La Chine « continue de commettre des génocides et des crimes contre l’humanité » selon le secrétaire d’État américain

17 avril 2022 Mis à jour: 17 avril 2022
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Le 12 avril, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a accusé le Parti communiste chinois (PCC) d’avoir perpétré un génocide et des crimes contre l’humanité tout au long de l’année 2021.

« Le gouvernement chinois continue de commettre un génocide et des crimes contre l’humanité au Xinjiang, contre les Ouïghours majoritairement musulmans, parmi d’autres groupes minoritaires », a déclaré M. Blinken.

M. Blinken a fait ces remarques lors d’une réunion d’information organisée à l’occasion de la publication de la dernière édition des rapports nationaux sur les pratiques en matière de droits de l’homme, un rapport annuel publié par le département d’État qui couvre les questions relatives aux droits de l’homme dans 198 pays du monde entier.

M. Blinken a déclaré que le monde était confronté à un « recul de la démocratie ». Selon lui, la répression et le génocide menés impunément par le PCC constituent les indices de la montée en puissance de l’autoritarisme mondial.

Le rapport qualifie le régime d’« État autocratique » et indique que les minorités ethniques et religieuses de toutes sortes continuent d’être persécutées en Chine continentale et dans les territoires occupés par le régime.

« Des génocides et des crimes contre l’humanité ont été commis au cours de l’année contre des Ouïghours majoritairement musulmans et des membres d’autres groupes ethniques et religieux minoritaires au Xinjiang. »

« Ces crimes se sont poursuivis et comprennent : l’emprisonnement arbitraire ou d’autres formes de privation grave de liberté physique de plus d’un million de civils ; la stérilisation forcée, les avortements sous contrainte et l’application plus restrictive des politiques de régulation des naissances du pays ; le viol ; la torture d’un grand nombre de personnes détenues arbitrairement ; le travail forcé ; des restrictions draconiennes à la liberté de religion ou de croyance, à la liberté d’expression et à la liberté de mouvement. »

Le rapport indique par ailleurs que le PCC traque les opposants politiques et les membres des minorités religieuses bien au‑delà des frontières de la Chine et fait pression sur les gouvernements étrangers pour qu’ils renvoient en Chine les personnes qui ont fui.

Plus précisément, le rapport indique que le régime abuse du système des notices rouges d’Interpol, utilisé pour délivrer des mandats d’arrêt internationaux, en envoyant de fausses accusations à la police internationale dans l’espoir que les pays rapatrient de force les opposants politiques en Chine où ils peuvent être emprisonnés.

Le rapport cite également une autre étude d’Amnesty International datant de 2021, selon laquelle le PCC a probablement exécuté des milliers de personnes au cours de la seule année 2020. Selon cette étude, le régime se livre systématiquement à des détentions arbitraires, des disparitions forcées et des assassinats.

« De nombreux anciens prisonniers et détenus ont déclaré avoir été battus, violés, soumis à des chocs électriques, obligés de s’asseoir sur des tabourets pendant des heures, pendus par les poignets, privés de sommeil, nourris de force, contraints de prendre des médicaments contre leur gré et soumis à d’autres formes de violences physiques et psychologiques. »

« Bien que les autorités pénitentiaires aient maltraité des prisonniers ordinaires, elles auraient ciblé les dissidents politiques et religieux pour leur infliger un traitement particulièrement dur. »

Parmi les groupes les plus touchés, selon le rapport, figurent les pratiquants de Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, une pratique de méditation ancrée dans les principes moraux de véracité, de compassion et de tolérance.

Cette discipline a gagné en popularité dans les années 1990, les estimations parlent de 100 millions de pratiquants. Mais le régime communiste, considérant l’ampleur de ce mouvement spirituel comme une menace, a lancé en 1999 une persécution féroce contre les pratiquants de Falun Gong. Vingt ans plus tard, elle se poursuit encore.

Le rapport indique que les groupes religieux, et « en particulier les pratiquants de Falun Gong », sont traqués par le PCC et fréquemment détenus sans motif et torturés.

Le rapport énumère plusieurs cas spécifiques, dont celui de Ren Haifei, un pratiquant de Falun Gong détenu sans procès et sans charges depuis 2020.

« M. Ren a été arrêté sans mandat, hospitalisé pour des blessures graves subies après son arrestation initiale, et placé en détention provisoire au centre de détention de Dalian Yaojia après sa sortie de l’hôpital. Il y est encore », indique le rapport.

Wang Jing, l’épouse de M. Ren, qui vit aux États‑Unis, a précédemment déclaré à Epoch Times qu’elle n’avait appris l’arrestation de son mari que par le biais de Minghui.org, le site Internet dédié à rendre compte de la persécution. Elle a contacté le juge chargé de l’affaire de son mari, M. Jin Hua, pour demander la libération de son mari. Après avoir entendu sa requête, M. Jin a menacé de l’arrêter elle aussi.

« Faites comme vous voulez », a déclaré M. Jin à Mme Wang. « Revenez en Chine, je vous mettrai aussi en prison ».

Le rapport du département d’État indique que M. Ren avait déjà été incarcéré par le PCC de 2001 à 2008 pour avoir participé à des manifestations pacifiques et pratiqué le Falun Gong.

Le rapport indique également que le PCC a révoqué les licences des avocats qui ont critiqué le PCC sur Internet ou défendu des pratiquants de Falun Gong et des dissidents.

Au total, le rapport constate que « l’autoritarisme croissant » résulte sur un monde où « les droits de l’homme et la démocratie sont menacés » et « où des gouvernements emprisonnent injustement, torturent ou même tuent des opposants politiques, des militants, des défenseurs des droits de l’homme ou des journalistes ».

« Les États‑Unis continueront à soutenir ceux qui, dans le monde entier, luttent pour la dignité humaine et la liberté », selon une déclaration connexe du département d’État.

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