Brian Giesbrecht: l’extrémisme du changement climatique mène le monde à la catastrophe

8 août 2022 Mis à jour: 8 août 2022
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L’arrivée d’un cataclysme n’est parfois pas immédiatement apparente.

Le bombardement de Pearl Harbor par les forces japonaises a été un événement qui a choqué le monde entier. Nombreux ont été ceux qui avaient compris que cela entraînerait l’Amérique dans une guerre à laquelle elle ne voulait pas participer. Mais peu ont pu prédire ce qui allait suivre. La fin de la Seconde Guerre mondiale a non seulement permis à l’Europe et à l’Amérique du Nord de vivre relativement en paix, mais a également permis à plusieurs générations de leurs citoyens de vivre plus longtemps et en meilleures conditions.

Malheureusement, au cours de cette longue période de paix, nos craintes de la guerre ont été remplacées par des craintes liées aux questions moins importantes. Si regarder le nombril pour déterminer ce qu’est une femme est relativement inoffensif, certaines de nos nouvelles obsessions de guerre culturelle ne le sont pas. L’obsession autour de la question de la race – dans un monde occidental qui n’a jamais été moins raciste – en est un exemple.

La longue période de la vie relativement paisible a joué le rôle d’un village Potemkine. Elle a caché le fait que nous vivons dans un monde dangereux en présence de gens et d’idéologies dangereuses. Aujourd’hui, l’un de ces hommes a brisé la longue période de paix artificielle. L’invasion de l’Ukraine par la Russie nous a ramenés à la réalité.

Cette invasion a également révélé la pire de nos obsessions nombrilistes : l’extrémisme du changement climatique.

Dans le cours naturel du progrès de l’humanité, nous trouverons de nouvelles sources d’énergie non polluantes. De nouvelles technologies étonnantes, telles que les petits réacteurs modulaires, fourniront sans aucun doute l’énergie propre dont le monde a besoin. Cependant, la croyance simpliste selon laquelle les combustibles fossiles sont irrémédiablement mauvais, et doivent être éliminés à une date inventée par les politiciens, fait des dégâts considérables. Malheureusement, de nombreux dirigeants de l’Europe et de l’Amérique du Nord ont accepté cette idée extrémiste.

Aucun pays n’est devenu aussi extrême que l’Allemagne. Comment décrire autrement une nation bien raisonnable qui devient tout à coup déterminée à se défaire de tous les combustibles fossiles et à se soumettre au plan de Vladimir Poutine de recréer une version tordue de la Grande Russie de Pierre le Grand ?

Aujourd’hui, la « grande idée » de l’Allemagne de remplacer du jour au lendemain les combustibles fossiles par l’énergie solaire et éolienne a révélé ce qu’elle était : une illusion. Le milliard de dollars par jour que les dirigeants allemands versent à la Russie pour les combustibles fossiles, qui – espèrent-ils – les empêcheront de se faire geler dans le noir cet hiver, garantit que le massacre de courageux Ukrainiens pourra se poursuivre encore bien longtemps.

Comment tout cela va-t-il finir ?

Nous ne le savons pas. Mais il est possible que l’invasion de l’Ukraine souveraine par la Russie – à la manière d’une Wehrmacht nazie – commence à ramener un Occident mou à la réalité. Des phénomènes absurdes observés spécifiquement en Occident, comme lorsqu’un homme peut devenir une femme en se déclarant telle, perd de son « importance ». Et non, nous ne sommes pas non plus racistes. Et surtout, si nous avons besoin de sources d’énergie meilleures et respectueuses de l’environnement, la réalité nous montre que les combustibles fossiles seront là pour longtemps.

La transition du bois au charbon a pris des milliers d’années. La transition du charbon au gaz naturel qui a lieu actuellement n’a même pas encore commencé dans certaines parties du monde. Elle prendra des générations. Et le pétrole n’est pas mauvais : il est essentiel pour la fabrication des plastiques et de nombreux produits vitaux, en plus de fournir du carburant.

Les combustibles fossiles sont en grande partie responsables, comme l’a été toute la période relativement paisible, de la prolongation et de l’amélioration de nos vies. Le gaz naturel dont de larges réserves existent au Canada et dans des pays plus proches géographiquement de l’Union européenne (comme le Royaume-Uni, Israël ou la Norvège) devrait aider l’UE à mettre fin à sa dangereuse dépendance à l’égard de la Russie.

Comme le montrent les agriculteurs qui protestent aux Pays-Bas et ailleurs, les citoyens des pays occidentaux sont de plus en plus au courant des plans secrets des politiciens qui, voyageant en jets privés polluants, envisagent de mettre fin aux combustibles fossiles sur le dos des gens ordinaires. Les accords de réduction des émissions de carbone conclus en privé par l’élite du Forum de Davos, et imposés aux citoyens qui n’auraient jamais voté pour des mesures aussi extrêmes, ne suffiront plus. Les gens demandent une honnêteté élémentaire. De nouveaux bouleversements sont à venir.

Il est de plus en plus évident qu’on ne peut plus se fier à la protection des États-Unis, la plus grande puissance occidentale. L’Europe – et même le Canada, qui en dépend davantage – devra revenir à l’essentiel. L’indépendance énergétique et la possibilité d’exporter des combustibles fossiles qui ont été si imprudemment sacrifiées doivent être restaurées.

Les extrémistes doivent être mis à la porte.

© Troy Media

Brian Giesbrecht est juge à la retraite et chercheur principal du groupe d’experts canadien Frontier Centre for Public Policy.

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