Biden attribue l’inflation à la «guerre en Irak» et déclare à tort «c’est là que mon fils est mort»

4 novembre 2022 Mis à jour: 5 novembre 2022
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Lors d’un discours prononcé ce mardi, le président Joe Biden a affirmé que son fils était décédé alors qu’il servait en Irak, ce qui est faux. Il a également attribué l’inflation mondiale à la « guerre en Irak », avant de se corriger.

Ce dernier lapsus de Biden a eu lieu lors d’un événement à Hallandale Beach, en Floride, où il a abordé l’inflation, l’assurance‑maladie et la sécurité sociale.

« Ils parlent d’inflation… l’inflation est un problème mondial qui sévit actuellement en raison de la guerre en Irak, de l’impact sur le pétrole et des initiatives prises par la Russie », a déclaré le président lors de l’événement.

« Je veux dire … la guerre en Ukraine », a‑t‑il ajouté en se corrigeant. le chef d’État a alors expliqué avoir confondu la guerre en Irak, en raison de la mort de son fils Beau Biden.

« Je pense à l’Irak parce que c’est là que mon fils est mort », a affirmé Biden. Il a ensuite ajouté « puisqu’il est mort… » Le président faisait peut‑être référence à sa conviction personnelle que son fils est mort des suites d’une exposition à des fumées toxiques en Irak. Il est ensuite passé à un autre sujet, déclarant que les États‑Unis ont « le taux d’inflation le plus bas parmi tous les grands pays ».

Beau, procureur général du Delaware à deux reprises et vétéran de guerre décoré, est décédé en mai 2015 à 46 ans des suites d’un long cancer du cerveau au Walter Reed National Military Medical Center à Bethesda, dans le Maryland.

Il a effectué un séjour d’un an en Irak de 2008 à 2009, dont un déploiement de 7 mois dans la zone de combat.

Joe Biden, alors vice-président, avec son fils Beau Biden, capitaine de l’armée américaine , au Camp Victory près de Bagdad, le 4 juillet 2009. (Khalid Mohammed/AFP/Getty Images)

Ce n’est pas la première fois que Biden affirme que Beau « a perdu la vie en Irak ». Au début du mois, le président a fait une déclaration similaire lors d’un discours dans le Colorado, alors qu’il désignait Camp Hale de monument national.

« Je dis cela en tant que père d’un homme qui a été décoré de l’étoile de bronze, de la médaille pour service remarquable et qui a perdu la vie en Irak », a déclaré Biden le 12 octobre.

Lors d’un discours en 2019, Biden a signalé que les toxines présentes dans la fumée dégagée par la combustion de déchets des installations militaires américaines en Irak pouvaient avoir contribué à la mort de Beau, tout en précisant : « Je ne peux pas encore le prouver. »

« Pour avoir été exposé à des foyers de combustion, selon moi, je ne peux pas encore le prouver, il est revenu avec un glioblastome de stade 4 », a déclaré Biden à l’époque. « Il a vécu dix‑huit mois en sachant qu’il allait mourir. »

Le 10 août, Biden a signé le PACT Act destiné à aider les vétérans de l’armée exposés à des fumées toxiques. Cette loi supprime l’obligation de prouver l’exposition à ces substances parce que, selon les partisans de la mesure, de nombreux vétérans exposés ne pourraient en cas contraire bénéficier des soins du gouvernement.

« Ce ne sera pas drôle »

Ces derniers jours Biden a été fortement critiqué sur les réseaux sociaux pour ses nombreux lapsus aberrants.

La semaine dernière, lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie, le président a affirmé que les États‑Unis comptaient « 54 États », alors qu’il n’y en a que 50.

Le président s’exprimait pour défendre l’Affordable Care Act (ACA), communément appelé l’Obamacare. Il décrivait les efforts démocrates pour améliorer les soins de santé, exhortait que la loi reste en place. Il a soudain déclaré que les démocrates avaient fait campagne dans « 54 États » pour empêcher le démantèlement de la loi fédérale.

« Et, d’ailleurs, si cela se produit [si les républicains évacuent l’ACA], cela signifie… que ce ne sera pas drôle… tout le monde [sera concerné]. C’est pour ça que nous les avons battus en 2018 lorsqu’ils ont essayé de le faire. Nous sommes allés dans 54 États », déclarait fièrement le président.

Depuis son entrée en fonction, les séquences vidéo montrant l’homme de 79 ans commettre des lapsus ou dire des choses fausses sont fréquentes. Cela suscite des inquiétudes quant à son âge et à ses capacités cognitives. Lors d’un autre incident récent, il s’est adressé par erreur à la représentante Jackie Walorski (Parti républicain‑Indiana), décédée dans un accident de voiture quelques semaines auparavant.

Biden a récemment convenu que les questions sur son âge étaient « totalement légitimes » à l’approche de l’élection de 2024, affirmant qu’il est « en bonne santé » et que « tout ce qui est physique chez moi fonctionne encore bien, et mentalement aussi ».

Dans quelques semaines, Biden, qui est le président en exercice le plus âgé, aura 80 ans. S’il était réélu en 2024, il aurait 86 ans à la fin de son second mandat.

Source : NTD News

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