du Médoc, à Bordeaux (Gironde).

Poignardée à neuf reprises avec un Opinel à travers la fenêtre ouverte de son véhicule, la jeune femme avait été touchée au cou, au visage, et à l’abdomen. Elle était parvenue à coincer les doigts de son agresseur dans la vitre de sa voiture, l’incitant à prendre la fuite.

Son agresseur avait été appréhendé dans les rues de Bordeaux un peu plus tard dans la nuit. Le 8 juillet, le procureur de la République de Bordeaux a annoncé que le suspect avait été mis en examen pour « tentative de viol par une personne en état d’ivresse manifeste, tentative de vol avec violence, tentative de meurtre et violence sur dépositaire de l’autorité publique ». Il a été placé en détention provisoire.

Âgé de 20 ans, il est originaire de Libye et se trouve en situation irrégulière sur le territoire français. Outre Caroline A., le mis en cause est soupçonné d’avoir agressé deux autres femmes âgées de 28 et 38 ans dans la nuit du 28 au 29 juin.

L’agression de la trentenaire se serait déroulée aux alentours de minuit, peu avant celle de Caroline A. Un individu l’avait suivie alors qu’elle rentrait à son domicile après être descendue à l’arrêt de tramway « Cours du Médoc ». Au moment de refermer la porte de son logement, il a tenté de se glisser dans l’entrebâillement.

« Je n’arrivais pas à refermer la porte, il poussait comme un fou furieux. C’est à ce moment-là que j’ai mesuré la dangerosité de l’homme qui était derrière ma porte », a expliqué la victime aux journalistes d’actu.fr.

« J’essayais de résister de toutes mes forces avec les pieds, les mains, mais il continuait à secouer la porte ! J’ai ensuite aperçu une ombre partir et c’est là que j’ai pu enfin fermer la porte à clé. J’ai craint qu’il ne revienne pour la dégonder », ajoute-t-elle.

Une tentative de viol sur une troisième victime

Vers minuit et demi, le suspect croise la route de Caroline A., qui venait de sortir de l’immeuble de l’un de ses amis domicilié Cours du Médoc et s’apprêtait à rentrer chez elle en voiture. Il se dirige vers le véhicule de la jeune femme et la poignarde à neuf reprises à travers la fenêtre restée ouverte.

L’étudiante ne se laisse pas faire, hurle et se débat. L’agresseur finit par prendre la fuite, les mains encore couvertes du sang de sa nouvelle victime. Au bout de quelques minutes, rue Rivière, il croise la route de Pauline, une serveuse de 28 ans qui rentrait chez elle. Il interpelle la jeune femme, qui force l’allure. Le suspect la rattrape et se jette sur elle.

« Il me saute à la gorge, me plaque au sol et m’étrangle de toutes ses forces. J’avais le souffle coupé. Mon corps s’est réveillé… Et je me suis battue. Je n’arrivais pas à hurler à cause de l’étranglement. Rien ne sortait. Il m’a enlevé mon pantalon, a enlevé le sien. Il m’a frappée sur le crâne pour m’assommer. Personne n’ouvrait ses fenêtres. Je me suis dit que j’allais mourir là, violée, étranglée. Alors, j’ai continué à me battre comme une folle », témoigne Pauline.

Deux riveraines d’une vingtaine d’années lui porteront secours, forçant l’agresseur à prendre à nouveau la fuite. « C’était un animal enragé. Mais combien sont-ils dans nos rues ? » s’interroge Pauline.

Et la jeune femme de lancer un appel à la nouvelle équipe municipale : « Il faut faire cesser ces agressions à répétition qui, parfois, finissent par tuer ! »

« L’augmentation des effectifs de police pour améliorer la sécurité, je n’y crois pas. On pourrait imaginer la mise en place d’une navette qui dépose les personnes ne se sentant pas en sécurité dans leurs rues. Parce qu’on n’a pas tous les moyens de se payer des taxis et rentrer tous les soirs dans de bonnes conditions », ajoute-t-elle.

Le migrant libyen a été appréhendé vers 4 h 30, alors qu’il déambulait dans les rues en possession d’un couteau. Blessé à une main, il sera hospitalisé au CHU le lendemain et profitera d’un moment d’inattention du personnel soignant pour s’échapper par une fenêtre.

Il a de nouveau été interpellé par les forces de l’ordre, alors qu’il se trouvait dans un tramway qui se dirigeait vers le centre-ville de la cité girondine.

Pendant son audition par la police, il aurait nié les faits qui lui étaient reprochés. Ses empreintes digitales auraient cependant été relevées sur l’une des scènes de crime. D’après le parquet, il a en outre été « formellement identifié par les victimes et des témoins ».

 

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