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Entre un et deux millions de Français seraient actuellement touchés par la « maladie du soda »

Ce dimanche se tient à Paris le congrès international du foie. Sans surprise, les spécialistes médicaux devraient aborder quelques préoccupations actuelles concernant la bonne santé du foie. Dont la Nash, qui se trouve particulièrement sous les feux des projecteurs.

La Nash (acronyme anglais pour steato-hépatite non alcoolique), ou « maladie du soda », désigne une cirrhose du foie. À la différence des cirrhoses liées à l’alcool, celle-ci est d’origine métabolique.

Il s’agit d’une « maladie silencieuse », ce qui signifie qu’il est impossible de la diagnostiquer avant que celle-ci ne se déclare. « Cette maladie peut aboutir à des situations dramatiques : le cancer du foie, la greffe du foie, la mort. Mais au-delà de ces problèmes de fois, la Nash est un facteur de grande accélération des accidents cardiovasculaires », a témoigné Jean-François Mouney, président du Nash Education Program, à 20 Minutes.

La première étape est le développement d’un « foie gras humain », pouvant dégénérer en inflammation de l’organe si d’autres risques sont associés, tels que le diabète ou l’hypertension.

Certains n’hésitent pas à parler d’un « fléau mondial », car son développement suit le mode d’alimentation moderne, riche en sucres et en gras. « On sait qu’aux États-Unis, plus de 30 % des personnes ont le foie gras. Et 12 % de la population adulte a une Nash installée. La moyenne européenne de la Nash tourne autour de 8 à 10 %. En France, en gros, une personne sur trois a un foie gras et une personne sur 10 souffre de Nash », précise Jean-François Mouney.

D’après lui, la maladie existe depuis longtemps, mais est devenue « particulièrement évidente au fur et à mesure que l’épidémie d’obésité s’est développée dans tous les pays ». Il n’existe pas de traitement connu à ce jour. La priorité, selon les hépatistes, est de sensibiliser les généralistes à cette nouvelle maladie. Ils sont à même, selon des tests biologiques, de déterminer l’état des enzymes hépatiques – ce qui permet de renseigner sur l’état du foie.