Coronavirus : malgré l’interdiction des rassemblements collectifs dans l’Oise, un maire décide de maintenir le marché

2 mars 2020 Mis à jour: 2 mars 2020
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Le maire de la commune de Montataire n’a pas l’intention d’annuler les marchés dans les jours qui viennent, alors que la préfecture a pris un arrêté destiné à interdire les rassemblements collectifs dans le département.

Alors qu’une trentaine de cas de contamination au coronavirus ont été comptabilisés dans l’Oise, la préfecture a publié un arrêté interdisant les rassemblements collectifs sur le territoire du département.

Des mesures d’isolement entrées en vigueur le dimanche 1er mars qui n’ont toutefois pas empêché Jean-Pierre Bosino, le maire (PCF) de la commune de Montataire, de maintenir le marché dominical.

Alors que le magasin Leclerc situé à quelques centaines de mètres du marché peut ouvrir ses portes, l’édile n’a d’ailleurs pas l’intention d’annuler les prochains marchés bien que l’arrêté préfectoral soit valable jusqu’au 14 mars.

« Où est l’équité dans tout cela ? Pourquoi privilégier une profession plutôt qu’une autre ? Cela montre toute l’aberration de cette mesure », a déclaré l’élu dans les colonnes du Parisien.

Une décision qui semblent avoir satisfait les commerçants. « Samedi soir, le placier nous a appelés à 22 heures pour annuler le marché avant de nous recontacter une heure après pour finalement le maintenir, lance un vendeur de bric-à-brac. Heureusement, parce qu’on a des factures à payer ! » souligne un couple de commerçants qui fréquente le marché de Montataire depuis 1989.

« C’est notre paye qui se joue. En tant que profession indépendante, nous n’avons pas le choix. Sans compter que les grandes surfaces, pendant ce temps, sont autorisées à ouvrir », ajoute le couple.

Le maire refuse de faire appliquer l’arrêté

« Je ne suis pas médecin, mais est-ce qu’il n’y a pas plus de risques dans un lieu confiné où tout le monde peut toucher les produits ? Nous aussi, on a des salariés et des charges qui tombent. On a l’impression d’un deux poids deux mesures », abonde Thierry Deshayes, président du syndicat des bouchers de l’Oise, qui tient également un stand sur le marché de Montataire.

Selon les habitués du marché, la fréquentation était la même que d’habitude dimanche dernier. « Je vais faire mon chiffre d’affaires habituel », assurait ainsi M. Deshayes.

Si le maire de Montataire s’expose à une contravention de première classe en refusant de faire appliquer l’arrêté préfectoral, il ne semble pas inquiet d’une telle éventualité : « Qu’ils viennent verbaliser ! »

À une quarantaine de kilomètres de là, le marché de Crépy-en-Valois a pour sa part été bel et bien fermé par la police municipale dans la matinée du dimanche 1er mars.

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