À 64 ans, ce Normand vit dans sa voiture depuis janvier : « C’est trop difficile, je n’ai plus la force »

13 avril 2022 Mis à jour: 13 avril 2022
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Après une séparation douloureuse, un habitant de Sotteville‑lès‑Rouen (Seine‑Maritime) s’est retrouvé à la rue. Sans ressources financières, l’homme de 64 ans dort dans sa voiture, garée en face de l’immeuble où il habitait, depuis le mois de janvier. Entre le froid et la solitude, c’est la solitude qui est le plus difficile à supporter pour lui.

Pendant 20 ans, il a vécu avec sa compagne dont il a eu trois enfants. Puis Henry (prénom d’emprunt) a vécu une « trahison », suivie d’une séparation. Le compte bancaire du couple étant au nom de sa conjointe, il s’est retrouvé du même coup sans ressource financière, rapporte 76actu.

Malgré ses besoins, Henry ne veut pas déranger, ni sa famille, qui l’a hébergé un temps, ni les gens du voisinage qui lui donnent un coup de main depuis qu’ils ont appris qu’il dort dans sa voiture, garée devant l’immeuble où il a habité.

« C’est trop difficile, je n’ai plus la force »

Avec un pneu à plat et un plastique à la place de la vitre du passager, sa petite Ford est à peu près tout ce qui lui reste. Il a connu les longues nuits froides d’hiver – « J’ai cru finir congelé », a‑t‑il confié à nos confrères de 76actu – mais le pire, c’est la solitude.

« Je tourne en rond. C’est trop difficile, je n’ai plus la force », remarque‑t‑il, les yeux pleins de larmes. Henry reconnaît avoir été « au bord du gouffre », mais il commence malgré tout à reprendre petit à petit goût à la vie.

« Sans eux, je serais mort aujourd’hui »

Il faut dire que les habitants du quartier l’aident grâce à des petits gestes qui réchauffent le cœur du sexagénaire. Ils viennent le voir, lui apporter à manger, l’inviter à prendre un café ou une douche chez eux, ou encore lavent son linge. L’un d’eux lui a aussi payé deux nuits d’hôtel pendant les moments les plus froids. « Sans eux, je serais mort aujourd’hui », assure Henry. Il est aussi accompagné des assistantes sociales qui sont « au top » et les policiers passent le voir la nuit.

Étape par étape, le Sottevillais remonte tranquillement la pente. Il a touché sa retraite pour la première fois le mois dernier, et commencé les démarches pour obtenir un logement social.

« Aujourd’hui, j’ai envie de vivre, de m’en sortir », annonce avec espoir celui qui a travaillé depuis qu’il a 14 ans.

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