Chauffeur de bus battu à mort à Bayonne : les deux principaux accusés échappent à la Cour d’assises

18 mai 2022 Mis à jour: 18 mai 2022
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Les deux hommes accusés d’avoir agressé et tué Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne en juillet 2020, ne comparaîtront pas devant un jury d’assises pour meurtre. Le juge d’instruction a requalifié les faits en « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Fin avril, le parquet de Bayonne avait demandé le renvoi devant la Cour d’assises des deux principaux accusés âgés de 24 et de 25 ans, mais le 16 mai, dans son ordonnance, le juge d’instruction écarte cette qualification et choisit de renvoyer les deux agresseurs présumés devant une cour criminelle composée de cinq magistrats professionnels, et non pas de jurés populaires.

Suspectés d’être à l’origine de la mort de Philippe Monguillot, ils sont dorénavant poursuivis pour « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et seront jugés devant  la cour criminelle où ils risquent 20 ans de réclusion et non plus la perpétuité.

« C’est une gifle considérable pour les victimes », a réagi Me Alexandre Novion, avocat de la veuve Véronique Monguillot et de ses trois filles. L’avocat envisage de faire appel de cette requalification. Le parquet de Bayonne, qui soutient le « meurtre aggravé », a fait appel.

Une agression « d’une extrême violence »

Le 5 juillet 2020, le chauffeur de bus Philippe Monguillot, âgé de 59 ans, marié et père de trois filles majeures, a été roué de coups à un arrêt de bus dans le quartier populaire de Balichon à Bayonne par deux passagers après un contrôle de titre de transport et du port du masque. Une agression « d’une extrême violence », selon le parquet de Bayonne.

Retrouvé inconscient sur le sol, la victime en état de mort cérébrale est décédé à l’hôpital après cinq jours de coma.

Les circonstances de sa mort avait entraîné une vague d’émotion à Bayonne et dans toute la France. Une marche blanche avait réuni quelque 6000 personnes, et causé l’indignation du monde politique, avec la visite sur place des ministres des Transports et de l’Intérieur.

 

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