Biden déclare que son fils Beau a «perdu la vie en Irak» lors d’une cérémonie dans le Colorado

15 octobre 2022 Mis à jour: 15 octobre 2022
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Le président Joe Biden a déclaré que son fils Beau Biden, aujourd’hui décédé, a « perdu la vie en Irak » lors d’un discours prononcé dans le Colorado, où il a fait de Camp Hale un monument national.

« Je dis cela en tant que père d’un homme qui a gagné l’étoile de bronze, la médaille pour service remarquable et qui a perdu la vie en Irak », a expliqué Biden ce 12 octobre.

Pourtant, le jeune Biden est mort d’un cancer du cerveau à l’âge de 46 ans.

Beau Biden, procureur général du Delaware pendant deux mandats et vétéran de guerre décoré, a subi des semaines de traitement dans le centre médical militaire Walter Reed, où il est décédé en mai 2015.

« C’est le cœur brisé que Hallie, Hunter, Ashley, Jill et moi‑même annonçons le décès de notre mari, frère et fils, Beau, après avoir combattu un cancer du cerveau avec la même intégrité, le même courage et la même force qu’il a démontrés chaque jour de sa vie », peut‑on lire dans la déclaration du cabinet de Biden de 2015. Joe Biden était alors vice‑président.

Beau Biden a souffert d’un léger accident vasculaire cérébral en 2010 et a subi une opération dans un centre spécialisé dans le cancer au Texas en 2013, pour retirer ce qui a été décrit comme une petite lésion.

Capitaine de la garde nationale du Delaware, le fils aîné du président a été envoyé en Irak pendant un an en 2008. Il a été décoré de l’étoile de bronze.

Epoch Times a contacté la Maison Blanche pour une demande d’informations.

Joe Biden, alors vice-président, avec son fils Beau Biden, capitaine de l’armée américaine, au Camp Victory, dans la banlieue de Bagdad, le 4 juillet 2009. (Khalid Mohammed/AFP/Getty Images)

Monument national

Biden a fait ces remarques alors qu’il désignait officiellement le Camp Hale, un site d’entraînement militaire datant de la Seconde Guerre mondiale situé dans le Colorado, comme monument national.

C’est mercredi que le président a signé une proclamation faisant de Camp Hale‑Continental Divide un monument national. Le camp militaire couvre une surface de plus de 21.770 hectares qui seront protégés et gérés par le service forestier des États‑Unis.

Pour la première fois, Biden a eu recours à l’Antiquities Act, une loi centenaire qui permet aux présidents d’établir des protections sur des sites considérés comme importants.

En outre, l’administration Biden a également annoncé mercredi qu’elle allait suspendre les nouvelles activités minières, les forages pétroliers et gaziers sur près de 91.000 hectares de terres publiques dans la Thompson Divide, une zone riche en gaz naturel située non loin de Camp Hale.

Le département de l’Intérieur a déclaré que « la zone de la Thompson Divide n’a pas été ouverte à la prospection pétrolière et gazière depuis des années. Il n’y a pas d’exploration ou de production pétrolière en cours ou prévue dans cette zone ». Le département a ajouté que les baux de gaz naturel préexistants dans la région représentaient moins de 1% de l’ensemble des baux fédéraux actifs du Colorado.

Les républicains de la Chambre des représentants, menés par la représentante Lauren Boebert (Parti républicain‑Colorado), ont critiqué la décision de bloquer des terres qui pourraient être utilisées pour l’exploitation forestière et minière.

Dans une lettre adressée à Biden au mois de septembre, un groupe de 11 parlementaires a déclaré que la création du monument « imposerait de sévères restrictions d’utilisation des terres aux habitants du Colorado et de tout l’Ouest américain ». Ils ont condamné les décrets de Biden comme étant des « saisies de terres » empêchant la production nationale d’énergie.

L’Associated Press a contribué à cet article.

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