Bien s’alimenter pour se libérer du cancer

Chris Wark a reçu un diagnostic brutal, mais il n'a pas voulu suivre la voie de la chimiothérapie
13 février 2022 Mis à jour: 13 février 2022
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Un diagnostic de cancer peut être une nouvelle dévastatrice. Mais une fois le choc et la peur passés, on aspire à des conseils et un soutien qui nous mettrons sur la voie de la guérison.

Pour Chris Wark, survivant du cancer, le chemin de la guérison est apparu grâce à la foi et une alimentation saine.

Chris Wark n’avait que 26 ans, lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer du côlon de stade 3. Il n’avait aucune formation scientifique ou médicale. Il avait simplement la conviction qu’avec une bonne alimentation, il pourrait guérir.

« J’étais un patient cancéreux typique, désemparé, et je ne savais pas quoi faire », raconte Chris. « Je fonctionnais surtout à l’instinct, à l’intuition et avec la conviction qu’il devait y avoir un moyen de me rétablir, de guérir, de mettre toutes les chances de mon côté. »

Tout a commencé par une douleur sourde dans son abdomen. Chris a d’abord pensé qu’il s’agissait peut-être d’un ulcère, mais il s’est tourné vers des professionnels de la santé pour écarter toute possibilité de problème plus grave. Ils ont découvert une tumeur de la taille d’une balle de golf dans son gros intestin. Les médecins ont demandé une intervention chirurgicale immédiate.

Lorsque Chris s’est réveillé à l’hôpital après l’opération, il avait l’impression que ses intestins allaient exploser, et sa situation s’avérait plus terrible que les prévisions des médecins. Sa tumeur s’était propagée aux ganglions lymphatiques environnants. Une grande partie de ce tissu cancéreux a été enlevée pendant l’opération, mais on a dit à Chris qu’il aurait besoin d’environ un an de chimiothérapie pour traiter le cancer qui restait dans son corps.

Cependant, Chris a commencé à douter de cette voie dès son premier repas servi à l’hôpital. Après s’être fait ouvrir l’abdomen et enlever des dizaines de ganglions lymphatiques, il a reçu la pire nourriture de cafétéria imaginable : un sloppy Joe. [boeuf haché dans du pain à hamburger, ndt.]

En regardant la viande hachée en vrac sur un petit pain blanc de qualité industrielle, Chris s’est demandé pourquoi il ne recevait pas quelque chose de plus sain, ou du moins de plus digeste.

Il était perplexe face à ce qu’il considérait comme une déconnexion évidente entre les soins de santé et une alimentation saine.

Il a demandé à son chirurgien s’il avait des conseils nutritionnels à lui donner pour lutter contre son cancer abdominal. « Non, mais ne soulevez rien de plus lourd qu’une bière », lui a répondu le chirurgien.

Bien que les experts médicaux ne reconnaissent pas l’influence de l’alimentation, Chris pensait tout de même qu’il pouvait guérir simplement en mangeant mieux. Il a bien vite été traité d’irresponsable en partageant son intuition en famille, si bien qu’il est allé à contrecœur consulter un oncologue.

Ce dernier lui a dit qu’il avait 60 % de chances de vivre cinq ans de plus s’il suivait une chimiothérapie. Lorsqu’on lui a demandé s’il y avait d’autres solutions, le médecin a répondu : « Il n’y en a aucune. Si vous ne faites pas de chimiothérapie, c’est de la folie. »

Chris s’est engagé à essayer la chimiothérapie et a fixé une date pour la commencer. Mais plus son rendez-vous approchait, plus il l’appréhendait.

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Chris Wark et sa femme Micah (avec l’aimable autorisation de Chris Wark)

« Je voulais comprendre pourquoi j’étais malade. Je voulais aller au fond de ce mystère. Je voulais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour m’aider à guérir, et ce que j’ai découvert, c’est que le système médical conventionnel ne m’offrait aucun espoir », se souvient Chris. « L’idée de m’empoisonner pour retrouver la santé n’avait aucun sens pour moi. »

Chris a donc annulé son rendez-vous de chimio et a prié afin d’être guidé. Deux jours plus tard, il a reçu par courrier un livre d’un ami de son père. L’auteur, un homme chez qui on avait diagnostiqué un cancer du côlon en 1976, racontait comment il avait renoncé aux traitements conventionnels et réussi à guérir grâce à son régime alimentaire et mode de vie. Il était toujours en vie et en bonne santé 30 ans plus tard. Chris a compris que la voie choisie par lui pouvait être la bonne.

À la recherche d’une communauté d’individus partageant les mêmes idées, Chris a rapidement cherché d’autres livres écrits par des survivants du cancer et des médecins holistiques racontant des histoires similaires. Le point commun de toutes ces histoires de survie contre toute attente, est que la nourriture s’est avérée être une force de guérison. Cela a inspiré Chris à adopter un régime alimentaire cru. Que des plantes. Tout est organique.

« C’était le retour au jardin d’Eden », dit-il. « Je ne mangeais que des aliments provenant directement de la terre, dans leur état pur et naturel. Je n’avais jamais entendu parler d’un régime alimentaire cru auparavant, mais j’étais très intrigué et excité par cette idée, et je voulais savoir ce qui arriverait à mon corps si je ne mangeais que des fruits et des légumes crus. C’était tellement étrange, inconnu et radical pour moi. J’ai adoré ça. »

Ensuite, Chris a commencé à chercher des médecins qui considéraient également la nourriture comme un outil de guérison. Sa mère lui a présenté un nutritionniste clinique, qui l’a orienté vers un chirurgien oncologue chevronné, un médecin qui avait pratiqué le traitement conventionnel du cancer pendant des années, mais qui avait décidé de passer à une approche plus naturelle et non toxique.

Avec l’aide de son équipe et de son propre travail, Chris a finalement réussi à vaincre le cancer. Dix-huit ans plus tard, il n’a toujours plus de nouvelles. Il raconte son parcours et les limites du traitement conventionnel dans son livre « Chris Beat Cancer ». [Chris bat le cancer, ndt.]

L’histoire de Chris a été présentée dans le documentaire primé « The C Word » [Le mot C, ndt.] et dans la série documentaire « Truth About Cancer ». [La vérité au sujet du cancer, ndt.] Mais il maintient qu’il n’est ni chanceux ni spécial, il n’est qu’un type ordinaire ayant écouté son instinct et pris les devants pour aider son corps à guérir.

« J’ai éliminé tout ce qui, dans ma vie, a pu contribuer à cette maladie », dit-il.

Une des raisons pour lesquelles un diagnostic de cancer peut être si effrayant, est le nombre de décès associés à cette maladie. Le cancer est la première cause de décès dans le monde.

Mais le cancer n’a pas toujours été si dévastateur. Au début du 20e siècle, la plomberie moderne et les progrès de la médecine ont beaucoup contribué à faire baisser le taux de mortalité global. Mais à la fin du siècle, les décès dus au cancer ont augmenté. Le président Richard Nixon a appelé à une guerre contre le cancer en 1970, mais pendant des décennies, les médecins et les patients ont semblé perdre la bataille.

Depuis, l’organisation American Cancer Society reconnaît les améliorations apportées aux méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer, mais affirme que « la baisse du taux de mortalité est en grande partie due au fait que moins de gens fument ».

Selon Chris, ce détail indique une voie que davantage de patients atteints de cancer devraient être encouragés à emprunter. Ceux qui espèrent réduire leur risque de cancer peuvent également bénéficier de cette voie.

« Ce n’est pas parce que les traitements ont fait d’énormes progrès. C’est parce que nous avons eu une diminution massive du tabagisme, et les cigarettes sont la première cause de cancer », signale Chris. « Ma mission est axée sur la prévention. Si nous pouvions éduquer le public sur les choix de régime alimentaire et de mode de vie qui causent les maladies chroniques et sur ceux qui les préviennent, nous pourrions voir un changement dans la santé de la population. »

Le chemin de la guérison emprunté par Chris a peut-être été un acte de foi, mais il a appris par la suite que de nombreuses données scientifiques corroborent son expérience. Plusieurs années après avoir guéri d’un cancer, il a voulu comprendre comment son parcours alimentaire sain l’avait guéri.

« Je me suis demandé si mon histoire pouvait être un coup de chance. Peut-être avais-je simplement de la chance. Existait-il des données scientifiques à l’appui concernant des méthodes de guérison naturelles, de la nutrition fondée sur des données probantes et de la santé holistique ? J’ai appris qu’il y avait plus de données scientifiques que je ne pourrais en lire dans toute une vie. »

À chaque étude qu’il lisait, Chris était de plus en plus inspiré. Il a appris que les légumes les plus puissants contre le cancer étaient ceux qu’il mangeait tous les jours : l’ail, les oignons, les poireaux, le brocoli, le chou-fleur, le chou frisé et les champignons, ainsi que les aliments fermentés comme la choucroute et le kimchi, et les épices comme le curcuma, l’origan et le poivre de Cayenne.

La science valide les propriétés anticancéreuses de ces aliments, mais le cœur du concept relève du bon sens.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme scientifique, d’être médecin ou même d’avoir un diplôme d’études secondaires pour comprendre que manger des fruits et des légumes ne peut que vous faire du bien. L’exercice et le pardon ne vous feront que du bien. Ce sont des choses qui sont si puissantes que la plupart des gens sous-estiment leur valeur. »

Chris a envie de transmettre ce qu’il a appris à d’autres, et de mettre en lumière les nombreux succès de l’approche naturelle de traitement du cancer. Il défend les intérêts des patients et tient un blog qui décrit en détail son parcours, depuis plus de dix ans. Il présente des entretiens avec d’autres patients atteints de cancer qui ont opté pour la médecine naturelle pour guérir leur maladie, et avec des médecins holistiques qui prodiguent des soins dans ce cadre.

Le chemin de la guérison que décrit Chris demande beaucoup de dévouement. Contrairement au concept de la solution miracle en matière de soins de santé, la guérison naturelle ne se résume pas à une seule herbe miracle ou à quelques rendez-vous avec un médecin spécialiste de la médecine fonctionnelle. Il s’agit d’un style de vie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, d’un état d’esprit d’autonomie et d’un engagement à long terme.

Le livre de Chris Wark est critique à l’égard de l’industrie moderne du cancer et de son traitement conventionnel, mais il ne dédaigne pas les patients qui choisissent d’emprunter cette voie. Il affirme que le pouvoir de l’alimentation est accessible à quiconque est prêt à l’exploiter.

« Si vous améliorez votre système immunitaire, vous vous protégez des maladies infectieuses potentiellement mortelles et des maladies chroniques débilitantes potentiellement mortelles », dit-il. « La nutrition est la munition de votre système immunitaire. Sans nutrition, vous vous battez sans armes, sans armée. »

En plus d’encourager une meilleure alimentation, Chris affirme que l’aspect mental, émotionnel et spirituel de la guérison est une partie importante, mais souvent négligée, dans ce processus. Il mentionne des patients qui font tout ce qu’il faut, mangent tous les aliments anticancéreux, font toutes les routines bénéfiques, mais qui ne semblent toujours pas aller mieux.

« Ils ne s’occupent pas de leur souffrance émotionnelle. Ils ont beaucoup de colère, d’amertume et de ressentiment envers les personnes appartenant à leur passé. Le stress produit par ces conflits émotionnels non résolus peut l’emporter sur tout ce que vous faites. Il peut être le seul obstacle à la guérison. »

Le manque de pardon peut être le mur qui empêche la guérison, ajoute-t-il.

« J’encourage constamment tous les membres de notre communauté à pardonner chaque personne qui vous a fait du mal. Laissez partir la colère et le ressentiment, la peur, l’inquiétude et l’anxiété. Embrassez la vie, la santé, la joie et la paix. »

Bien sûr, affronter des sujets complexes comme ceux-ci est souvent plus facile à dire qu’à faire. Mais il existe de nombreux exemples démontrant que c’est possible.

« Le cancer m’a appris la gratitude », conclut Chris. « J’ai dû apprendre au cours du processus à donner mes peurs et mes inquiétudes à Dieu, à les libérer. À ne pas laisser la peur consumer mon esprit et mon cœur. »

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