Argentine : le président élu Fernandez refuse le reste d’un prêt du FMI 

26 novembre 2019 Mis à jour: 26 novembre 2019
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Le président élu argentin, Alberto Fernandez, a annoncé mardi qu’il ne demanderait pas le décaissement des 11 milliards de dollars restants sur un prêt de 57 milliards accordé en 2018 par le Fonds monétaire international (FMI).

« Ce que je veux, c’est arrêter de demander et qu’ils me laissent rembourser », a déclaré M. Fernandez, qui entrera en fonction le 10 décembre. « J’ai un gros problème et je vais réclamer 11 milliards de plus ? », a ajouté le président élu, interrogé sur la radio locale Con Vos, en référence à la grave crise économique que traverse l’Argentine.

Alberto Fernandez (péroniste de gauche), qui succèdera au président sortant Mauricio Macri (centre droit), a déclaré que son objectif était de « relancer l’économie pour pouvoir payer et résoudre le problème de la dette avec bon sens ».

Le FMI a suspendu en septembre un décaissement de 5,4 milliards de dollars, après que le gouvernement de M. Macri n’eut pas rempli, entre autres, ses objectifs de maîtrise de l’inflation.

L’inflation devrait atteindre 50% d’ici la fin de l’année

L’inflation devrait atteindre 50% d’ici la fin de l’année, selon plusieurs organismes internationaux. L’économie argentine est en récession depuis 20 mois et le président Macri a dû annoncer une renégociation des titres de la dette sur le marché local.

Selon le FMI, l’activité économique en Argentine devrait se contracter de 3,1% cette année.

La dette a progressé de 100 milliards de dollars sous le mandat de Mauricio Macri et représente désormais plus de 90% du PIB. A son arrivée au pouvoir en 2015, l’endettement représentait 38% du PIB.

Entre 2006 et 2016, l’Argentine avait réduit au minimum ses relations avec le FMI, notamment sous la présidence de Nestor Kirchner (2003-2007), puis de son épouse Cristina Kirchner (2007-2015). Cette dernière prendra en décembre la vice-présidence de M. Fernandez.

Souhaitant que le FMI n’intervienne plus dans les politiques économiques du pays sud-américain, M. Kirchner avait notamment annulé en 2006 la totalité de la dette contractée auprès de l’organisme en remboursant 9,5 milliards de dollars.

Le FMI est considéré comme responsable du défaut de paiement en 2001

Peu après son arrivée au pouvoir, M. Macri avait opéré un rapprochement avec le FMI, encore considéré par de nombreux Argentins comme responsable du défaut de paiement en 2001 qui avait traumatisé le pays.

Le volume de la dette contractée auprès du FMI par le gouvernement Macri s’élève d’ores et déjà à plus de 45 milliards de dollars.

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