Le fromage serait-il aussi addictif que la drogue ?

Le fromage, c’est tellement bon qu’il est difficile d’y résister. Et puis il y en a tellement de sortes qu’il y en a vraiment pour tous les goûts. Si nous aimons autant en manger, cela se peut-il que nous y soyons aussi accro que s’il s’agissait d’une drogue ?

Gruyère, parmesan, reblochon, camembert, bleu, brie, comté, tomme, feta, munster… rien qu’en France, il en existe plus de 1 600 variétés différentes. Il peut être fait à partir de lait de vache, de chèvre, de brebis, de bufflonne, de chamelle ou même de yack (enfin, plutôt de sa femelle la dri, le yack étant un mâle !).

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Il est bien certain que le fromage a un côté addictif, mais de nombreux médias ont comparé cette addiction à celles aux drogues, au tabac ou à l’alcool, se basant sur une étude menée par des chercheurs de l’Université du Michigan. Est-ce que ça peut vraiment aller jusque-là ?

Dans cette étude, les scientifiques ont expliqué comment se produisait la digestion de la protéine trouvée dans les produits laitiers, la caséine, en quantité importante dans le fromage. L’effet de la caséine sur notre organisme pourrait être comparée à celui des opiacés.

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« Ces fragments de protéine peuvent se fixer aux récepteurs opiacés situés dans votre cerveau. Comme son nom l’indique, la casomorphine est un dérivé de morphine, issu de la protéine de caséine », explique le Dr Neal Barnard, fondateur du Comité des Physiciens pour la Médecine Responsable, dans le Demotivateur.

Cependant, même si le fromage a un côté addictif, il est probablement un peu exagéré de le comparer aux opiacés, puisque, même s’il est parfois difficile de contrôler sa consommation de ce produit laitier, personne n’a été jusqu’à tuer pour en avoir, ou contraint de vendre sa maison à cause de son addiction.

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C’est ce que souligne un article de Sciences et avenir démystifiant ce côté addictif : « Un étudiant sur 5 a estimé que sa consommation de fromage peut être difficile à contrôler, mais à des degrés que les participants ont jugé faibles (3 points sur une échelle allant de 1 à 7 !) », a précisé Serge Ahmed, en charge de l’équipe Addiction, compulsion et syndrome de dysrégulation dopaminergique à l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux. 

Ce que confirme également Philip Gorwood, psychiatre spécialiste des addictions à l’Hôpital Sainte-Anne à Paris : la différence entre la nourriture et la drogue est majeure : la première active naturellement le circuit de la récompense et entraîne donc une libération de dopamine contrôlée, alors que les opioïdes le détournent et augmentent artificiellement la sécrétion de ce neurotransmetteur. »

Il reste que le fromage est quand même le plus addictif de tous les aliments, et que pour votre santé, il faut le consommer avec modération comme tous les aliments riches en gras. Mais un petit morceau de chèvre ou d’emmental de temps en temps ne fera pas de vous un « drogué » !

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