Elon Musk a raison : le chemin de la tyrannie est pavé de peur

8 février 2022 Mis à jour: 13 février 2022
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Elon Musk, fondateur, ingénieur en chef et PDG de SpaceX, ainsi que de la société Tesla, a récemment tweeté un message pertinent à ses 62 millions d’abonnés : « Si l’on effraie suffisamment les gens, ils demanderont la suppression de la liberté. C’est le chemin vers la tyrannie. »

Il a bien raison. C’est tout à fait juste. Le tyran soviétique Joseph Staline le savait mieux que quiconque. On raconte qu’un jour froid d’hiver, Staline a ordonné à plusieurs de ses acolytes de le rejoindre dans une cour où étaient gardés des poulets. Staline a pris un coq par le cou, lui a arraché toutes ses plumes et a reposé l’oiseau sur le sol. Puis Staline s’est éloigné en jetant par terre un peu de grains. Le coq, complètement terrifié et frissonnant de froid, a suivi Staline en se blottissant contre ses bottes en essayant de se réchauffer. La morale, a expliqué le dictateur, était que « c’est ainsi qu’on gouverne les gens. Retirez-leur tout ce qu’ils ont et ils vous suivront pour un peu de nourriture ».

Staline est mort. Mais des méthodes de contrôle similaires sont bien vivantes. La tyrannie est en expansion partout dans le monde. La peur a été instrumentalisée.

Quand on pense à la tyrannie, on pense souvent à des endroits comme la Chine, la Corée du Nord, l’Iran ou l’Arabie saoudite. Et ce, pour de bonnes raisons. Ces États sont synonymes de tyrannie. Ce sont des endroits où les libertés civiles n’existent tout simplement pas.

Mais qu’en est-il de l’Australie, du Canada, des États-Unis et de bien d’autres pays occidentaux ? Contrairement aux États susmentionnés, où la tyrannie malveillante règne en maître, ces pays offrent à leurs citoyens une forme « bienveillante » de tyrannie où certaines libertés civiles sont préservées, mais pas de manière suffisante. Laissez-moi vous rappeler, par exemple, que les médias ont parlé des « camps de quarantaine » en Australie.

Des membres de la Force de défense australienne traversent les jardins de Fitzroy à Melbourne, en Australie, alors que la ville a été soumise à des restrictions de confinement de niveau 4, le 10 août 2020. ( Quinn Rooney/Getty Images)

Les gouvernements, aidés par les médias mainstream, ont instrumentalisé la peur. A cause de cela, la société s’est divisée en deux groupes très différents. Un groupe souffre du syndrome de Stockholm – une réponse émotionnelle des otages qui établissent un lien psychologique avec leurs ravisseurs. Ce n’est pas une réponse logique. Elle n’est pas basée sur le raisonnement. Elle est basée sur la peur.

Aux États-Unis, par exemple, les célébrités faisant partie des « groupies de Fauci » ont passé un temps fou à chanter les louanges d’Anthony Fauci – le plus haut responsable sanitaire américain. Bien sûr, je n’accuse pas le Dr Fauci de prendre qui que ce soit en otage. Mais il a joué un rôle déterminant dans les décisions politiques qui ont fait que de nombreuses personnes se sont senties comme des otages. Il a joué un rôle clé dans l’introduction des confinements inutiles – des confinements qui ont laissé des gens sans espoir, sans liberté, sans travail et, surtout, sans lien avec la communauté au sens large.

Des millions de gens souffrent peut-être du syndrome de Stockholm, mais des millions d’autres vivent quelque chose de très différent. Il s’agit du syndrome de Londres – un état dans lequel les personnes prises en otage refusent de faire ce que leurs ravisseurs leur demandent. Nous voyons que des manifestations de masse contre les politiques sanitaires abusives ont lieu à travers le soi-disant « monde libre », de l’Europe à la Nouvelle-Zélande.

Pendant ce temps, au Canada, les camionneurs continuent leur action de protestation. Des milliers de Canadiens se sont également rassemblés dans leur capitale, Ottawa, pour protester contre la vaccination imposée. Pour être clair, les camionneurs ne sont pas contre les vaccins, ils sont contre l’obligation. Ils ne sont pas, contrairement à ce qu’on peut lire dans les grands médias, une « petite minorité marginale ». Que veulent ces camionneurs ? Ils estiment que, dans un monde libre, les êtres humains devraient être libres de prendre leurs propres décisions. Ils ne devraient pas être forcés de faire quoi que ce soit qu’ils ne se sentent pas à l’aise de faire.

L’autodétermination existe encore ou, du moins, elle existait jusqu’à récemment. Le « convoi de la liberté », comme l’ont nommé les camionneurs, a attiré l’attention du monde entier. Les camionneurs manifestent contre les excès du gouvernement dans la capitale du pays. Je suis sûr que de nombreux lecteurs connaissent très bien ce que c’est que les excès du gouvernement, et que beaucoup ont en marre.

Un camion participant au « convoi de la liberté » qui est parti de la région de Montréal le 28 janvier 2022. (Noé Chartier/Epoch Times)

La liberté, que beaucoup d’entre nous considéraient comme acquise avant que la pandémie ne vienne bouleverser le monde, n’existe plus. L’espoir a été remplacé par un profond sentiment de désespoir, et la peur domine le paysage. Il ne s’agit pas d’une défaillance du système. C’est intentionnel. Ceux qui sont au pouvoir l’encouragent activement.

Pourquoi ?

Comme le savait bien Staline, plus une société a peur, plus elle est facile à contrôler. Une société qui a peur ne veut jamais aller de l’avant ; une société qui a peur est une société plus docile. Cependant, comme les camionneurs du Canada nous l’ont montré, nous ne devons pas avoir peur. Au contraire, nous devons avoir du courage. Nous devons être engagés, informés et conscients des abus qui se produisent. Nous avons deux options : nous incliner et acquiescer, ou nous lever et faire entendre notre voix. Laquelle vous semble plus raisonnable ?

John Mac Ghlionn est un chercheur et un essayiste. Ses écrits ont été publiés dans des journaux comme le New York Post, Sydney Morning Herald, Newsweek, National Review, The Spectator US et d’autres médias respectables. Il est également un spécialiste des questions psychosociales, avec un intérêt particulier dans les domaines des dysfonctionnements sociaux et la manipulation des médias.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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