Les dons chinois expliquent-ils le changement des politiques énergétiques de Biden?

Par Diana Furchtgott-Roth
23 janvier 2023 Mis à jour: 23 janvier 2023
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Après la découverte de documents classifiés au Penn Biden Center de l’Université de Pennsylvanie, des questions se posent sur le lien entre la réception de 54 millions dollars en dons chinois à l’université, et la promotion par le président Biden de politiques énergétiques qui renforcent l’économie chinoise au détriment de l’économie américaine.

Suite aux politiques énergétiques de Biden contre les combustibles fossiles, les Américains ont fait face à des coûts plus élevés et à une économie affaiblie, tandis que la Chine accède à un plus grand marché pour ses éoliennes, ses panneaux solaires et ses batteries de véhicules électriques « verts ».

L’argent et les politiques sont‑ils liés ?

Le New York Post a rapporté que des dizaines de millions de dollars en dons à l’Université de Pennsylvanie provenaient de donateurs chinois, après la création du Penn Biden Center en 2017.

Entre 2017 et 2019, Biden a également reçu 775.000 dollars de l’université, alors qu’il n’avait aucune responsabilité en tant que professeur.

Durant cette période, son fils Hunter Biden menait des affaires lucratives en Chine, dont une part des bénéfices étaient destinée à son père.

Le National Legal and Policy Center a déposé une plainte auprès du département de la Justice en 2020, accusant le client énergétique chinois de Hunter Biden, le groupe géant CEFC, d’avoir évité de s’enregistrer en tant que société étrangère opérant sur le sol américain.

Un message texte rapporté concernant CEFC en mai 2017 de Hunter Biden à son collègue, Tony Bobulinski, indique : « Nous ne voulons pas avoir à nous enregistrer comme agents étrangers (…) car cela a beaucoup plus d’implications concernant ce que savent certaines personnes qui préfèreraient ne pas savoir. »

Les dons chinois portent leurs fruits. L’administration Biden suit l’exemple de la Californie et se fixe pour objectif de ne vendre que des véhicules électriques d’ici 2035. Elle s’engage résolument dans la question du changement climatique et soutient le mouvement environnemental, social et de gouvernance (ESG).

Véhicules électriques à batterie

Le California Air Resources Board a édicté une règle selon laquelle tous les nouveaux véhicules vendus dans le Golden State [Californie] devront être des véhicules hybrides rechargeables soit des véhicules 100% électriques d’ici 2035. À Washington, Biden a publié un mandat ordonnant que la moitié des ventes de véhicules neufs du pays soient des véhicules électriques d’ici 2030 et a chargé le directeur de l’Environmental Protection Agency (EPA) de « coordonner les activités de l’agence » avec l’État de Californie.

La règle et l’ordre exécutif troquent la sécurité énergétique de l’Amérique et sa dépendance au pétrole et au gaz naturel bon marché produits dans le pays contre une dépendance à des batteries fabriquées en Chine, et dans certains cas dans des camps de travaux forcés dans la région du Xinjiang. L’Amérique ne peut pas produire ces batteries à un coût inférieur à celui des batteries fabriquées en Chine par des esclaves.

De plus, les véhicules électriques ont une autonomie limitée et sont plus coûteux que les véhicules thermiques équivalents. Les ordres émanant de la Maison Blanche vont donc augmenter les frais de transport des Américains, ce qui affaiblira encore l’économie. Plus d’argent orienté vers les voitures signifie moins d’argent dépensé pour d’autres produits et services.

Le changement climatique

Au cours de l’année dernière, les organes de l’exécutif ont mis en avant le changement climatique pour justifier le ralentissement de la production et de la livraison de pétrole, de gaz naturel et de charbon américains, et pour encourager l’utilisation d’éoliennes et de panneaux solaires fabriqués en Chine. De ce fait, les factures d’électricité des Américains montent en flèche. Et, une fois de plus, c’est au bénéfice des Chinois : sept des dix premiers fabricants d’éoliennes et de panneaux solaires sont chinois.

Plus précisément :

– L’administration décourage activement les investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon, sous prétexte que ces investissements représentent un risque pour l’environnement. Les entreprises qui produisent et dépendent des carburants conventionnels ont plus de mal à obtenir des capitaux pour se développer, car elles doivent faire face à des taux d’emprunt plus élevés.
– Le département des Transports donne la priorité aux initiatives en faveur du climat, comme le financement des véhicules électriques, des stations de recharge et des transports en commun électriques, ainsi que des pistes cyclables et piétonnes.
– La Commission fédérale de réglementation de l’énergie ralentit l’approbation de nouveaux oléoducs et gazoducs destinés à transporter le pétrole et le gaz de l’intérieur du pays vers les consommateurs de tout le pays, ainsi que vers les côtes, où ils peuvent être exportés.
– Le département de l’Intérieur a demandé une réduction du nombre de baux permettant aux entreprises de forer des puits de pétrole et de gaz sur les terres fédérales, une augmentation des redevances pour ces baux et un processus d’appel d’offres plus complexe pour sélectionner les acheteurs, sachant que cela fait augmenter les prix pour les consommateurs.
– Le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), Gary Gensler, a proposé des règles visant à obliger les entreprises privées à divulguer des informations sur la gouvernance et la gestion des risques liés au climat, sur la manière dont les risques climatiques affecteront les stratégies et les perspectives des entreprises, et sur les effets des événements climatiques tels que les ouragans et les incendies de forêt sur les états financiers.
– L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), qui réglemente les banques, a nommé un nouveau responsable des risques climatiques chargé de superviser les risques liés au climat pour les banques. Si elle juge que les investissements dans le pétrole et le gaz sont « risqués », les banques seront dissuadées de prêter aux sociétés pétrolières et gazières, ce qui réduira le capital disponible pour exploiter davantage ces ressources.

Le mouvement environnemental, social et de gouvernance

Sous l’impulsion de BlackRock et de State Street Global Advisors, les grandes institutions financières font pression sur les organisations internationales de développement, les sociétés privées et les fonds de pension pour qu’ils n’investissent pas dans les combustibles conventionnels. Cela affaiblit l’Amérique, qui produit ces carburants, et aide la Chine, qui fabrique les alternatives – turbines éoliennes et panneaux solaires – en utilisant des centrales électriques au charbon.

L’ESG signifie moins d’emplois pour les Américains, plus d’emplois pour les Chinois.

Comme l’explique Jessica Anderson, directrice générale de Heritage Action for America, « le mouvement ESG est déterminé à prendre le dessus sur la culture et des affaires pour contrôler les travailleurs américains ».

Sur son site Web, State Street indique quatre moyens d’influencer les investissements des entreprises… et tous profitent à la Chine. Premièrement, exiger des pays qu’ils adoptent des réglementations pour réduire les émissions de carbone. Deuxièmement, sensibiliser au changement climatique par le biais de « davantage d’éducation, de conseils, de solutions et d’analyses ESG ». Troisièmement, prendre le contrôle des conseils d’administration des entreprises et utiliser les clients et les investisseurs « pour obliger les entreprises et les organisations à prendre en compte les risques et les opportunités liés au climat ». Enfin, organiser des engagements mondiaux pour réduire les émissions de carbone des combustibles fossiles à zéro d’ici 2050.

En suivant le mouvement ESG et en décourageant les investissements dans les combustibles conventionnels, l’Amérique renonce à son pouvoir géopolitique à l’étranger ainsi qu’à sa puissance économique sur son territoire. Par exemple, la Chine finance la production de centrales électriques au charbon dans les pays en développement que les institutions américaines refusent de financer, ce qui confère à la Chine une influence considérable puisqu’elle aide ces pays à fournir de l’électricité bon marché aux foyers et à l’industrie.

Certains pourraient justifier ces « cadeaux » à la Chine par le fait que le climat mondial bénéficiera de la réduction des émissions résultant de la décarbonisation américaine. Mais la Chine produit les éoliennes, les panneaux solaires et les batteries qu’elle vend aux États‑Unis avec du charbon, ce qui augmente les émissions mondiales.

Il faut savoir que l’Amérique compte 225 centrales électriques au charbon et la Chine 1118 (la moitié de toutes les centrales au charbon dans le monde). Depuis 2010, l’Amérique a réduit sa production d’électricité à partir du charbon de 100.000 mégawatts. La Chine l’a augmentée de 580.000 mégawatts. Entre 2005 et 2020, l’Amérique a réduit ses émissions de dioxyde de carbone de 970 millions de tonnes métriques, tandis que la Chine a augmenté ses émissions de 4689 millions de tonnes métriques.

Beaucoup de gens sont perplexes quant au fait que Biden ait orienté la politique énergétique américaine vers un pays qui asservit son peuple, vole la propriété intellectuelle des États‑Unis et menace nos alliés et partenaires.

L’enquête fédérale en cours sur les transactions commerciales chinoises de plusieurs millions de dollars de son fils Hunter et les dizaines de millions de dollars de dons chinois versés à l’Université de Pennsylvanie au moment même où elle créait le nouveau think tank de Joe Biden apportera probablement plus de réponses.

Article original sur The Daily Signal, une publication de The Heritage Foundation.

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