Quels sont les « super-missiles » balistiques à 2,86 millions d’euro/pièce utilisés par la France contre le régime syrien ?

Durant la nuit de vendredi à samedi, Emmanuel Macron a pour la première fois ordonné une opération militaire d’envergure en décidant de mener des frappes contre le régime syrien. Avec Washington et Londres, il a déployé d’importants moyens pour ces attaques, dont des missiles balistiques jusqu’ici jamais utilisés.

En tout, neuf avions de chasse et cinq frégates de premier rang ont été mobilisés. Les forces militaires françaises ont procédé à des tirs de missiles de croisière navals afin de frapper des « sites de production et de stockage d’armes chimiques » du régime de Bachar Al-Assad.

Aux côtés de ses alliés britanniques et américains, la France a tiré douze des cent missiles partis cette nuit. Dont trois missiles de croisière navals MdCN. D’une portée de 1 000 km et d’une précision de l’ordre du mètre, ces missiles ont été tirés par une frégate multimissions (FREMM).

C’est la première fois qu’un tel armement est utilisé en situation de conflit par les militaires français. Paris rejoint ainsi le club fermé des pays disposant, comme les États-Unis (avec le Tomahawk) ou la Grande-Bretagne, de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre.

D’après le site spécialisé Mer et marine, « l’avantage du missile de croisière est, en effet, de pouvoir neutraliser depuis la mer, à distance de sécurité de la zone à risque, des cibles stratégiques, y compris durcies (bunkers), situées loin dans les terres. Des frappes en profondeur qui peuvent donc être menées sans engager l’aviation et mettre en danger les appareils et pilotes. »

Ces missiles, présentant un avantage tactique très intéressants pour l’armée, sont aussi très coûteux : près de 2,87 millions d’euros par pièce, d’après la loi de finance 2015 sur laquelle ils sont consignés. À titre de comparaison, le Tomahawk américain revient à 1,5 million d’euros.

Dans une vidéo, MBDA explique le fonctionnement de ce missile, long de près de sept mètres et d’une portée de 1 000 kilomètres. Il peut être lancé depuis un navire ou depuis un sous-marin. Au total, en Méditerranée, Paris a déployé trois FREMM (sur les cinq actuellement en service dans la Marine), une frégate anti sous-marine, une frégate antiaérienne et un pétrolier.

 

 
 
 
 

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