Le communisme est « le système politique le plus destructeur de l’histoire de l’humanité », précise un historien

Vers la fin du XIXe siècle, le grand philosophe allemand Friedrich Nietzsche décrit le socialisme comme « une affaire désespérée et amère » et note que dans une société socialiste, « la vie se nie elle-même ».

Malgré ses défauts intrinsèques, F. Nietzsche a prédit que le socialisme se répandrait.

« La Commune de Paris, qui a aussi ses apologistes et ses défenseurs en Allemagne, n’était peut-être qu’une indigestion mineure par rapport à ce qui allait venir », écrit-il dans La Volonté de puissance.

« Il a prédit que le socialisme serait une grande source de conflits tout au long du XXe siècle », a déclaré l’auteur et historien Michael Bonner. « La première tentative d’établir une utopie marxiste-communiste ne se produisit que 16 ans plus tard, et la sombre prophétie du philosophe Nietzsche commença à s’accomplir. »

(De gauche à droite) Dr Frank Xie, professeur adjoint à l’Université de Caroline du Sud ; Michael Bonner, historien ; Peter Kent, député canadien et ancien ministre du Cabinet ; Consiglio Di Nino, sénateur canadien à la retraite ; et Sheng Xue, journaliste et activiste sino-canadien, participent à un forum sur la Chine et le communisme à l’Université de Toronto le 5 mai 2018. (Omid Ghoreishi/The Epoch Times)

M. Bonner prenait la parole lors d’un forum intitulé « Communisme, la Chine, son économie et son avenir politique », qui s’est tenu à l’Université de Toronto le 5 mai dernier. Lui et d’autres orateurs ont mis en lumière les maux de l’idéologie communiste et les ravages qu’elle a causés. L’événement comprenait également le lancement de la version chinoise du nouveau livre d’Epoch Times, intitulé The Ultimate Goal of Communism (Le but ultime du communisme). La version anglaise sera publiée prochainement.

Alors qu’il offrait au public ce qu’il a appelé « une histoire de poche du communisme », M. Bonner a dit qu’en novembre 1917, les insurgés bolcheviks ont pris d’assaut le palais d’hiver du tsar à Saint-Pétersbourg et renversé le premier gouvernement démocratique de l’histoire de la Russie. C’est ainsi qu’a commencé le premier grand régime socialiste du monde.

« L’idéologie du communisme a commencé à se répandre dans le monde entier et, tel que Nietzsche l’avait prédit, c’était la doctrine et le système politique les plus destructeurs de l’histoire de l’humanité », a-t-il souligné.

« Le communisme a contraint les gens à vivre dans des sociétés oppressives et sans joie, sans liberté d’aucune sorte.

« Les politiques communistes ont produit les pires catastrophes environnementales de l’histoire de l’humanité, comme la destruction de la mer d’Aral. Et la plupart des famines du XXe siècle se sont produites dans les pays communistes. »

Sous les Soviétiques, les exemples les plus marquants de brutalité comprennent la famine intentionnellement provoquée en Ukraine, qui aurait tué jusqu’à 10 millions de personnes entre 1932 et 1933 ; la campagne de répression politique de Staline, qui a coûté la vie à environ 600 000 personnes ; et l’exécution de 100 000 prisonniers de guerre polonais.

Au début, la Révolution russe n’a pas réussi à produire une vague de socialisme dans toute l’Europe, explique M. Bonner, mais après le krach boursier en 1929 (la Bourse perd 25 %) et la montée du fascisme dans les années 1930, la planification centrale communiste « est apparue comme une alternative viable à l’échec supposé du capitalisme et à l’avancée de l’extrême-droite ».

À cette époque aussi, « beaucoup d’intellectuels étaient prêts à ignorer les atrocités horribles commises par le seul État communiste du monde », a-t-il avancé.

« Bertrand Russell avait critiqué l’agressivité et l’utopisme du bolchevisme en 1920, mais beaucoup de compagnons voyageurs et d’apologistes étaient prêts à dissimuler ou à excuser les désastres et les échecs du communisme. Les procès-spectacles staliniens et le meurtre de millions de personnes ont été vigoureusement défendus par George Bernard Shaw, et Walter Duranty du New York Times a délibérément minimisé l’ampleur de la famine provoquée par l’ingénierie soviétique en Ukraine. »

En outre, les puissances occidentales et les Nations Unies ont ignoré l’invasion soviétique de la Hongrie en 1956, certains intellectuels de gauche « ont refusé de dénoncer l’invasion sous le prétexte absurde qu’en le faisant, cela céderait le champion de la morale ».

De telles excuses ont permis d’accepter le communisme et, bien qu’il soit largement tombé à l’eau en Occident, sa doctrine s’est répandue dans toute l’Asie de l’Est, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Les réformes capitalistes ont contribué au succès économique de Chine

Après avoir établi la République populaire de Chine, Mao Zedong a rapidement adopté la collectivisation de style soviétique qui, comme l’Union soviétique, provoquerait la famine et une mortalité généralisées.

Des enfants pendant une famine de l’ère Staline en Ukraine. La famine, connue sous le nom de « Holodomor », a eu lieu entre 1932 et 1933. (Domaine public)

« En Chine, le modèle du communisme soviétique a mené à une campagne de modernisation qui a fait des millions de morts », a déclaré M. Bonner.

La situation était semblable au Cambodge et en Corée du Nord.

« Pol Pot [Saloth Sâr] a suivi le même exemple au Cambodge et a assassiné près d’un quart de ses compatriotes. En Corée du Nord, une doctrine d’autosuffisance a été fondée sur le même principe et a produit une famine qui a tué jusqu’à 3,5 millions de personnes », a-t-il ajouté.

« Dans les années 1960, une nouvelle génération de révolutionnaires marxistes a émergé et, en 1980, le communisme avait pénétré la Corée du Nord, Cuba, le Nord et le Sud Vietnam, le Cambodge, le Laos, le Yémen, la Somalie, l’Afghanistan et l’Angola. »

Le Grand Bond en avant de Mao a entraîné la mort de 17 millions de personnes, et les horreurs de la révolution culturelle n’ont pris fin qu’à la mort de Mao Zedong en 1976.

Femme tibétaine condamnée lors d’une session de lutte communiste en 1958. (Creative Commons/Wikimedia)

Quant à l’étonnante évolution de la Chine au cours des 30 dernières années, M. Bonner a déclaré qu’un visiteur occidental en Chine pourrait conclure que, alors que l’URSS a échoué, le régime de Mao Zedong a réussi, étant donné que le pays est toujours sous le régime communiste.

Mais, en réalité, le succès économique de la Chine est le résultat direct des réformes capitalistes entamées par Deng Xiaoping en 1978. M. Deng est devenu le chef du Parti communiste après la mort de Mao Zedong.

« Nous pouvons créditer Deng Xiaoping d’avoir transformé l’économie collectiviste de la Chine en une force capitaliste », a-t-il dit.

« Ce qui a réussi, par conséquent, n’est pas la vision de Mao Zedong d’un contrôle étatique rigide de l’économie, de la centralisation, de la fermeture des frontières et de l’égalitarisme radical, mais plutôt le capitalisme d’entreprise et les entrepreneurs désinhibés. »

M. Bonner note cependant que « la suprématie du Parti communiste demeure », par l’endoctrinement commençant à un jeune âge alors que les Jeunes Pionniers et la Ligue de la Jeunesse communiste chinoise préparent les enfants, les adolescents et les étudiants universitaires à rejoindre le Parti, dont l’adhésion est essentielle pour trouver un emploi et obtenir une promotion.

« Mais de moins en moins de gens sont prêts à rejoindre le Parti », a-t-il ajouté, notant le succès du mouvement Tuidang, un mouvement populaire qui soutient les gens renonçant à leur allégeance au Parti communiste.

« En 2004, la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste a été, pour beaucoup en Chine, leur première exposition aux crimes du communisme. Le phénomène du mouvement Tuidang a accéléré cette prise de conscience et, aujourd’hui, 300 millions de personnes ont démissionné du Parti communiste », a-t-il révélé.

« L’ancien président polonais Lech Walesa a qualifié le mouvement Tuidang de ‘tsunami de l’histoire’ et ‘d’esprit de liberté et de vérité’. Il est tentant de penser que nous assistons aux affres de l’agonie du communisme chinois. »

Un autre point de départ est la « tension créée par le mécontentement » qui couve juste sous la surface de la Chine, a dit M. Bonner, avec environ 500 flambées de troubles graves presque quotidiennement dans tout le pays il y a quelques années.

Cela ainsi que ce que certains qualifient d’économie stagnante pourraient signifier le début de la fin du communisme en Chine.

« Aussi solide et complexe que puisse paraître un régime, il est en fait assez fragile. Lorsque la confiance du public sera épuisée, il faudra peu pour le renverser. Je vous laisse y réfléchir. »

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