«Louis XVI, on l’a décapité. Macron, on peut recommencer»: la violence verbale contre Emmanuel Macron atteint de nouveaux sommets

Par afp
23 janvier 2020 Mis à jour: 26 janvier 2020
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«Louis XVI, on l’a décapité. Macron, on peut recommencer». Durant les dernières manifestations du 24 janvier contre la réforme des retraites organisées par l’intersyndicale CGC-CGT-FO-Solidaires-FSU, des slogans très explicites et violents ont été entendus dans la bouche de certains manifestants. Leur cible : le président de la République, Emmanuel Macron.

Des retraites aux flambeaux étaient organisées le 24 janvier dans plusieurs villes, dont Paris, pour protester contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et d’une nouvelle journée nationale de mobilisation, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les manifestants étaient plusieurs milliers au départ de la place de la Nation à Paris en direction de République, beaucoup d’entre eux portaient des flambeaux avec des banderoles et slogans: « Macron retire ton projet! Sauvegardons et améliorons nos retraites! » ou « à bas le roi et sa cour ».

Certains manifestants ont cependant utilisé des slogans ou des images beaucoup plus virulents à l’encontre du chef de l’État. Une «collecte pour une guillotine» avait par exemple été installée sur la place de la Concorde, lieu d’arrivée du cortège, et endroit même où le roi Louis XVI fut décapité le 21 janvier 1793. Sur cette même place, le slogan «mort au Roi, derrière tes flics tu flippes» avait été inscrit sur le sol.

Certains manifestants ont scandé : « Louis XVI on l’a décapité, Macron on peut recommencer », certains autres portant un gilet de la CGT avaient des masques à l’effigie du président de la République accrochés en haut d’une pique.

Selon le Figaro, certains manifestants ont relativisé ses expressions en parlant de leur valeur symbolique. «Macron est détesté par de nombreux Français, les manifestants ne souhaitent pas tous sa mort (…) souhaiter la mort du chef est souvent symbolique, signe d’un rejet total», estime l’un. Un autre évoque seulement une «violence verbale» tandis que, selon lui, «le régime Macron mutile et éborgne».

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