La coercition économique de la Chine à l’égard de l’Australie, un « signal d’alarme » pour le monde, selon la ministre britannique des Affaires étrangères

29 janvier 2022 Mis à jour: 29 janvier 2022
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La coercition économique exercée par le régime chinois sur l’Australie constitue un « signal d’alarme » pour les autres pays, selon la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss.

La Chine était le premier partenaire commercial de l’Australie. Mais après que l’Australie a demandé une enquête indépendante sur les origines du Covid‑19 en avril 2020, le régime communiste a riposté en adoptant une série de mesures contre les exportateurs australiens, notamment des tests et des inspections arbitraires aux frontières, l’imposition de droits de douane et des retards injustifiés dans la mise au point de la liste des établissements d’exportation et la délivrance des licences d’importation.

Mme Truss, en visite en Australie pour des discussions sur les liens de défense et de sécurité, a évoqué la menace que représente le régime chinois dans un discours prononcé à l’Institut Lowy de Sydney le 21 janvier.

« La situation avec l’Australie, la coercition économique à laquelle nous avons assisté, a été l’un des signaux d’alarme sur ce que la Chine faisait exactement et sur la manière dont elle utilisait sa puissance économique pour tenter d’exercer un contrôle sur d’autres pays », a‑t‑elle déclaré.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne (à gauche), et la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, arrivent aux consultations ministérielles Australie-Royaume-Uni (AUKMIN) à Admiralty House à Sydney, le 21 janvier 2022. (Bianca De Marchi-Pool/Getty Images)

Mme Truss a rappelé que « par le passé, on croyait qu’en devenant plus riche, la Chine se dirigeait vers une société plus libre et plus démocratique », mais « la réalité est que cela ne s’est pas produit ».

Alors que l’économie chinoise ne représentait qu’un dixième de la taille de l’économie américaine dans les années 1990, a‑t‑elle poursuivi, « nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation où la Chine a une économie beaucoup plus importante, beaucoup plus à même de contraindre d’autres nations ».

La ministre des Affaires étrangères a ajouté que le gouvernement britannique « s’est tourné vers l’Australie » pour formuler ses propres mesures politiques sur ces questions.

Mme Truss a annoncé que le Royaume‑Uni et l’Australie sont déterminés à agir ensemble pour « interpeller la Chine » lorsqu’elle impose des mesures commerciales coercitives à l’Australie et à d’autres pays comme la Lituanie, qui a vu ses exportations vers la Chine bloquées après avoir autorisé Taïwan à ouvrir une ambassade à Vilnius en utilisant son propre nom.

La Grande‑Bretagne et l’Australie, a‑t‑elle fait savoir, aideront les pays « à éviter que leurs bilans soient chargés de dettes ».

Selon les chiffres avancés par Mme Truss, 44 pays à revenu faible ou intermédiaire ont des dettes envers la Chine supérieure à 10 % de leur PIB. La Grande‑Bretagne et l’Australie travailleront ensemble pour fournir à ces pays « des sources d’investissement alternatives honnêtes et fiables ».

Les deux pays renforcent également leurs chaînes d’approvisionnement en « portant à de nouveaux sommets nos liens économiques avec des nations aux vues similaires », a‑t‑elle déclaré.

Mme Truss a rappelé que la Chine et la Russie « travaillent toujours davantage ensemble », affirmant leur domination sur le Pacifique occidental et dans l’espace. « Elles se sont enhardies d’une manière que nous n’avons pas vue depuis la guerre froide. »

« En tant que démocraties éprises de liberté, nous devons nous lever pour faire face à ces menaces. En plus de l’OTAN, nous travaillons avec des partenaires comme l’Australie, l’Inde, le Japon, l’Indonésie et Israël pour construire un réseau mondial de liberté. »

La visite de Mme Truss intervient après que le Royaume‑Uni, aux côtés des États‑Unis, a signé en septembre un accord historique visant à fournir à l’Australie la technologie et la capacité de déployer des sous‑marins à propulsion nucléaire.

Le pacte dit AUKUS est largement considéré comme une alliance régionale contre l’influence croissante du régime chinois dans la zone indopacifique.


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