Benoît n’avait plus que deux mois à vivre à cause d’un cancer : « Je suis heureux de vivre »

6 mai 2022 Mis à jour: 6 mai 2022
FONT BFONT SText size

Habitant à Saint‑Lô dans la Manche, Benoît a reçu un diagnostic de cancer en 2019. Après plusieurs traitements, son médecin lui a appris qu’il n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Alors que les médecins ne s’y attendaient pas, toutes ses tumeurs ont soudainement diminué et il a presque retrouvé une vie normale, avec une joie de vivre communicative en plus.

Benoît Favier n’avait que 36 ans lorsqu’un cancérologue lui a annoncé qu’il n’avait plus que deux mois à vivre. C’était il y a deux ans et demi, après une série de traitements et d’opérations pour soigner son cancer du poumon, entre autres, et un essai clinique en immunothérapie qui a été « atroce » en 2019‑2020, raconte‑t‑il à La Presse de la Manche.

Abattu par la « très mauvaise nouvelle » de cette tumeur qui s’était développée dans le cerveau il déclare : « [J’avais] très peur de partir sans pouvoir laisser [à ma fille] une trace de moi et que quelqu’un le fasse à ma place lorsque je serais mort ». En effet, sa fille Lou n’avait que 4 ans à ce moment‑là, trop jeune pour que Benoît trouve comment lui expliquer ce qui lui arrivait.

Un énorme « coup de boost »

C’est alors que le centre antidouleur de l’hôpital de Saint‑Lô où il était suivi psychologiquement lui a parlé d’écrire une biographie hospitalière, une idée qu’il a tout de suite trouvée « fantastique ». Il a donc rencontré une dizaine de fois la biographe hospitalière Julie Gaab, à qui il a fait le récit de son histoire. Celle‑ci l’a retranscrite le plus fidèlement possible avant de lui remettre un livre relié par un relieur d’art, un seul exemplaire.

Ce projet, qui a duré plusieurs mois, a été un énorme « coup de boost » pour le trentenaire qui s’est pleinement impliqué, ce qui lui a fait beaucoup de bien. « Cela m’a permis d’extérioriser la maladie, de transmettre ce que j’avais au plus profond de moi », assure‑t‑il.

« Je reviens de très loin »

Le fait d’avoir raconté son histoire et ses émotions a‑t‑il aidé Benoît à reprendre le dessus sur sa maladie puisqu’on sait bien que le corps et l’esprit sont liés ? Toujours est‑il qu’un ultime traitement de chimiothérapie orale a eu un effet inattendu, surprenant les médecins.

« Toutes mes tumeurs ont diminué, c’est comme si elles avaient été mises en pause », se réjouit le père de famille. « Je reviens de très loin. »

Aujourd’hui, on ne parle pas encore de rémission, mais Benoît a pu retrouver sa vie presque à la normale, avec un travail redémarré à 70 %, « des gens bienveillants » qui l’entourent, et surtout beaucoup de temps passé avec sa fille qui a maintenant 6 ans, avec qui il a une « super relation » et des liens fusionnels. Le divorcé pratique aussi des activités sportives, il a une nouvelle compagne et le projet de déménager dans une nouvelle maison.

« Malgré tout ce qui m’est arrivé, je suis heureux de vivre », assure celui qui dit ne rien regretter.

***
Chers lecteurs,
Abonnez‑vous à nos newsletters pour recevoir notre sélection d’articles sur l’actualité.
https://www.epochtimes.fr/newsletter

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques répétées pour faire taire nos informations. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé