Étude des CDC: de nombreux jeunes vaccinés ayant souffert d’une inflammation cardiaque ont eu des résultats d’IRM anormaux quelques mois plus tard

26 septembre 2022 Mis à jour: 26 septembre 2022
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Une majorité de jeunes Américains ayant souffert d’une inflammation cardiaque après avoir reçu un vaccin Covid, présentaient des résultats anormaux à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), selon une nouvelle étude des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les chercheurs des CDC ont suivi des jeunes qui ont souffert de myocardite, une forme d’inflammation cardiaque, après avoir reçu les vaccins Covid à ARNm Pfizer ou Moderna.

Les chercheurs ont présenté dans la revue scientifique The Lancet, les résultats des enquêtes réalisées auprès des jeunes Américains et de leurs prestataires de soins de santé. Ils ont inclus les résultats de 47% des 836 patients âgés de 12 à 29 ans qui ont souffert d’une myocardite, après avoir été vaccinés, au moins 90 jours avant que le prestataire de soins ne remplisse l’enquête. La myocardite de chaque patient a été remonté au VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting), la plateforme américaine en ligne qui permet de signalé des effets indésirables liés aux vaccins. Les patients qui ont rempli eux‑mêmes le questionnaire du VAERS ont été exclus, seuls les cas signalés par leurs médecins ont été pris en compte.

Environ 81% des patients concernés par l’enquête ont été considérés par les prestataires de soins de santé comme étant complètement guéris ou « probablement complètement guéris » de la myocardite. Cependant, près de la moitié des patients ont continué à signaler des symptômes, notamment des douleurs thoraciques. Et parmi les 151 patients qui ont eu des résultats d’IRM cardiaque de suivi, 54% présentaient une anomalie, comme un gonflement ou une cicatrice.

« La signification des résultats de l’IRM cardiaque, parmi le sous‑ensemble de patients qui ont reçu une imagerie cardiaque, n’est pas claire. La preuve d’une myocardite en cours sur les IRM cardiaques de suivi, basées sur les critères modifiés de Lake Louise, était rare », ont écrit les chercheurs des CDC. « Cependant, conformément aux quelques séries de cas publiés de myocardite après la vaccination Covid‑19 à ARNm, nous avons observé que près de la moitié des patients (71/151) ayant subi une IRM cardiaque de suivi présentaient un rehaussement tardif résiduel après gadolinium, indiquant une cicatrisation du myocarde. »

Chez certains des patients, l’imagerie cardiaque initiale était normale, mais l’imagerie de suivi après plusieurs mois était anormale, ce qui peut indiquer que l’état s’aggrave avec le temps.

« Les CDC effectuent un suivi supplémentaire des patients qui n’ont pas été considérés comme guéris au moins 12 mois après l’apparition des symptômes, afin de mieux comprendre leurs résultats à plus long terme », ont déclaré les chercheurs.

Ian Kracalik, chercheur aux CDC et auteur principal, n’a pas répondu aux questions envoyées par courriel.

Les cardiologues s’expriment

Le Dr Anish Koka, cardiologue en Pennsylvanie, a déclaré que l’étude « devrait dissiper la notion ridicule selon laquelle la myocardite clinique – une pathologie qui apparaît lorsqu’on a des douleurs thoraciques parce que des cellules du cœur meurent – est bénigne ».

Le Dr Koka a écrit sur Substack que nombre des anomalies détectées sur les IRM sont « très probablement » liées à la myocardite.

Les CDC ont déclaré que les preuves actuelles soutiennent un lien de causalité entre les vaccins à ARNm et deux formes d’inflammation cardiaque, la myocardite et la péricardite.

« Il est très probable que ces cicatrices soient réelles. La question valable et ouverte est de savoir ce que ces cicatrices signifient à long terme. Et la simple réponse est que nous ne le savons pas », a déclaré le Dr Koka.

Les rapports du VAERS indiquent que les jeunes, en particulier les jeunes hommes, courent un risque d’inflammation cardiaque plus élevé que prévu, après avoir reçu les injections de Pfizer ou de Moderna. Le taux le plus élevé rapporté est de 78,7 par million de deuxièmes doses administrées, pour des hommes âgés de 16 à 17 ans, ont indiqué les CDC au début du mois de septembre. Certaines analyses risques‑bénéfices ont conclu que les risques pour les jeunes en bonne santé liés à ces injections sont supérieurs aux bénéfices.

Les chercheurs de la nouvelle étude ont écrit : « Malgré l’occurrence plus élevée que prévu de myocardite après la vaccination anti‑Covid‑19, il a été démontré que les avantages des vaccins Covid à ARNm l’emportent sur le risque de myocardite. » Ils ont cité un article des CDC datant de juillet 2021, et un article des CDC datant d’avril.

Face à ces nouveaux résultats, le Dr Peter McCullough, cardiologue au Texas, a déclaré sur Twitter que le risque d’effets secondaires pour les jeunes est une « forte raison » pour eux de refuser de se faire vacciner. Le Dr McCullough a déclaré qu’il avait vu dans son cabinet des jeunes présentant des résultats anormaux plus d’un an après la vaccination.

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