Effondrement continu des actions Meta: Zuckerberg a perdu 100 milliards de dollars en 13 mois

31 octobre 2022 Mis à jour: 31 octobre 2022
FONT BFONT SText size

Jeudi dernier, Meta a affiché des résultats trimestriels décevants, suite à quoi la fortune de Zuckerberg a encore fondu de 11 milliards de dollars. Selon Bloomberg, Zuckerberg a perdu plus de 100 milliards de dollars en 13 mois.

Selon l’indice Bloomberg des milliardaires, Zuckerberg possède désormais une valeur nette de 38 milliards de dollars, soit une baisse spectaculaire par rapport aux 142 milliards de dollars atteints en septembre 2021. Selon Forbes, la valeur nette de Zuckerberg n’est que de 35,9 milliards de dollars.

Cette annonce survient alors que les actions de Meta Platforms Inc, la société mère de Facebook et d’Instagram, ont chuté de 24% jeudi, passant à un moment sous la barre des 100 dollars, à 98,20 dollars. Il y a environ un an, elles oscillaient autour de 320 dollars.

Les investisseurs se sont empressés de revendre leurs actions Meta dès l’ouverture de la bourse mercredi, les faisant chuter de 20% et réduisant de 67 milliards de dollars leur valeur boursière, après la quatrième baisse consécutive du bénéfice trimestriel de la société.

Le métavers : un gouffre

Selon le géant de Menlo Park, en Californie, ses dépenses globales pourraient augmenter de 16% l’année prochaine. Il prévoit aussi que les pertes d’exploitation de Reality Labs, l’unité chargée de donner vie au métavers, « augmenteront nettement » l’année prochaine.

Logo de Meta à Menlo Park, en Californie, le 28 avril 2022 (Photo : Justin Sullivan/Getty Images)

Lors d’une conférence téléphonique suivant l’annonce des résultats trimestriels, Brent Thill, analyste chez Jefferies, a déclaré à la compagnie : « Je pense que ce qui résume en quelque sorte le sentiment des investisseurs en ce moment, c’est qu’il y a trop de placements expérimentaux par rapport à des placements éprouvés qui ciblent les fondamentaux… Je pense que tout le monde aimerait vous entendre nous expliquer en quoi ce sera rentable un jour. »

Au cours du trimestre juillet‑septembre, les pertes de Reality Labs ont explosé, passant de 2,63 milliards de dollars l’année précédente à 3,67 milliards de dollars. Les revenus ont presque diminué de moitié.

Mais lors de la conférence téléphonique sur les résultats, Zuckerberg a défendu le projet. Il a insisté sur le fait que cela deviendra « quelque chose de très important » au cours de la prochaine décennie.

« Écoutez, je comprends que beaucoup de gens puissent être en désaccord avec cet investissement, mais d’après ce que je peux dire, je pense que cela deviendra quelque chose de très important », a‑t‑il affirmé. « Les gens regarderont en arrière dans une décennie et parleront de l’importance du travail effectué ici. »

Lors de l’appel, il a également évoqué les avancées de l’entreprise, notamment un casque de réalité virtuelle et mixte récemment dévoilé, appelé Quest Pro, dont le prix est de 1500 dollars, et une plateforme de métavers sociaux où les gens peuvent s’exprimer via des avatars. Ce casque est commercialisé alors que l’inflation en glissement annuel, mesurée par l’indice des prix à la consommation, a atteint 8,2% en septembre, et que les sondages montrent que la grande majorité des ménages sont inquiets par la hausse des prix des biens de consommation.

« Le métavers… c’est un gros pari compte tenu de la crise économique », a déclaré pour Reuters Paolo Pescatore, analyste chez PP Foresight « Les gens ne se précipitent pas pour acheter un casque de réalité virtuelle ou même regarder des vidéos à 360 degrés … le nouveau dispositif n’est encore qu’un jouet coûteux. »

À l’instar d’autres grandes entreprises technologiques, Meta a été touchée par les craintes d’une récession tout en étant confrontée à l’inflation. Alphabet, la société mère de Google, et Microsoft a également publié des résultats défavorables pour le troisième trimestre.

Reuters a contribué à cet article.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé