Cinq conseils pour améliorer votre bien-être spirituel

La vie nous offre des possibilités infinies d'élever notre esprit, si nous en avons la volonté
8 juin 2022 Mis à jour: 8 juin 2022
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« Un être humain est une partie d’un tout que nous appelons Univers, une partie limitée dans le temps et l’espace. Il s’expérimente lui‑même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l’affection de quelques personnes proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous‑mêmes de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. » – Albert Einstein

Dans le monde actuel, où tout va très vite et où tant de choses nous distraient, il est facile de se concentrer sur le monde extérieur et de négliger ce qui se trouve à l’intérieur. Dans notre quête de plus, il semble souvent que nous essayions de combler une sorte de vide que nous n’arrivons pas à identifier. Peut‑être s’agit‑il d’un vide spirituel, ce qui explique pourquoi il ne semble jamais être comblé par des recherches matérielles ou des distractions vaines.

Les recherches montrent que lorsque nous sommes déconnectés de notre moi intérieur, et en particulier lorsque nous manquons de connexion spirituelle, notre santé mentale et physique peut en souffrir.

Bien que la spiritualité varie d’une culture à l’autre et d’un individu à l’autre, certaines vérités fondamentales relient ceux qui ont des intentions droites, et ces principes peuvent nous guider pour vivre comme de bonnes personnes.

Lorsque nous nous efforçons de développer notre côté spirituel, des études montrent que la mémoire et la cognition s’améliorent, que l’immunité est renforcée, que la pression artérielle s’améliore, que des facteurs tels que la dépression, le stress et l’anxiété s’atténuent, que la colère et le ressentiment diminuent et que le risque de maladie cardiaque, de diabète et d’autres maladies chroniques diminue également.

Le renforcement de notre côté spirituel augmente nos niveaux généraux de bonheur, d’espoir, d’optimisme et de calme intérieur. Nous pouvons trouver un sens et un objectif plus profonds à notre vie. Une analyse des études de recherche a révélé que les personnes plus spirituelles ont des relations conjugales plus solides, commettent moins de crimes, ont des taux de toxicomanie nettement inférieurs, obtiennent de meilleurs résultats scolaires et ont donc un impact positif global sur leur entourage et la société dans son ensemble. Compte tenu de ces nombreux avantages, examinons quelques mesures simples que nous pouvons prendre pour renforcer notre bien‑être spirituel.

Cultiver l’intégrité

Selon le dictionnaire American Heritage, l’intégrité est « l’adhésion inébranlable à un code moral ou éthique strict » ou « la qualité ou la condition d’être entier ou indivisible ; l’intégralité. »

L’intégrité consiste à faire ce qui est juste, même lorsque personne ne regarde. Bien sûr, d’un point de vue spirituel, rien n’échappe vraiment aux regards.

L’intégrité exige d’être honnête avec soi‑même et avec les autres, de faire preuve d’autodiscipline et de volonté, et de s’engager à respecter nos valeurs et nos principes, même si cela signifie que nous y perdons. Cela signifie qu’il ne faut pas céder à la facilité et ne pas préférer son intérêt personnel à ce qui est juste.

Un proverbe dit : « Il n’y a pas d’oreiller plus doux qu’une conscience tranquille. » Une conscience tranquille ne s’obtient qu’en menant une vie intègre, et son importance était bien connue des anciennes générations, que l’on entendait souvent dire : « Si je dors bien, c’est parce que j’ai la conscience tranquille. » Malheureusement, la valeur de l’intégrité s’est largement perdue à l’époque moderne, au profit de l’argent et du désir de réussir. Parallèlement, les problèmes de sommeil sont courants.

Pour vivre avec intégrité, il est important d’identifier nos valeurs et de déterminer le genre de personne que nous sommes et que nous voulons être. Cela permet d’éclairer notre boussole morale. En nous efforçant de vivre de cette manière, notre caractère devient plus ancré dans le bien, tandis que nos aspects négatifs sont affaiblis et éliminés.

Pardonner et lâcher prise

Le pardon fait partie intégrante de tous les enseignements spirituels justes. Par exemple, Jésus a dit : « Mais moi, je vous dis, à vous qui m’entendez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, et priez pour ceux qui vous maltraitent. » Luc 6:27‑28

Lorsque nous sommes traités sans ménagement ou d’une manière que nous considérons comme injuste, nous pouvons penser que notre colère est légitime, ou notre ressentiment. Mais lorsque nous portons ces choses dans notre cœur, comme le dit le dicton, c’est comme si nous buvions du poison en pensant que cela fera du mal à l’autre personne.

Il y a plusieurs années, j’avais une collègue de travail qui était régulièrement en désaccord avec moi. Cela créait beaucoup de tensions et, au fil du temps, j’ai développé du ressentiment à son égard, car elle était dominatrice et essayait de me dire comment je devais faire mon travail. Je n’aimais pas du tout aller au travail et j’ai même envisagé de chercher un autre emploi.

Puis un jour, une ampoule s’est allumée. J’ai pensé :« C’est mon travail. Je peux soit aller au travail et être malheureuse, soit aller au travail et être heureuse. C’est à moi de décider. »

Forte de cette prise de conscience, je suis allée travailler le lendemain avec une attitude différente. J’ai pardonné ce que je considérais comme les transgressions de ma collègue et j’ai travaillé à mettre de côté le ressentiment que j’avais eu. J’ai gardé un comportement agréable et je n’ai pas laissé les petites choses m’atteindre, et en conséquence, je me suis sentie plus légère. Les choses qui m’avaient dérangée me semblaient maintenant si insignifiantes que je ne les remarquais même pas, à moins que quelqu’un ne me les fasse remarquer.

Ce qui est étonnant, c’est qu’à mesure de mon changement, mon entourage se transformait. Ma collègue ne me disait plus comment je devais faire mon travail tout le temps, et la situation entre nous est devenue harmonieuse. Cette conséquence involontaire de la pratique du pardon et du travail sur le changement de soi n’était pas seulement avantageuse pour moi, mais aussi pour mon entourage.

Agir de manière désintéressée

L’altruisme, ou le désintéressement, est un autre enseignement universel des pratiques spirituelles droites. Comme l’a dit le Bouddha : « Un cœur généreux, des paroles aimables et une vie de service et de compassion sont les choses qui renouvellent l’humanité. »

Agir avec désintéressement, c’est laisser tomber ses propres désirs au profit d’autrui. C’est aider une autre personne par pure bonté d’âme, sans attendre de récompense. C’est se mettre à la place d’une autre personne et avoir une véritable compassion.

Malheureusement, dans la société actuelle, le contraire n’est pas seulement encouragé, mais souvent applaudi et même récompensé. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu d’introspection et de prise de conscience, l’altruisme peut être appris et devenir progressivement une partie de notre vie quotidienne.

Les petits actes de bonté, comme écouter une autre personne sans penser à ce que nous allons dire ensuite, apporter une tasse de café à un collègue de travail ou tondre la pelouse de notre voisin âgé, sont des moyens simples de faire passer les autres avant nous.

Tout au long de la journée, il est bon de faire une pause et de se demander : « Pourquoi est‑ce que je fais cela ? » En d’autres termes, quelle est notre véritable motivation derrière nos actions ? Est‑ce que nous apportons un bol de soupe à notre amie malade parce que nous savons à quel point il est pénible d’avoir la grippe et que nous voulons l’aider à se sentir mieux, ou parce que nous voulons entendre dire que nous sommes une amie formidable ou que nous sommes une bonne cuisinière ? L’examen de nos pensées est essentiel.

Aider pour le plaisir d’aider, avec un cœur pur et authentique, profite aux autres et, sans qu’on y travaille, à nous‑mêmes également. Des études ont montré que les comportements altruistes entraînent une plus grande tranquillité d’esprit, une diminution du taux de cortisol et même une réduction du risque de maladie cardiaque, pour n’en citer que quelques‑uns.

Pratiquer la gratitude

Dans un monde où nous pouvons avoir presque tout ce que nous voulons quand nous le voulons, il est facile de prendre les choses pour acquises et de perdre de vue l’importance de la gratitude.

Récemment, un incident s’est produit alors que j’apprenais à mon fils à être reconnaissant pour ce qu’il avait et à ne pas en attendre toujours plus. Mon mari a entendu notre conversation et s’est joint à moi pour approuver ce que je disais. Il m’a surpris quand il a dit à notre fils : « Chaque jour, au réveil, je fais une prière. Je ne demande rien. Je dis seulement ‘merci’, même si c’est juste pour mes deux bras et mes deux jambes qui me permettent d’aller travailler, ou pour le toit au‑dessus de ma tête. »

Être reconnaissant pour ce que l’on a, sans désirer ou demander plus, même face aux difficultés et aux luttes, est très certainement un effort qui en vaut la peine.

Des études ont montré que la gratitude peut être cultivée. En tenant un journal de gratitude ou en réfléchissant à trois choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants à la fin de chaque journée, nous renforçons notre potentiel de gratitude. Nous pouvons même apprendre à être reconnaissants dans les moments difficiles.

Leonard de Vinci a dit : « Les obstacles ne peuvent pas m’écraser. Tout obstacle cède à une résolution ferme. Celui qui a l’œil fixé sur une étoile ne se retourne pas. » Nos difficultés contribuent à renforcer notre détermination à atteindre nos objectifs et à consolider ce que nous sommes. Et sans les moments difficiles, comment saurions‑nous ce dont nous sommes capables ?

Cherchez la leçon

Il ne se passe pas un jour sans que nous ne rencontrions de multiples occasions de nous améliorer. Tout arrive pour une raison. Si nous ne comprenons pas toujours pourquoi les choses se produisent, ce que nous pouvons comprendre, c’est la leçon qu’elles contiennent.

En travaillant avec ma collègue, j’ai eu une autre prise de conscience : les choses qui m’agaçaient chez elle était en fait des choses qui existaient en moi – elle n’était qu’un miroir reflétant ce qui était en moi. Au début, je ne voulais même pas me l’avouer, et encore moins l’avouer à quelqu’un d’autre, et je me suis demandé si j’avais vraiment une telle façon de me contrôler.

En prêtant attention à mes pensées et à mes comportements, j’ai vu la dure vérité : moi aussi, j’avais ma propre façon de vouloir contrôler les choses. En réfléchissant à la situation plus tard, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une occasion de me regarder et d’en tirer de précieuses leçons.

J’ai également réalisé que lorsqu’un certain type de situation se répétait, même si elle pouvait prendre des formes différentes, elle essayait de m’enseigner une leçon. Lorsque j’ai commencé à observer les tendances dans les événements de ma vie, j’ai également appris que si quelque chose chez une autre personne m’agaçait, c’était un signe certain que j’avais cette chose en moi sous une forme ou une autre.

Au fil des ans, j’ai constaté que les leçons les plus précieuses que j’ai tirées de ma vie provenaient des situations les plus difficiles. Bien que je n’aie pas apprécié ces moments douloureux ou difficiles, j’ai vu qu’ils servaient en fait un objectif important : la développement personnel. Et si je ne travaillais pas à améliorer cette partie de moi‑même, la situation se reproduirait sans cesse dans des scénarios différents.

Lorsque mon fils est entré à l’école primaire, j’ai commencé à avoir régulièrement avec lui des discussions que nous avons baptisées « leçons de vie ». J’ai essayé de lui enseigner l’importance d’être gentil avec les autres, peu importe la façon dont il était traité, d’être honnête, réfléchi, patient et de partager avec les autres. J’inventais aussi des scénarios « et si » pour l’amener à réfléchir à la façon dont il pourrait gérer différents types de situations difficiles, et nous discutions ensuite des solutions possibles.

Un jour, alors qu’un petit garçon le traitait méchamment en CE1, il est rentré à la maison et m’a dit qu’il n’était pas méchant en retour, et a ajouté : « Je pense que sa maman ne doit pas lui apprendre les leçons de la vie. » Lorsque mon fils faisait quelque chose de mal, j’ai essayé de lui faire comprendre pourquoi c’était mal et de réfléchir à la façon dont il pourrait faire mieux la prochaine fois.

J’espère que ces leçons lui ont permis d’apprendre à réfléchir à ses propres actions, à voir ce qu’il pouvait en tirer et à s’efforcer continuellement de devenir une meilleure personne.

À mon avis, ce qui se passe dans notre vie a pour but de nous apprendre à rectifier nos erreurs et à nous améliorer en améliorant notre patience, notre honnêteté, notre gentillesse, notre empathie et d’autres bonnes qualités.

En conclusion

La recherche a confirmé ce que le bon sens nous dit : le renforcement de notre bien‑être spirituel est bon pour notre santé mentale et physique. Il élève notre caractère moral, renforce nos relations, améliore nos performances à l’école et au travail – et constitue un fondement essentiel d’une bonne société.

Comme l’a dit Rumi : « Hier, j’étais intelligent, alors je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je suis sage, alors je me change moi‑même. » En employant certaines de ces techniques dans notre vie quotidienne, nous pouvons nous améliorer et avoir naturellement une influence.

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