De nombreux problèmes de santé probablement dus aux vaccins Covid-19 et non à une simple coïncidence : analyse des données du VAERS

5 avril 2022 Mis à jour: 5 avril 2022
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Selon un examen des données du Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), le système américain de signalement d’effets secondaires liés aux vaccins, divers problèmes de santé signalés par des personnes ayant reçu une des injections du vaccin Covid‑19 sont plus probablement causés par les vaccins que par une simple coïncidence.

Depuis l’arrivée des vaccins fin 2020, plus d’un million de signalements sur divers problèmes de santé ont inondé le VAERS, dont plus de 21 000 décès. Certains spécialistes et responsables publics ont minimisé l’importance de ces allégations. Selon eux, un problème de santé survenant juste après une inoculation n’était pas forcément lié à celle‑ci.

Cependant, une analyse plus approfondie des données indique que de nombreux effets indésirables constituent bien plus qu’une simple coïncidence, selon Jessica Rose, une biologiste computationnelle qui étudie les données depuis neuf mois au moins.

« Les signaux de sécurité émis par le VAERS sont hors norme à tous les niveaux », déclare‑t‑elle pour Epoch Times.

Il existe de multiples façons d’analyser les données afin de déterminer s’il y a bel et bien un lien de causalité entre un événement indésirable et la vaccination. Par exemple, les vaccins sont généralement administrés en deux doses. Un événement indésirable aléatoire, sans rapport avec le vaccin, ne devrait pas avoir de spécificité particulière par rapport au fait qu’on en soit à la première ou seconde dose. Un accident vasculaire cérébral n’ayant aucun lien avec la vaccination ne devrait pas présenter de spécificité particulière selon qu’on administre un vaccin de tel ou tel laboratoire. Dans les données du VAERS, cependant, un certain nombre de problèmes signalés sont liés au nombre de doses. La myocardite chez les adolescents, par exemple, est signalée bien plus souvent après la deuxième dose qu’après la première. En revanche, après une injection de rappel, la fréquence est nettement plus faible, explique le Dr Rose.

Graphique obtenu à partir des données du VAERS : nb de myocardites/âge, au moment de la 1e, 2e ou 3e dose. (Jessica Rose)

D’autres chercheurs et autorités sanitaires ont déjà reconnu que les vaccins sont associés à un risque élevé de myocardite, en particulier chez les adolescents, mais ils affirment généralement que le risque est faible.

Cependant, le lien entre le nombre de doses et les effets secondaires apparaît lorsqu’on analyse d’autres événements indésirables, notamment les évanouissements et les vertiges, plus fréquents après la première dose.

Graphique obtenu à partir des données du VAERS : nb de syncopes/âge, au moment de la 1e, 2e ou 3e dose. (Jessica Rose)

Jessica Rose reconnaît que l’analyse statistique fournit rarement des réponses irréfutables. Il pourrait y avoir, par exemple, un facteur inconnu qui conduirait à un plus grand nombre d’événements indésirables après la première ou la deuxième injection. Toutefois, selon elle, les données ne permettent pas de tirer une telle conclusion. Des recherches antérieures ont montré que la majorité des rapports VAERS sont soumis par le personnel médical. Il est peu probables que les médecins manquent de signaler d’autres facteurs indésirables ou le type de dose administrée. Pour le Dr Rose, si des personnes souffrent de problèmes de santé après l’injection d’une nouvelle substance et que ces problèmes changent considérablement entre la première et la deuxième injection, la substance en question y est probablement pour quelque chose.

À propos des résultats de la myocardite, elle déclare : « Selon moi, à défaut de prouver efficacement qu’il y a d’autres raisons, on voit [que les chiffres] montrent de manière satisfaisante le lien dose‑réponse. »

Quant à savoir pourquoi les signalements chutent après les injections de rappel, elle affirme ne pas avoir trouvé d’explication définitive. Il est possible que les personnes ayant mal réagi aux deux premières injections aient évité d’y retourner une troisième fois. De fait, les personnes les plus exposées à une réaction indésirable sont naturellement les moins susceptibles de recevoir le rappel.

Le Dr Rose est arrivée à ces résultats après avoir évalué les données du VAERS selon les critères de Bradford Hill. Il s’agit d’un ensemble de neuf conditions minimales utilisé par les épidémiologistes pour déterminer si un facteur donné peut être la cause d’un effet observé sur la santé.

Elle explique avoir trouvé des preuves que les neufs conditions étaient remplies.

Le Dr Rose s’est heurtée à une résistance de la part de l’establishment scientifique en essayant de faire connaître les conclusions de ses analyses. L’année dernière, juste avant que son article sur les données du VAERS concernant la myocardite ne soit imprimé dans une revue, l’éditeur l’a retiré pour des raisons peu claires.

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