Communautarisme : pour Macron, il y a aujourd’hui « un séparatisme » en France

24 janvier 2020 Mis à jour: 26 janvier 2020
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Emmanuel Macron estime qu’il y a aujourd’hui « un séparatisme » en France et que les sujets du communautarisme, de la laïcité ou de l’immigration ne peuvent être abordés séparément, dans un entretien accordé jeudi soir dans l’avion qui le ramenait d’Israël.

« On ne peut pas parler séparément de la crise que vit l’islam dans le monde entier, du sujet du communautarisme dans nos pays, de la crise de la civilité républicaine, du sujet de l’échec de la République dans certains quartiers, et de ses problèmes mémoriels », affirme-t-il, selon les comptes-rendus de cet entretien avec des journalistes du Figaro, du Monde et de Radio J parus sur les sites des quotidiens.

« Il faut essayer de dire sans diviser. Il faut accepter, en disant, de parfois bousculer. Mais il faut accepter qu’il y a, dans notre République aujourd’hui, ce que j’appellerais un séparatisme », détaille le chef de l’Etat.

Convaincu que ces sujets « se touchent », il affirme sa volonté de les traiter.

« Le terme de communautarisme renvoie à beaucoup de choses », ajoute-t-il, assurant que « dans la République française, il n’y a qu’une communauté qui est la communauté nationale ».

Le « phénomène mondial d’un islam radical qui se tend, et d’une transformation de l’islam » s’est, selon lui, « greffé sur des fractures mémorielles » et « des échecs que nous-mêmes, on a eus sur le plan économique et social ».

« Derrière, ce qu’on me demande, c’est au fond de parler sur la civilité républicaine. Oui, et de l’islam. Ce qui est très différent. Ça n’a rien à voir avec la laïcité », poursuit-il.

Le chef de l’Etat se dit par ailleurs convaincu que la France doit revisiter la mémoire de la guerre d’Algérie pour mettre un terme au « conflit mémoriel » qui « rend la chose très dure en France ».

« Je n’ai pas la réponse » pour y parvenir, reconnaît-il, admettant « tourner autour ». Pour autant, il se dit persuadé, s’il y parvient, que ce sujet aura « à peu près le même statut que ce qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995 ».

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