Deux ans après son agression à Lattes, Lorenzo est tétraplégique incomplet et ses agresseurs, eux, sont toujours en liberté

27 août 2022 Mis à jour: 27 août 2022
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Depuis l’agression de Lorenzo, survenue deux ans plus tôt, lui et sa famille ont dû faire face à de nombreuses difficultés et rien n’est encore gagné. Le jeune homme, qui est tétraplégique incomplet, a pu regagner son domicile après de nombreux mois d’hospitalisation et de rééducation. Ses agresseurs, eux, courent toujours.

La violente agression de Lorenzo remonte au 24 août 2020. Ses agresseurs l’avaient pris à partie sur le parking de la piscine de Lattes, alors qu’il rentrait d’une soirée, le faisant chuter dans un fossé et le rouant de coups.

« Le contrôle judiciaire n’est pas du tout respecté »

Ainsi que le rapporte Midi libre, cinq personnes ont été placées sous contrôle judiciaire, après avoir été mises en examen dans une procédure criminelle pour violences volontaires en réunion ayant entraîné une infirmité permanente. Si trois d’entre eux avaient d’abord été incarcérés, ils avaient été libérés quatre jours plus tard, suite à un référé-liberté devant la cour d’appel.

Cette procédure, en plus d’être exceptionnelle, a profondément choqué la famille de la victime, d’autant plus que le contrôle judiciaire de ces individus « n’est pas du tout respecté », précise Élise, la mère de Lorenzo. « On les voit tout le temps, ils vont en boîte de nuit, au match de foot ! […] eux, ils vivent tranquilles alors que pour nous, tout s’est arrêté le 24 août 2020. On l’a signalé à chaque fois aux services de police mais il ne se passe rien », déplorent Élise et son compagnon, qui attendent patiemment le procès. « Mais les peines ne seront jamais à la hauteur de ce que vit Lorenzo qui a pris la peine maximum, lui », pointent-ils encore.

« Depuis deux ans, on a dû se débrouiller tout seuls »

Effectivement, le jeune Pérolien, qui ne peut plus se déplacer autrement qu’en fauteuil roulant, doit endurer des douleurs constantes. « Trois mois de réanimation, alité pendant dix mois au total, opéré deux fois », voilà les grandes lignes du calvaire de Lorenzo, selon les mots de sa maman. Un parcours douloureux, qui plus est parsemé d’infections en tout genre et de plusieurs chocs septiques, qui auraient pu chaque fois le tuer. Le jeune homme précise ne s’être rendu compte de son état que deux ou trois mois après son agression. Et si Lorenzo a enfin pu retourner à son domicile, c’est au prix de lourds efforts.

Outre les problèmes de santé de Lorenzo, la famille a dû affronter, seule, de nombreuses complications d’ordre matériel. « On a dû tout assumer. On a dû vendre notre maison que l’on avait fini de payer car c’était impossible de la mettre aux normes pour le handicap de Lorenzo », soulignent Élise et son compagnon, qui ont également dû se mettre en disponibilité de leur travail, relate Midi libre. Et une fois le logement trouvé, celui-ci a dû être adapté, afin de répondre aux exigences du handicap de Lorenzo.

Les travaux réalisés ont, pour l’instant, été entièrement assumés par la famille du jeune homme et pendant la durée de ceux-ci. Tant que l’instruction est en cours, aucune aide financière ne peut être débloquée. « Quand vous êtes victimes d’un accident de la route, il y a au moins des assurances », pointe la famille de Lorenzo. Si cette dernière a pu garder la tête hors de l’eau, c’est principalement grâce à la solidarité de proches et aux dons de l’Association des professionnels de santé (APSP).

« J’essaie de pas trop penser à tout ça »

Quant aux équipements dont Lorenzo a besoin, tel qu’un lit médicalisé adapté à sa morphologie, « ce sont des coûts à peine couverts par la sécurité sociale et la Maison départementale pour les personnes handicapées », constatent les parents.

Malgré tous ces écueils, Lorenzo, qui a déjà été entendu par les enquêteurs à deux reprises depuis le début des investigations, essaye de garder le cap. « Je fais mon chemin chaque jour, c’est compliqué, mais je n’ai pas le choix. J’essaie de pas trop penser à tout ça, de me concentrer sur moi, ma vie aujourd’hui », confie-t-il à nos confrères.

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