Certains jus de fruits et smoothies sont encore plus sucrés que les sodas, d’après 60 millions de consommateurs

13 juillet 2018 Mis à jour: 13 juillet 2018
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En cette période estivale, les boissons fraîches se consomment sans modération. Plus naturels et sains, les jus de fruits sont souvent préférés aux sodas. Mais d’après 60 millions de consommateurs, ces derniers ne sont pas aussi bon pour la santé que l’on pourrait le croire.

À quantité égale, certains smoothies arrivent même à dépasser la teneur en sucre du Coca-Cola. De plus, l’association dénonce également l’attitude des groupes industriels, qui n’hésitent pas à flouter les frontières entre « pur jus », « jus concentré » et « nectar ».

Dans son dernier numéro hors série, 60 millions de consommateurs s’es penché sur les étiquettes des jus, nectars et autres smoothies. Le magazine a relevé une quantité de sucres (fructose, glucose, saccharose) supérieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé. Sans parler des additifs, des colorants et du manque de fibres.

Par exemple, le jus d’orange sans pulpe de 330 ml, vendu par Innocent, contient 25,7 grammes de sucre, soit 4,5 morceaux. Il dépasse à lui seul la quantité journalière recommandée (25 grammes).

Le «Super smoothie antioxydant» de la même marque, à base de kiwi, citron vert et graine de lin est également dans le viseur du magazine. Un verre de 250 ml de ce jus contiendrait 27,5 grammes de sucres, soit plus qu’un verre de Coca-Cola de la même quantité (26,5 grammes)!

«Des fruits très caloriques tels que la banane ou le raisin s’invitent très fréquemment dans ces mélanges», déplore 60 millions de consommateurs. Mais Innocent n’est pas le seul à être épinglé. Le jus de pamplemousse de la marque Joker contient ainsi 50% de sucres de plus que le Schweppes Agrum' » rapporte t-il.

Les marques laissent également planer le doute sur ce que boit le consommateur. Il y a une différence notable entre pur jus, auquel rien n’est ajouté, un jus à base de concentré, qui contient beaucoup d’eau, et un nectar, auquel sont ajoutés additifs, conservateurs, colorants et sucres.

Or, d’après le magazine, « les marques s’arrangent pour que le consommateur ait du mal à identifier ces trois familles. Souvent les nectars avancent masqués ». La marque Pressade, par exemple, et son « Bio Orange », n’informe qu’en bas de la brique et en petits caractères qu’il s’agit de nectar. De même, certains étiquetage jouent sur la mention « jus de fruits » dans une typographie différente de « à base de concentré », ce qui est interdit.

Et certaines marques indiquent « pur » sur leur emballage, alors qu’il s’agit de jus de fruit à base de concentré. Un effet de manche pour jouer sur la crédulité du consommateur, d’après la Direction régionale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes. « Cette pratique peut créer de la confusion dans l’esprit du consommateur sur les caractéristiques du produit», dénote-t-elle.

 

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