Bayonne : plusieurs centaines de personnes réclament la réouverture des commerces « non essentiels »

5 novembre 2020 Mis à jour: 5 novembre 2020
FONT BFONT SText size

Ce mercredi 4 novembre, les commerçants de Bayonne ont manifesté devant la sous-préfecture de la Ville pour dénoncer la fermeture des commerces dits « non essentiels ». Ils réclament la réouverture de tous les commerces le 13 novembre.

Décidément, la décision du gouvernement de reconfiner une deuxième fois les Français en cette fin d’année ne passe pas, notamment auprès des commerçants, obligés de fermer boutique car appartenant à la catégorie des commerces dits « non essentiels ». Déjà durement touchés lors du premier confinement au printemps, les restaurateurs, bars ainsi que tous les commerces jugés « non essentiels » se sont retrouvés, une nouvelle fois, sacrifiés.

Plusieurs centaines de manifestants se trouvaient présents lors de ce rassemblement devant la sous-préfecture de Bayonne, ce mercredi 4 novembre, rapporte France Bleu. Ils sont venus de différentes villes du Pays basque, dont Bayonne, mais également de Biarritz ou encore de Saint-Jean-de-Luz. Parmi les manifestants, André Garreta, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Pays basque, se trouvait parmi les manifestants, aux côtés de plusieurs représentants de la CGPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

Catherine Gueguen, gérante d’une enseigne de produits cosmétiques à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), a confié : « On ne veut pas que la Covid nous tue d’une autre façon », ainsi que le rapporte RT France. Elle a ajouté : « Nos stocks sont prêts, on a tout rentré avant le confinement, on va déposer le bilan si on ne nous laisse pas travailler. »

Georges Strullu, patron de la CGPME a déclaré : « On nous parle de numérisation, mais c’est pour demain. Nous, on meurt aujourd’hui. » Cependant, même si les commerçants veulent se mettre à la vente en ligne, cela ne pourra pas combler le manque à gagner. Catherine Gueguen considère que le « click and collect » n’est que « du saupoudrage », elle estime que cela les « sauvera 10 % au mieux ».

Les manifestants réclament la réouverture de tous les commerces dès la fin de la première quinzaine de confinement, à savoir le 13 novembre prochain. Une délégation de cinq commerçants a été reçue à 15 h par le sous-préfet, relate France Bleu. Le Premier ministre Jean Castex a, quant à lui, assuré qu’il reconsidérerait la question à l’issu de cette quinzaine de jours. Il a émis l’hypothèse d’une réouverture des commerces, selon l’évolution de la situation sanitaire.

Mais de nombreux commerçants s’inquiètent de leur avenir et de leur devenir. Serge Istèque, représentant des commerçants biarrots, s’interroge : « Dans quelles conditions va-t-on être déconfinés ? Comment pourra-t-on reprendre ? Que se passera-t-il en cas de troisième ou de quatrième confinement ? » Il déplore par ailleurs « qu’aucune leçon n’ait été tirée du premier confinement », relate encore RT France.

FOCUS SUR LA CHINE – Une crise immobilière fait scandale en Chine

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques répétées pour faire taire nos informations. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

Recommandé