Essonne : un employé refuse de lui faire crédit pour un paquet de chips, il revient avec un sabre

5 novembre 2019 Mis à jour: 5 novembre 2019
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Le suspect a vu rouge lorsque l’employé d’une épicerie a refusé de lui faire crédit du montant d’un paquet de chips.

Les faits ont eu lieu le 27 septembre à Corbeil-Essonnes, une ville de plus de 50 000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Paris.

Vers midi, un homme de 30 ans prénommé Tony entre dans l’épicerie Château-Rouge de la rue Émile Zola. Il désire acheter de l’alcool et des chips mais sa carte bleue ne passe pas. L’individu souhaite au moins repartir avec son paquet de chips et demande au commerçant de lui faire crédit.

Celui-ci refuse, provoquant la colère du jeune homme qui n’hésite alors pas à le menacer verbalement : « Je promets de revenir pour te découper. Je ne te lâcherai pas !»

Peu de temps après, le trentenaire se présente de nouveau dans l’échoppe, muni d’un katana. Il éventre un sac de riz à l’entrée du magasin avant d’invectiver l’épicier.

Terrifié, ce dernier saisit une bombe lacrymogène qu’il vide sur son agresseur. Le malfrat quitte aussitôt les lieux pendant qu’un témoin prévient les forces de l’ordre. Celles-ci appréhenderont rapidement l’assaillant qui finira par lâcher son arme.

Placé en garde à vue, il a affirmé qu’il ne regrettait pas ses actes avant de déclarer à l’expert psychiatre qu’il aimait « les armes blanches parce que ça fait plus crédible que les armes à feu et que devant la justice, on risque moins ».

Un suspect au casier judiciaire déjà bien rempli

Jugé lundi dernier pour « dégradations et violences avec usage d’une arme », le prévenu a expliqué qu’il fumait « dix joints de cannabis » et buvait « entre 20 et 30 canettes d’alcool par jour, notamment le week-end », rapportent les journalistes du Parisien.

« Vous avez pensé à vous faire soigner ? », l’interroge le président du tribunal. Et l’accusé de répondre : « C’est pas ça qui va me faire arrêter. »

Bien connu de la justice, le suspect – qui vit dans un foyer depuis que ses parents l’ont mis à la porte en 2015 – présente un casier judiciaire bien rempli avec pas moins de onze condamnations avant son nouveau procès.

Le 4 novembre, les magistrats l’ont finalement condamné à six mois de prison ferme avec interdiction de détenir une arme pendant trois ans.

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