Essonne – Un père de famille reçoit un coup sur son pacemaker pendant une rixe ultra-violente entre bandes : « J’ai failli perdre la vie »

7 octobre 2019 Mis à jour: 7 octobre 2019
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Âgée de 52 ans, la victime se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Elle aurait pu perdre la vie.

Les faits ont eu lieu le lundi 30 septembre à Montgeron, une commune de plus de 20 000 habitants située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Paris.

Le 30 septembre, un Montgeronnais de 52 ans emprunte le bus afin de se rendre à Évry-Courcouronnes où il souhaite acheter un parfum pour l’anniversaire de son épouse.

« Quand je monte à bord, je vois beaucoup de jeunes au fond. Je m’assois près d’eux. À l’arrêt suivant, je vois une trentaine, voire une quarantaine de jeunes qui attendent. Je me dis qu’il se passe quelque chose », explique-t-il dans les colonnes du Parisien.

« Le coup l’a touché, mais pas cassé »

Au niveau de l’arrêt Prairie d’Oly, des jeunes attroupés sur la place du Soleil repèrent un lycéen du quartier des Bergeries de Draveil circulant à bord du bus. Munis de bâtons et de gaz lacrymogènes, ils envahissent aussitôt le véhicule afin de s’en prendre à lui.

« J’étais assis juste devant leur cible numéro un. Quand je les ai vus arriver, je me suis couché sur ma voisine. Les jeunes me montaient dessus à pieds joints pour frapper celui de derrière ! À un moment, j’ai essayé de me relever, mais je me suis pris un gros coup de poing sur l’épaule. Juste au-dessus du pacemaker », poursuit le quinquagénaire.

« Le coup l’a touché, mais pas cassé. Heureusement, sinon j’étais mort. Ce pacemaker, c’est 80 % de mon cœur », ajoute-t-il.

L’assaut dure cinq à dix minutes pendant lesquelles le père de famille reste couché en espérant ne pas recevoir un coup de bâton sur son pacemaker.

« Puis un jeune a gazé tout le fond du bus, y compris ses propres amis, explique le père de famille. Tout le monde est sorti, et j’en ai profité pour m’échapper », souligne le Montgeronnais.

« J’ai été en danger de mort »

Pris en charge par les pompiers, il sera finalement évacué vers l’hôpital Claude Galien de Quincy-sous-Sénart d’où il sortira dans la soirée. Particulièrement choqué, il a décidé de faire part de son désarroi aux journalistes du Parisien.

« J’ai été en danger de mort. Pourquoi faire ça dans le bus, là où il y a des innocents ? Des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées ? Cela ne se voit même pas que je suis malade cardiaque. Et pourtant, j’ai failli perdre la vie », raconte le quinquagénaire.

« Et s’il était mort, qu’auraient dit ces jeunes ? Avec le recul, je me dis que cela aurait pu être bien plus grave. Si on le tape là [elle désigne son torse], c’est fini », renchérit son épouse.

Échaudé par la violence de l’incident, ce Montgeronnais se refuse désormais à prendre le bus lorsque des jeunes se trouvent à l’intérieur.

« Même si j’ai un rendez-vous important, je le laisserai passer. Je ne peux plus prendre ce risque », conclut-il dépité.

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