Emmanuel Macron déplore la « banalisation de la violence » qui s’est « durcie » après le confinement

28 août 2020 Mis à jour: 29 août 2020
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Le chef de l’État a assuré que le gouvernement serait « intraitable » face aux violences.

Emmanuel Macron a déploré vendredi 28 août « une banalisation de la violence » qui s’est, selon lui, « durcie » « à la sortie du confinement » et qui nécessite « une réponse républicaine rapide », lors d’une rencontre à Paris avec l’Association de la presse présidentielle.

« Quelque chose se passe dans notre société »

« Quelque chose se passe dans notre société qui n’est pas neuf, mais qui sans doute s’est accéléré à la sortie du confinement, qui s’est durci : une forme de banalisation de la violence », a fait valoir le chef de l’État, en assurant que le gouvernement serait « intraitable ».

Il a appelé à « remettre une vraie politique éducative, c’est-à-dire une politique de prévention ; mais aussi une réponse républicaine – respectant les droits individuels  – mais qui soit rapide et intelligible aussi bien pour la victime que pour » l’auteur présumé des faits. Le président de la République a indiqué qu’il s’exprimerait sur le sujet la semaine prochaine à l’occasion des 150 ans de la République.

« Le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux »

Les questions de sécurité et de justice figurent également parmi les « priorités » du séminaire gouvernemental de rentrée le 9 septembre. Pour l’occasion, Emmanuel Macron a dit avoir demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Justice « quelques éléments additionnels à la stratégie, à la fois pour l’accélérer et répondre plus efficacement ».

« Les violences qu’on évoque ont plusieurs formes : il y a celle qu’on connaît depuis 2016 à l’occasion de manifestations publiques qui est le fait de groupes plutôt organisés, extrémistes, qui ont une approche opportuniste, qui se greffent dans les manifestations pour avoir des gestes de violence ; on a ensuite la violence liée à la drogue – le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux – puis il y a la violence du quotidien », a énuméré le chef de l’État.

Un « changement anthropologique »

Devant la presse présidentielle, Emmanuel a encore souligné « la difficulté à répondre le plus vite possible à toutes les formes de violence », en relevant qu’il s’agissait d’un « symptôme ou d’un malaise de notre société, qui est un problème d’éducation, un problème d’intégration, un problème de modèle économique ».

Selon le président, il s’agit également « sans doute d’un changement anthropologique ». « La violence s’est banalisée. D’abord sur les réseaux sociaux, puis elle se transcrite très rapidement sur le plan réel et physique », a-t-il considéré, en appelant à « retrouver le sel du patriotisme républicain ».

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