Éric Caumes déclare que le pass vaccinal est « une erreur d’un point de vue médical »

15 janvier 2022 Mis à jour: 15 janvier 2022
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L’infectiologue Éric Caumes, qui était invité sur les ondes d’Europe 1 dans Europe Matin, s’est exprimé au sujet du pass vaccinal et sur la situation sanitaire avec le variant Omicron. Il a expliqué que ce virus était « de moins en moins pathogène au fur et à mesure que les vagues se succèdent ».

Ce vendredi 14 janvier dans Europe Matin, le professeur Éric Caumes a apporté des éclairages sur la pandémie, avec des propos rassurants sur le variant Omicron, qui ne justifieraient pas l’entrée en vigueur du pass vaccinal en France.

Un virus « de moins en moins pathogène »

L’infectiologue qui exerce à l’hôpital Hôtel-Dieu de Paris a expliqué que « le scénario optimiste est le bon scénario, en se basant sur l’histoire des épidémies, notamment sur l’histoire du dernier coronavirus qu’on connaît », ajoutant que le virus était « de moins en moins pathogène au fur et à mesure que les vagues se succèdent. »

D’un point de vue « épidémiologiste, santé publique et médical », le pass vaccinal « est une erreur », a-t-il également déclaré. Selon lui, si « à l’époque de Delta, cela pouvait se concevoir », ce n’est plus le cas avec Omicron. On observe en effet que « le vaccin n’empêche pas la circulation en population générale », aux vues des centaines de milliers de cas par jour. À noter que les chiffres montrent une circulation du variant Omicron représentant 75 % des cas en France, alors que pour Delta ils ne sont que 25 %, a indiqué le professeur au micro de Dimitri Pavlenko.

Il a également mentionné que « le vaccin est efficace pour éviter de rentrer à l’hôpital, mais n’est pas efficace pour éviter la circulation du virus. C’est pour cela que le pass vaccinal n’a pas beaucoup de sens avec Omicron ». Et si les personnes vaccinées attrapent le virus, cela est bénéfique pour elles dans le sens où cela leur confère une immunité naturelle.

« On est dans la campagne électorale »

Face à la politique du gouvernement, qui veut contraindre les non-vaccinés à la vaccination contre le Covid-19, Éric Caumes estime qu’« on est dans la campagne électorale », de la même manière que pour le pass vaccinal. « Ce n’est ni de la médecine, ni de la santé publique », a-t-il souligné.

L’infectiologue est par ailleurs favorable à une troisième et quatrième dose pour les plus fragiles et les plus de 60 ans. « Ce qu’on est en train de découvrir avec ce coronavirus, et sans doute que d’autres circulent aussi, c’est qu’une infection ne confère pas une immunité définitive, tout comme la vaccination », a-t-il expliqué, raison pour laquelle « il faut entretenir la vaccination chez les personnes à risque », car « au bout de cinq-six mois, l’immunité qui est conférée par le vaccin est devenue mauvaise ».

Concernant la quatrième dose, les personnes en auront donc besoin « dans quatre ou six mois s’ils n’ont pas attrapé le Covid entre temps parce que sinon, ils n’auront pas besoin de doses, cela fera office de rappel vaccinal ». Il considère d’ailleurs que le pass vaccinal « doit tenir compte de l’infection naturelle », déclarant que « c’est probablement plus efficace que le vaccin pour protéger contre la gravité d’une infection ultérieure ».


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